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Opinion

Faites votre deuil, l’accord de Paris ne sera jamais contraignant…

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… car les Etats font exactement ce qu’ils veulent, rappelle le chercheur François Gemenne. Pour autant, le texte qui sortira de la conférence sur le climat du Bourget ne sera pas vain. Explications.

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  • Encore un journaliste qui mélange les sujets... Dans cet article, il faut parler d’écologie, et pas de politique intérieur d’un pays.
    Merci aux autorités hongroises de remettre ce journaliste dans son sujet.

    12.12 à 19h18 - Répondre - Alerter
  • Monsieur,
    Je lis votre tribune intitulée « Faites votre deuil, l’accord de Paris ne sera jamais contraignant » paru ce jour sur Terraeco.net.
    J’ai du mal à comprendre pour quelle raison il est nécessaire de fustiger la Hongrie, pays qui est un des rares à satisfaire à très peu de choses près aux engagements de l’Union européenne en matière de climat, dans un papier portant sur les perspectives de la conférence du Bourget.
    Outre son manque d’à-propos, votre incidente sur la Hongrie me surprend par l’argumentation que vous développez. La barrière de barbelés que la Hongrie a construit à sa frontière avec la Serbie n’a rien à voir avec le principe de non-refoulement inscrit dans la Convention de Genève. Cette barrière a eu et a pour seul objectif d’empêcher physiquement le passage de la frontière là où il n’est pas autorisé (ce qu’on appelle la « frontière verte »). Les points de passage officiels, plus connus sous le nom de « postes frontière », n’ont jamais été fermés. Bien au contraire, l’on souhaitait, avec l’érection de la barrière, inciter les migrants à les emprunter pour déposer, s’ils le souhaitent, une demande de protection internationale selon les règles de droit international applicables en la matière. Aucune règle de droit international n’autorise, à ma connaissance, une personne souhaitant se rendre dans un pays à faire fi des conditions dans lesquelles elle est autorisée à le faire. Si les migrants préfèrent choisir la clandestinité, nous n’y pouvons rien. Et ce ne n’est certainement pas pour cela que nous enfreignons le droit international.
    C’est donc évidemment à bon droit que la Commission européenne s’est abstenue de toute sanction à l’égard de la Hongrie. Les « déclarations indignées » et les « froncements de sourcils » sont évidemment des postures politiques qui relèvent d’un autre registre. Il est déjà assez singulier qu’un pays membre de l’Union européenne soit cloué au pilori pour avoir respecté les propres règles de l’Union, et voilà qu’on prétend maintenant nous expliquer qu’il est possible de violer le droit international tout en respectant celui de l’Union. Avouez qu’il y a de quoi devenir chèvre…
    Je suis moi-même diplômé de Sciences-Po, j’ai suivi les cours de droit international de Mme Bastid et suis de plus en plus atterré de voir à quel point des commentateurs dont on aurait attendu davantage se permettent de porter sur le pays que je représente des jugements aussi péremptoires que déconnectés de la réalité.
    Si j’ai mal compris votre argumentation, veuillez me le faire savoir.
    Bien à vous,

    Georges Károlyi
    Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire
    Ambassade de Hongrie en France
    5, square de l’avenue Foch
    75116 Paris
    Tel : +33 (0) 1 45 00 94 97
    Fax : +33 (0) 1 56 36 02 68

    12.12 à 11h31 - Répondre - Alerter
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