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30-03-2009

Google se prend pour une centrale à charbon

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Nouvelles énergies, climatisation… Erik Teetzel, l’un des responsables du premier moteur de recherche Internet, détaille la politique énergétique du groupe.
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n°2 - avril 2009

Sommes-nous prêts à consommer mieux ?

Comme tous les acteurs d’Internet, Google prend très au sérieux sa consommation d’énergie. L’entreprise multiplie les initiatives, souvent en toute discrétion. Erik Teetzel, responsable des programmes techniques, a accepté de répondre aux questions de Terra eco.

L’énergie est-elle une priorité pour les entreprises des technologies de l’information ?

Erik Teetzel : Comme n’importe quelle entreprise, nous sommes directement liés au réseau de distribution existant et nous avons besoin de sources d’énergie propres et compétitives face aux énergies fossiles dont nous dépendons aujourd’hui. Nous avons fait de gros progrès pour rendre nos centres de serveurs plus efficaces sur le plan énergétique, mais nous cherchons aussi à nous procurer de l’électricité plus propre et moins chère. En novembre 2007, nous nous sommes lancés un défi : produire 1000 mégawatts à un prix de revient inférieur à celui des centrales à charbon. Notre fondation Google.org a investi 45 millions de dollars (36 millions d’euros) pour développer ces technologies ultra-innovantes.

Quand Google a démarré son activité il y a dix ans, pouviez-vous imaginer que l’énergie deviendrait un sujet aussi prioritaire ?

E. T. : Nous avons commencé à optimiser l’efficacité énergétique de nos serveurs, il y a déjà dix ans. Puis nous avons construit des centres informatiques aussi durables que possible sur le plan environnemental. Agir « durable » est bon pour l’environnement mais aussi pour l’activité de l’entreprise.

La miniaturisation des puces électroniques est moins rapide que par le passé. Or, son principal effet était de réduire l’énergie consommée. Comment améliorer toujours plus l’efficacité des serveurs ?

E. T. : Nous avons pris plusieurs mesures. Tout d’abord, nous gérons au mieux les flux d’air. Nous avons réduit les zones où de l’air chaud et de l’air froid se mélangent et éliminé les points chauds. Ensuite, nous avons agi sur le thermostat. En acceptant une température plus élevée dans les salles informatiques, on réduit en effet le besoin de climatisation : nous visons 27° C plutôt que 21° C. Troisième point important : nous cherchons à utiliser de la climatisation gratuite. Nous avons beaucoup gagné en utilisant de simples échangeurs à air ou à eau partout où c’était possible.

Pour chaque kilowattheure dépensé dans un serveur, un autre est dépensé pour le refroidir. Est-ce viable ?

E. T. : Chez nous, la climatisation représente l’équivalent de 20 % de la consommation des serveurs eux-mêmes. Ce qui veut dire que nous avons divisé par quatre ce gaspillage.

De nombreux fonds d’investissement de la Silicon Valley se tournent vers l’énergie. Est-ce une mode ?

E. T. : Si tout le monde continue de fonctionner à l’identique, nous ne pourrons pas fournir l’énergie propre, renouvelable et à bas prix nécessaire pour éviter le changement climatique dévastateur. Il faudra beaucoup d’investissements et d’actionnaires pour être en mesure de déployer des technologies très innovantes à grande échelle.

Si l’on se réfère aux brevets que vous avez déposés, verrons-nous un jour des serveurs de Google flotter dans la baie de San Francisco ?

E. T. : Nous ne commentons pas nos futurs plans opérationnels.

Un futur géant vert ?

Depuis janvier 2008, Google.org s’est lancé dans 5 travaux herculéens : prévenir les événements écologiques et sociaux avant qu’ils ne se transforment en désastre sur l’Asie du Sud Est et l’Afrique tropicale ; améliorer les services destinés aux plus démunis en Inde et en Afrique orientale ; stimuler la croissance des PME ; développer une énergie renouvelable moins chère que le charbon ; et enfin, accélérer la commercialisation des véhicules électriques.

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