« Ils ne pouvaient pas trouver encore plus déséquilibré comme match à "Terra eco" ? », pensez-vous. Sûr qu’avec son appétit de kérosène, l’avion a une tête de gros méchant. Mais gare aux surprises, aux uppercuts et aux coups bas.
et quid de l’énergie grise de l’électricité nucléaire ????
on nous vend l’électricité française comme décarbonée, mais c’est parce qu’abusivement on ne compte "que" la combustion de l’uranium, qui effectivement ne dégage pas de co2, contrairement aux énergies fossibles comme le kérozène. Mais quid de toute l’énergie, y compris fossile, qu’il a fallu dépenser pour la construction des centrales, et qu’il faut encore dépenser pour la maintenance, l’extraction de l’uranium, le transport des déchets, sans compter la très épineuse question du traitement final et définitif des déchets nucléaires et du démentèlement des centrales en fin de vie. Inchiffrable dans l’état actuel des choses vu qu’on n’a pas de solutions techniques pour des machins à durée de vie de plusieurs centaines, milliers, dizaine de millier etc. d’années.
Je m’insurge contre ce pipeau absolu de l’électricité nucléaire à zéro carbone. Il faudrait faire l’analyse du cycle de vie complet, du berceau à la tombe, d’un kWh nucléaire, et des installations associées.
Dans le tableur Bilan Carbone® V6 (2007) de l’ADEME, le facteur d’émission du TGV est plutôt de 2,6 g éq. CO2/km/pass. et pas 22,3 g éq CO2/km/pass :
Alors une erreur 10 fois supérieur... Je me suis toujours posé la question entre les valeurs avancé par la SNCF avec l’ADEME justement, et l’ADEME toute seule, qui des deux avez raisons. Parce que c’est pas pareil.
Alors, si on compte l’amortissement de construction et démantèlement des trains et gares et le fonctionnement des gares dans ce facteur d’émission, j’espère qu’il en est de même pour l’avion. De toute façon, la discrimination ne sera pas très importante, je pense.
Train ou avion : qui pollue le moins ?