L’envie de craquer pour le dernier-né de Samsung vous démange ? Résistez, préconise une campagne maligne lancée par une société de reconditionnement d’appareils électroniques, sorte de SPA des portables !
Choqué par pédégé ! c’est PDG les gars, pour Président Directeur Général. Notre pauvre langue française ! Bientôt, nous verrons des féministes écrire "pédégée". Il me semble que les intellectuels, tels les enseignants, les journalistes et les politiciens, se doivent de parler et d’écrire dans un langage correct. Qu’ils le veuillent ou non, ils sont des modèles pour bon nombre de nos con-citoyens et pour les étrangers qui apprennent notre langue.
Merci de faire attention.
Bonjour,
et merci de votre message.
Nous savons très bien à Terra eco que « PDG » ne s’écrit pas « pédégé » dans la langue française. Il s’agit là d’une de nos rares « licences poétiques », un procédé classique dans nombre de médias.
Quant à votre mépris pour le féminisme et la féminisation des noms, sachez que nous ne le partageons pas, bien au contraire. Une langue est vivante et mérite pour son propre salut de ne pas rester figée.
Cordialement,
François Meurisse, de Terra eco
C’est pas le fait de féminiser des mots qui me choque, mais c’est la façon de le faire. Par exemple dire une auteure, alors que les mots masculins se terminant en "eur" se féminisent en "ice" (instituteur, institutrice) ou en "euse" (conteur, conteuse).
Et si pour une femme titulaire d’un poste de PDG il faut devenir pédégée pour affirmer sa féminité, il est dommage de ne pas dire "Présidente-directrice" (et non directeure...)
Je ne sais pas où vous êtes allés chercher mon mépris du féminisme... ce n’est pas parce que je réprouve certaines pratiques extrémistes de cette cause, que je ne défends pas le droit des femmes ! vous savez quoi, malgré mon pseudo, je suis une femme et je milite pour nos droits qui sont bafoués dans bien des pays.
Quant à l’évolution des langues, je suis d’accord, mais si c’est fait par fainéantise, parce que les gens préfèrent ne pas apprendre les règles de grammaire, c’est dommage, elle évolue en s’appauvrissant. Et une langue qui s’appauvrit, c’est aussi l’esprit de ses locuteurs qui s’appauvrit. Si vous parlez des langues étrangères, vous avez sans doute (je l’espère) remarqué que pour bien les parler, il faut penser comme les peuples qui la parlent, pour en saisir les subtilités.
Ils sont vieux, d’accord, mais attendez avant de les abandonner