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Faut-il en demander plus aux chômeurs ?

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Faut-il en demander plus aux chômeurs ?
(Crédit photo : Dujkr - flickr)
 
Le futur candidat Sarkozy veut proposer un référendum sur le sujet. Le débat commence sur Terraeco.net
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Chaque semaine, Terra eco sollicite et questionne ses lecteurs et ses contributeurs sur l’un des grands enjeux de la campagne présidentielle. Après un premier débat sur Fessenheim, second volet de la série avec les exigences envers les chômeurs.

La mesure devrait être l’une des premières portées par le futur candidat Nicolas Sarkozy. Dans une interview au Figaro Magazine à paraître samedi, l’actuel président de la République propose un référendum sur les « obligations des chômeurs ». Il souhaite notamment demander aux Français s’ils veulent, ou non, « accorder aux chômeurs le droit de refuser un emploi ou une formation ».

L’idée de réclamer plus d’efforts aux chômeurs s’impose depuis plusieurs mois au sein de la majorité, mais est repoussée par une large partie de l’opposition. Ce sont en fait deux visions de la protection sociale qui s’affrontent, et c’est l’un des thèmes sur lesquels devrait se jouer cette campagne présidentielle. Tour d’horizon des arguments des deux camps, avant de lancer le débat dans les commentaires, au bas de cette page.

- POUR : Sarkozy (UMP) et la « droite sociale »

C’est Laurent Wauquiez, alors ministre des Affaires européennes, qui lance le thème en mai 2011. Il s’en prend à l’époque à l’ « assistanat », qui serait « le cancer de la société française », et annonce qu’il va déposer « sous dix jours » une proposition de loi à l’Assemblée pour « qu’en contrepartie du RSA, chacun assume chaque semaine, cinq heures de service social. » Selon lui, la différence entre le Smic et les minimas sociaux est trop faible. « Ça n’encourage pas les gens à reprendre un travail, ça décourage ceux qui travaillent », dénonçait-il sur Europe 1. Une idée invalidée par les chiffres, mais qui serait partagée par une partie de la population française.


Wauquiez sonne la charge contre l’assistanat par lemondefr

Finalement, Laurent Wauquiez n’a pas déposé sa proposition de loi, suite à un « recadrage » de François Fillon, et des contestations au sein de la majorité. Pourtant, l’UMP va continuer de communiquer sur le thème, laissant penser que la proposition de Wauquiez était « un ballon d’essai ».

Le président Sarkozy s’est emparé du thème en novembre dernier en indiquant qu’on « n’a pas de dignité quand on ne fait que tendre la main ». Avant de commenter, dans l’interview à paraître samedi dans le Figaro Magazine : « Je propose de créer un nouveau système dans lequel l’indemnisation ne sera pas une allocation que l’on touche passivement, mais la rémunération que le service public de l’emploi versera à chaque demandeur d’emploi en contrepartie de la formation qu’il devra suivre. Passé un délai de quelques mois, toute personne au chômage sans perspective sérieuse de reprise d’emploi devra choisir une formation qualifiante. A l’issue de cette formation, qui sera obligatoire, le chômeur sera tenu d’accepter la première offre d’emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé. » Le candidat souhaiterait proposer un référendum aux Français pour qu’ils statuent sur la question.

- Ne se prononcent pas : Bayrou (Modem), Morin (Nouveau centre)

Ils utilisent le mot péjoratif « assistanat », mais ne sont pas d’accord avec les solutions citées ci-dessus. Dans ce camp, on compte François Bayrou (Modem). Celui-ci indiquait ainsi en avril dernier : « Ce qui manque, c’est la vision d’un pays actif, volontaire, qui préfère que les gens s’en tirent par eux-mêmes, qui choisit de mobiliser ses forces propres : la création, l’innovation, la recherche. L’avenir du pays ne peut pas être l’assistance généralisée. » Mais il s’est vivement opposé aujourd’hui à l’idée de référendum.

