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31-10-2007

Encore très loin du miracle OGM

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Les plantes transgéniques ne brillent pas (encore) par leurs qualités nutritives.
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Article publié dans le magazine
"Climat : 10 raisons d’espérer - Terra Economica n°47"

« Nous devons encourager le développement de biotechnologies sûres et utiles pour gagner le combat contre la faim dans le monde », déclarait, en 2003, George Bush, en pensant très fort aux OGM produits par Monsanto ou Pioneer (filiale de DuPont de Nemours). Mais plus personne ne croit cela aujourd’hui, pas même les partisans des OGM : « Le problème de la faim est essentiellement politique, c’est une question de répartition de la nourriture, prévient ainsi Philippe Joudrier, directeur de recherches à l’Inra (Institut national de recherches agronomiques) et président du comité d’experts biotechnologies de l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments).

Mais les OGM peuvent contribuer à le résoudre : nous avons sans cesse besoin de nouvelles variétés de plantes résistantes aux parasites et aux virus. Or les techniques classiques d’amélioration des plantes sont longues et aléatoires. C’est donc l’évolution normale pour de nombreux sélectionneurs dans le monde. » La Chine s’apprêtant, selon lui, à lancer des centaines de semences OGM, il en irait de la sécurité alimentaire de la France de se mettre au diapason, pour ne pas dépendre des variétés étrangères. Philippe Joudrier reconnaît toutefois que les plantes miracles poussant dans le désert ne sont pas pour demain : « Un caractère comme la tolérance au stress hydrique est extrêmement complexe à comprendre et à reconstituer. Et c’est évident qu’un OGM ne peut augmenter intrinsèquement le rendement. En revanche, les chercheurs essaient d’éviter les pertes de rendement. »

Riz doré transgénique

En rendant par exemple les cultures tolérantes aux herbicides, ou pouvant émettre leur propre insecticide. C’est l’objectif de 29 des 39 expérimentations menées cette année en France (dont 21 menées par le semencier et producteur de phytosanitaires Monsanto), qui portent toutes sur des maïs. « Aujourd’hui la recherche est concentrée sur les cultures et sur les problèmes des entreprises agricoles des pays les plus avancés », pointe Andrea Sonnino, du service du développement de la recherche et de la technologie de la FAO. Rien à attendre, par exemple, sur des projets concernant le manioc ou le plantain cultivés dans les petites exploitations agricoles dans des pays pauvres : « Ce n’est pas un marché rentable », poursuit l’expert de la FAO. Ainsi, on attend toujours la commercialisation du fameux riz doré transgénique, sensé répondre aux carences en vitamine A et soigner les problèmes de cécité causés par la malnutrition… à condition, selon les mauvaises langues, d’en manger 2 kilos par jour.

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