L’ancien ministre de la Défense Hervé Morin multiplie également les piques contre l’assistanat, et salue même les propositions de Wauquiez qui permettent de « poser la question de la reconnaissance des Français par leur travail ». Mais il précise que : « Nous, centristes, préconisons un transfert des charges du travail sur la consommation », par la “TVA sociale” ».

- CONTRE : Hollande (PS), Mélenchon (FG), Joly (EELV)

Problème, ces mesures semblent très difficiles à appliquer. Un dispositif contraignant les bénéficiaires du RSA à travailler gratuitement coûterait même plus que cher que ce qu’il pourrait rapporter. Contraindre les chômeurs à une formation semble également très difficile à mettre en place. Si personne ne conteste l’utilité d’une telle mesure, ses détracteurs montrent du doigt le manque de personnels à Pôle emploi pour assurer qu’elle n’est pas faisable.

Mais ce ne sont pas ces arguments techniques qui sont utilisés. François Hollande (PS) a tenté de changer de vocabulaire sur le thème lors de son discours du Bourget le 22 janvier dernier. « L’égalité, ce n’est pas l’assistanat, c’est la solidarité. Les Français n’ont rien à craindre de l’égalité, de la redistribution », lançait-il, proposant au contraire de renforcer la pression fiscale sur les plus aisés.


Hollande : "L’égalité, ce n’est pas... par publicsenat

Eva Joly (EELV) s’est également opposée à cette proposition qu’elle qualifie de « travail forcé » et propose « un revenu minimal universel pour sortir de ces minimas qui ne permettent pas de vivre décemment ».

Et vous ? Pensez-vous que la protection sociale doit être garantie pour tous ? Ou qu’elle doit être conditionnée à plus de contreparties ? Le débat est lancé ci-dessous, dans les commentaires.

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18 commentaires
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  • Depuis le temps que je suis bénévole multiactiviste, serai-je indemnisée en tant que Ministre de la Solidarité appliquée ?

    19.03 à 09h18 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,

    Comment un président de la république, qui en 5 ans de mandature a paupériser 99% de la population, alors que le 1% des plus riches a vu ses revenus augmenter, peut il poser cette question ?

    Ce n’est pas les règles de financement des précaires sur quoi il faut s’interroger mais bel et bien sur la création d’emplois. Mais il est plus difficile de définir et de mettre en oeuvre une politique industrielle que de sanctionner les pauvres et les précaires.

    Mais on ne peut pas servir aveuglément le % des riches et s’occuper du peuple qui se lève tôt.

    La vie est belle ne la gâchons pas

    A+

    17.03 à 14h03 - Répondre - Alerter
  • Rien à ajouter au fait que les gouvernants sont les pires des parasites sociaux.

    14.02 à 11h38 - Répondre - Alerter
  • Tout à fait d’accord que, sur la forme, placer le débat au niveau du référendum est une manœuvre électoraliste, populiste, mais finalement digne de ce petit président, petit bien sûr par son respect du peuple français et des règles démocratiques. Plus rien ne nous surpendra.

    Sur le fond, il convient évidemment de distinguer les chômeurs en deux catégories (pour faire simple) : les vrais, et les faux. Les vrais, ceux qui se lèvent le matin pour chercher un job, et les faux, ceux qui restent dans leur canapé et ne veulent surtout pas trouver un job.

    On ne peut pas distinguer les vrais chômeurs des faux dans les statistiques, ce qui signifie que le politique est la même pour tout le monde, et que les vrais chômeurs qui nécessiteraient plus d’aides sont lésés par les faux chômeurs qui sont volontairement assistés. Au lieu de donner 2 euros au vrai chômeur, on donne un euro à chacun.

    La solution ne peut pas venir de l’augmentation des assedics, qui aurait pour effet positif de mieux rémunérer le vrai chômeur : cela augmenterait mécaniquement l’assistanat et le nombre de faux chômeurs, en plus d’aggraver le problème de la dette.

    La solution ne peut pas venir non plus de la baisse des allocations : les vrais chômeurs en seraient lésés, eux qui mériteraient plutôt plus d’aides le temps de retrouver un boulot.

    Mon humble vision de la solution est la suivante : il faut CREUSER L’ECART entre les salaires et les assedics. Exemple pour un smicard qui travaille à 35h : il touche 1180€ net (de mémoire, mais ça a pu changer en janvier). Un smicard au chômage touche quelque chose comme 750€, et en rajoutant des aides sociales auxquelles il a droit parce qu’il est chômeur, ça monte à 850 ou 900€. Donc en faisant quelques heures de travail au noir par semaine, il finit par gagner la même chose.

    Si le smic était nettement plus élevé, le faux chômeur smicard se poserait déjà beaucoup plus la question de travailler "normalement" ou pas.

    Au final, on retombe sur des conclusions qui sont relativement évidentes pour les chefs d’entreprise, dont je fais partie, mais pas pour les hommes politiques, qui n’entendent strictement rien à la micro-entreprise (je serais curieux de savoir quelle est la proportion de ministres ou de députés qui ont un jour créé une boîte...) : les priorités absolues de ce pays sont de BAISSER LE COUT DU TRAVAIL ET D’AUGMENTER LES SALAIRES.

    Et bien devinez quoi : on peut faire d’une pierre deux coups.

    MA PROPOSITION AU CANDIDAT HOLLANDE : augmentation du smic de 10%, et baisse des charges patronales d’autant, par vases communiquants. Conséquences : opération transparente pour les entreprises, énorme augmentation du pouvoir d’achat des faibles revenus, et...oh miracle : des dizaines (centaines ?) de milliers de "faux chômeurs" se remettent au boulot parce que ça leur rapporte plus d’argent de travailler que de ne rien faire ! Donc baisse du nombre d’inscrits aux assedics, et baisse des dépenses sociales, ce qui est cohérent avec la baisse des cotisations patronales.

    Je ne m’étends pas sur les autres effets bénéfiques : personnel plus facile à embaucher et plus fiable, croissance des entreprises et donc du PIB, diminution de certains problèmes sociaux liés à, disons, "l’oisiveté" de certains, etc.

    Ce chiffre de 10% est bien sûr donné à titre d’exemple, et toutes les conséquences citées sont à préciser et évaluer. Mais sur le principe, l’expérience prouve qu’à revenus comparables, beaucoup de gens choisissent de ne rien faire, plutôt que de faire quelque chose.

    Dernière précision : après la crise des subprimes, le chômage a explosé aux Etats-Unis, passant de 5 ou 6% à plus de 10%. Oui, mais en réponse à la crise, le gouvernement a quadruplé la durée d’indemnisation. Beaucoup de chefs d’entreprise américains disent la même chose : une grande partie des chômeurs désormais indemnisés de 26 à... 99 semaines (!) préfèrent toucher leurs allocations jusqu’à la fin que de retrouver un job !! Le pays tout entier est entrain de reculer sur le sujet, et va rebaisser la durée d’indemnisation à 20 semaines. Qu’a-t-on fait en France ? On n’a pas touché pas à cette durée, mais on a baissé la durée de travail nécessaire pour toucher ces indemnités, désormais de 4 mois. Cherchez l’erreur.

    13.02 à 19h45 - Répondre - Alerter
  • Post-scriptum et je ne vous embête plus ! : Faut-il en demander plus aux chômeurs ?

    Suite à l’email antérieur, certains pourraient m’accuser d’avoir dérapé vers le point # 1 de la loi de Godwin*.

    A ceux-là, je recommande, en plus du film "Soleil vert", la lecture ou relecture de l’excellente série d’ouvrages écrit (recopilation de reportages) par Joseph Kessel (journaliste, écrivain et académicien) en 1968 :"Témoins parmi les hommes".
    Et en particulier le reportage intitulé " l’Unterwelt". C’est un récit-reportage sur Allemagne avant Hitler, une incursion dans l’Unterwelt de Berlin et de Hambourg, ce "milieu" commun à toutes les grandes capitales, puis la prise du pouvoir par le Fuhrer.
    L’intelligence et la clairvoyance de Kessel lui avaient permis de pressentir et d’analyser parfaitement les symptômes d’une société qui peu après, en 1934, l’on amenée à élire Hitler et à soutenir sa politique... toutes ses politiques.

    Dommage que nous ne comptions plus sur des Kessel dans les médias d’aujourd’hui.
    Et s’il y en avait, Sarkozy, Philippe Val et cie... les mangeraient !
    Kessel ne se retrouverait pas sur les bancs de l’Académie française mais aux bancs des accusés.

    *La loi de Godwin popularisée sur Internet comme : « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1 »

    13.02 à 19h37 - Répondre - Alerter
  • RSA, la cinquantaine passée : Faut-il en demander plus aux chômeurs ?

    Que cette proposition soit un effet d’annonce -ou non- au profit de la campagne électorale,
    soit réalisable ou non,
    soit réalisée ou non,
    peu importe...
    le seul fait de l’exprimer est inacceptable et terriblement préoccupant.

    13.02 à 15h11 - Répondre - Alerter
  • RSA, la cinquantaine passée : Faut-il en demander plus aux chômeurs ?

    Un référendum pour demander aux Français s’ils veulent, ou non, « accorder aux chômeurs le droit de refuser un emploi ou une formation »… EST UNE QUESTION TOUT SIMPLEMENT INACCEPTABLE.

    Appelez a en débattre, sous cette forme simpliste, c’est déjà accepter l’existence d’une telle question. Et cela aussi est inacceptable.

    Comment, dans une démocratie, peut-on demander à la population de statuer sur le droit et le devenir d’une partie de cette même population.
    Entre ceux qui ne subissent pas –encore- la crise de plein fouet et ceux qui, qui de par leur statut de chômeur, en subissent déjà toutes les conséquences.

    Démocratiquement, humainement : c’est INACCEPTABLE.

    Car dans cette proposition –inadmissible- la vraie question n’est pas posée.
    « Accorder aux chômeurs le droit de refuser un emploi ou une formation » : SINON QUOI ?!!!

    On veut faire descendre tous les Français dans une arène, et comme le faisaient les Romains, leur demander : pouce levé ou pouce baissé contre les chômeurs ? Contre mon voisin de palier, contre mon petit frère, contre ma copine, contre mes propres parents, etc !
    Et après ça, les gens de bonne conscience, les rescapés de la crise pourront tranquillement rentrer chez eux manger le rosbif du dimanche pendant que les chômeurs attendront le résultat du scrutin pour savoir si le lendemain on leur donnera encore ou non les moyens de faire un marché, de payer leur loyer ou de se retrouver à la rue pour avoir refusé de travailler à un poste pour lequel ils étaient surqualifiés et ceci à des conditions salariales qui ne profiteront qu’à leur employeur.

    Quelle honte de ne vouloir travailler qu’à un poste qui correspond à nos capacités acquises par des études ou des années d’expérience !
    Quelle honte d’avoir encore des ambitions professionnelles !
    Quelle honte d’avoir encore de l’auto-estime, de la dignité… alors que l’on est chômeur !

    Si nous acceptons, le mécanisme du référendum sur cette question, lourde de remise en question de nos principes démocratiques, républicains et humains, alors, soyons honnêtes jusqu’au bout : votons pour le candidat présidentiel qui nous offre le programme le plus éloigné, le plus antagoniste de ce qu’est –bon an, mal an- la France depuis des siècles : une démocratie.

    Accepter le principe de ce référendum, c’est accepter la refonte de notre système politique.

    C’est accepter –et de manière cohérente- demander aussi durant ce référendum la réforme de tous les dictionnaires existants sur la définition de ce qu’est le « référendum » : Vote direct du corps électoral sur des questions limitativement énumérées d’ordre constitutionnel, législatif.

    De plus, le mécanisme du référendum n’a pas été créé pour cela !

    « Depuis le début de la Vème République, neuf référendums ont été organisés. Ils ont porté sur l’organisation des institutions (adoption de la Constitution de 1958, l’élection du Président de la République au suffrage universel direct en 1962, la réduction du mandat présidentiel à cinq ans en 2000,…) ou sur des questions européennes (élargissement de la CEE en 1972 et ratification du traité de Maastricht en 1992). »

    Si nous l’acceptons aujourd’hui et si nous acceptons même d’en débattre, alors demain, on nous proposera un autre type de référendum du style : doit-on euthanasier les chômeurs ? Doit-on euthanasier les impotents, etc ?

    Il est urgent que nous rafraichissions notre mémoire à la lumière de notre histoire contemporaine. Bien avant de démarrer l’holocauste de la Seconde guerre mondiale, l’Allemagne nazie et bienpensante avait exécuté « la destruction des « vies sans valeur », des « existences superflues », des « esprits morts », des « enveloppes humaines vides ». Celles de –ses propres- malades mentaux.
    « Les nazis habituent peu à peu les Allemands à concevoir et à admettre cette sorte d’euthanasie - d’autant plus justifiée selon eux qu’il s’agit de personnes inaptes au travail mais qui absorbent des ressources, ce qu’un pays en guerre ne peut admettre… ».
    Ou ce qu’un pays en crise ne peut admettre !

    Des malades mentaux de l’ère nazie de l’Entre-Deux-Guerres aux chômeurs de la France de Sarkozy –qui absorbent aussi des ressources pour ne pas avoir de travail ou en refuser un pour être inadapté à leurs capacités professionnelles… attention, il n’y qu’un pas !

    Mais aujourd’hui, il y a une différence, immonde et très perverse : l’exécutif, le gouvernement, M.Sarkozy ne va pas prendre la responsabilité de cette « euthanasie sociale envers les exclus du monde du travail », c’est entre vos mains qu’il va laisser –lâchement- la patate chaude, la responsabilité de dire : OUI ou NON… SINON QUOI ???

    Signé : RSA, la cinquantaine passée

    PS : je vous suggère de voir ou revoir le film « Soleil vert », film américain d’anticipation de 1973, avec Charlton Heston. L’histoire se déroule en 2022.
    Dans 10 ans ! Nous ne vivons pas encore ce qu’il se passe dans ce scénario mais faisons très attention, si nous acceptons ce principe de référendum, nous y allons lentement… mais surement.

    13.02 à 14h05 - Répondre - Alerter
  • Cette question c’est la question d’un improbable referendum suggéré par l’encore plus improbable candidat NICOLAS I et y répondre ce serait répondre au referendum.
    Perdu et à bout de souffle, ne sachant quoi inventer pour solliciter l’électorat de l’extrême droite, CE candidat veut détourner l’attention de la véritable question : quelle VISION économique pour la France et l’Europe ? Dans ce déclin du capitalisme, quelles nouvelles organisations de la production pointent à l’horizon ?Et quelles productions ?
    Si il y a du chômage, c’est qu’il n’y a pas ou plus de travail ; c’est à dire que la vieille organisation du travail est MORTE. Les chômeurs qui espèrent de REtrouver leur travail ou un travail similaire se trompent et le gouvernement qui fait des promesses de formations orientées vers "des marchés en tension" fait encore pire, car il TROMPE sciemment l’électorat.
    Alors, quoi demander au chômeurs ? RIEN ; on ne peut rien leur demander, mais on peut déjà éviter de les culpabiliser, de les juger, de les mépriser. C’est le manque de vision politique qui est à mépriser !

    13.02 à 11h36 - Répondre - Alerter
  • ATTENTION AU POLE EMPLOI CERTAINES PERSONNES PEUVENT VENIR AVEC UN FUSIL SI VOUS LEUR DONNEZ UN EMPLOI METTEZ DES VITRES ANTI EFFRACTIONS ET ANTI BALLES

    11.02 à 19h17 - Répondre - Alerter
  • Imposer que la formation des demandeurs d’emploi se fasse impérativement en alternance et parrainée par une entreprise pourrait avoir un sens car elle assurerait une certaine transparence.

    Notre société bafoue des droits fondamentaux
    * Droit au travail
    * droit au logement
    * droit à la santé
    * droit à la dignité
    - le gouvernement par la peur est en marche.......déstabiliser les demandeurs d’emploi dans le but de créer la crainte de l’insécurité chez les citoyens créer un réflexe de protection visant à préserver le peu qu’ils ont...et les préparant à la soumission.

    On encourage le "corporatisme malsain", A quand un régime unique pour
    a) le droit du travail
    b) les retraites
    c) les régimes de sécu

    Demandeur d’emploi 58 ans mes droits ont expirés....cette semaine. Bac +... j’ai cassé mon épargne retraite pour me payer une formation qualifiante valorisant mon vécu professionnel....
    Avant de mettre en cause le comportement des demandeurs d’emploi et envisager la logique du gourdin sur les plus démunis....je préconiserai que le prochain gouvernement lutte d’abord contre la discrimination dans les recrutements.
    J’atteste que la logique de recrutement des sociétés est basée sur un procès d’intention concernant les motivations des candidats.
    Combien de fois ai-je entendu me battant pour avoir un point d’avancement sur ma candidature...
    "....ce n’est pas assez payé pour vous"
    " quel gâchis..... vous n’allez pas prendre celà"
    A la question " suis-je compétent pour la mission la réponse est "certainement" ...
    Alors ou est le problème ? .....

    Vous avez un projet professionnel valorisant votre candidature ? Pour le présenter il faut être reçu....par quelqu’un a l’écoute....

    Un récent échange par mail l’a amené à proposer au patron d’UPTOO, s’offusquant à un commentaire déposé dans ce sens sur son site ou l’on a tendance à rejeter les candidats avec des "pseudos-raisons", de le rencontrer à ce propos.....bizarre J’attends toujours....

    Ma proposition :
    Pourquoi d’abord ne pas faire une priorité du respect de la charte sur la diversité et imposer aux recruteurs de produire une décision "motivée" des candidatures écartées.
    Voila un bon sujet pour la RSE .....

    11.02 à 11h38 - Répondre - Alerter
  • Diplomée du secteur médico social, je suis actuellement au RSA. Ne trouvant pas d’emploi dans cette branche (et pourtant il y a de gros besoins mais pas de budget), j’ai accepté un deuxième Contrat d’Aide à l’Emploi (CAE) Je travaillais donc à mi-temps au smig pour une association. Il pouvait y avoir un beau projet, nous avons eu l’idée de chercher à pérenniser mon poste, mais non, pas le temps, car six mois après mon entrée dans l’association, Pôle emploi me faisait savoir que mon contrat ne pouvait pas être reconduit car, dixit " j’avais trop travaillé".
    Alors que veut-on nous faire croire ? Qu’il est facile, trop facile de vivre avec 480 € desquels on extirpe au minimum 400€ de charges fixes ?
    Oui, si la paupérisation ne suffit pas à suicider, à refroidir, à affamer et donc à éradiquer tous ses joyeux-flemmards-incapables-sous-hommes, le droit de tirer à balles réelles sur les "émeutiers" devrait permettre bientôt d’en liquider une bonne partie, patience, la solution arrive !!!
    Bon courage à ceux qui triment en travaillant et à ceux qui triment sans boulot !

    10.02 à 23h34 - Répondre - Alerter
  • Les chômeurs, il faut les faire disparaitre.
    Un chômeur c’est un mauvais point pour un dirigeant politique.
    Donc il faut faire disparaitre ces gêneurs.

    Comment fait-on ?
    - on réduit les durées de comptage (désinscription sous mille prétextes), -1
    - on met des conditions : pas de travail du tout, ou si peu, le droit de crever -1
    - on oblige à pointer, à revenir, ... sinon couic, -1
    - on ne compte pas les stagiaires -1
    - on ne compte pas durant les moments de formations -1
    - etc ...
    Et voilà le travail.
    Bon ça ne suffit plus. Il faut trouver pire, contre les chômeurs, ces profiteurs.
    Salauds de pauvres.

    Trouver des solutions globales seraient plus logique, mais ma bonne dame on a tout essayé...

    Reformer le capitalisme par exemple,
    raté, il se porte bien.
    Supprimer les paradis fiscaux
    raté, ils fonctionnent parfaitement
    Augmenter les salaires qui renvoient le plus vite leurs gains dans le commerce,
    raté encore, ils, ces salauds de pauvres) achètent des produits importés

    Vraiment le monde est bien mal fait.

    si si, vous avez remarqué, les actionnaires des multinationales dépriment. les actionnaires se plaignent le rendement de 15% n’est pas toujours garantit !

    Tout va vraiment mal.

    J’exagère, les cadres dirigeants et les rentiers sont très très contents.
    Alors de quoi se plaint-on ?

    10.02 à 22h49 - Répondre - Alerter
  • Honte à lui et à sa bande de nantis, honte à ceux qui spéculent et s’enrichissent sur le dos des pauvres, des chômeurs, des emplois précaires (surtout les femmes), sous payés. Ne nous laissons pas faire, ne les laissez pas faire. Ce ne sont pas les personnes aidées, si peu en fin de droit qui cherchent pour la plupart avec désespérance du travail et n’en trouvent ou si loin de chez eux qu’ils ne peuvent pas. Un de mes proches, technicien chevronné, qui fait gagner beaucoup d’argent à une certaine enseigne mercantile très proche du pouvoir, risque que sa structure locale située dans une ville moyenne soit fermée faute de rentabilité pour les actionnaires. Il lui est proposé ainsi qu’à ses collègues d’aller travailler dans une grande ville à 100 kms de chez eux... quasi impossible car ils sont à peine au-dessus du SMIC primes comprise et le carburant est bien trop cher, même en se regroupant... alors que vont-ils faire ? Devenir chômeur ? Pas possible, cette enseigne considère qu’elle offre un travail et que si cela ne leur va pas ce n’est pas son problème !!! Arrêtons de nous faire manipuler, exigeons du travail rémunéré correctement pour tous et ne nous trompons pas de cible, c’est bien la cupidité et la finance qui sont nos ennemis et non les gens. Indignez-vous, unissons-nous et ne les laissons pas faire !

    10.02 à 18h27 - Répondre - Alerter
  • Donc les chômeurs ne devraient pas refuser une formation.
    Personnellement, j’ai un peu de mal à comprendre leur proposition. J’ai été licenciée il y a 3 ans, et suis au RSA depuis presqu’un an. J’ai pourtant un diplôme d’ingénieur en électronique et informatique industrielle. Qu’elle formation m’auraient-ils proposé ????
    Vraiment je me demande bien. Dans le bâtiment ? Dans le commercial ? Dans la restauration ?
    Si quelqu’un peut m’expliquer....

    Pour ma part, je n’attends pas du Pôle Emploi beaucoup d’aide (pas assez de personnel). J’ai pris ma vie en main et ai décidé de créer ma propre activité. Dans un tout autre domaine, certes, mais qui me plaît et surtout qui a un sens pour moi.

    10.02 à 15h21 - Répondre - Alerter
  • La recette est malheureusement connue : diviser et opposer pour mieux régner. M. Nicolas S. tente de se servir des difficultés que rencontrent une grande majorité de ceux qui travaillent, et elles sont nombreuses : impôts liés à l’activité, absence des aides sociales et familiales liées à l’activité, problèmes financiers liés à l’activité (transports, gardes des enfants...), problèmes de gestion du planning familial liés à l’activité, etc... Il créé ainsi un terreau électoral fertile nourrit par l’aversion de ceux qui ne travaillent pas.

    Travailler aujourd’hui n’est pas une sinécure. Cela ne l’a jamais été, ici comme ailleurs. Est-il cependant utile, encore, de tirer à boulets rouges sur les chômeurs. Les caricatures sont à manipuler avec précaution. Tous les chômeurs ne touchent pas une allocation confortable en restant le cul dans le canapé devant la télé et en se foutant de la gueule de tous ces cons qui se lèvent tôt pour aller bosser pour des clopinettes.

    Un exemple concret ? Le mien si vous voulez. J’ai 35 ans et suis au chômage depuis 2 ans. En fin de droit depuis un an, je perçois environ 400€ d’ASS par mois. Mon épouse (en fin de CDD) perçois grosso modo le SMIC. Nous avons deux jeunes enfants. Je ne vous sors pas la calculette mais vous confirme que nous vivons à découvert depuis déjà longtemps. Si je suis assisté ? Oui, bien sûr ! Puis-je aujourd’hui me permettre de refuser cette "aide" ? Malheureusement non ! Est-ce que cela me fait plaisir ? Certainement pas ! Je vous avouerais même que c’est une situation psychologique très difficile. Me remettre face à cette condition et de nouveau me pousser à la culpabilité de m’aidera pas. Au contraire.

    Je n’attends plus grand chose de ces dirigeants de pacotille qui, devant l’échec probant de la lutte contre le chômage, n’ont plus d’autres solutions que de s’en prendre... aux chômeurs ! Ce nouveau plan de mesures est de la soupe aux chardons, décongelée et réchauffée à foison. Indigeste !

    La réalité : il n’y a plus de travail, et ce n’est pas là la résultante unique de cette bonne vieille crise mais bien d’une volonté politique menée de longue date et amplifiée depuis ces 5 dernières années. Quant à la formation... si tant est que par miracle on puisse y accéder, à quoi sert-elle s’il n’y a pas d’emploi à la clé !

    PS : A ceux que cela intéresse, j’ai publié un post sur mon blog (terrAedes chez terraéco : Complainte du chômeur) et qui explique ma... "relation" avec M. Paul Emploi.

    10.02 à 10h48 - Répondre - Alerter
    • Et le pire dans tout ça, c’est que les chômeurs, comme vous, n’ayant plus suffisamment de revenus, achètent en priorité du "chinois", parce que c’est moins cher, et ça devient un cercle vicieux car cela contribue à la fermeture de nos usines en France... Ceci dit, il faudrait boycotter les produits chinois pour ceux qui le peuvent, mais les articles français sont de plus en plus difficiles à trouver, surtout dans l’habillement !
      Martine 44

      10.02 à 12h01 - Répondre - Alerter
  • Peut être une idée : pour les personnes arrivant en fin de droit, leur échanger un revenu minimum contre du temps et leur savoir pour la collectivité .
    Ce qui implique de répertorier tous les besoins et métiers dont la collectivité aurait besoin pour se développer.

    10.02 à 09h42 - Répondre - Alerter
    • Les véritables assistés dans notre société qui nous coûtent très cher et qui en plus détruisent massivement l’emploi et les savoirs faire etc ... Ce sont bien plutôt les rentiers, héritiers, actionnaires décisionnels, pdg ....

      Arrêtons de nous tromper d’ennemis, l’ennemi du peuple français n’est pas smicard ou bénéficiaire et RSA. Ce ne sont pas les SDF ou les roms qui encouragent les délocalisations et applaudissent en faisant monter les cours de bourse des entreprises qui licencient ....

      L’ennemi de l’économie française et de notre modèle social c’est la cupidité et la fraude des rentiers, collectivement arrachons leurs le pouvoir de façon citoyenne unissons nous petits cadres, employés, petits chef d’entreprise, ouvrier, ingénieurs, profs, chômeurs ... Autant qu’ils nous transforment vous en esclaves tels les pauvres chinois ou nous tondent comme les grecs !

      10.02 à 16h10 - Répondre - Alerter
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