La nouvelle est tombée ce 18 novembre, via l’Agence internationale de l’énergie. Le pic pétrolier est arrivé, le même jour que le beaujolais nouveau. Sauf que là, c’est l’économie mondiale qui risque de tituber.
Lorsqu’on voit les désastres que produisent l’utilisation des énergies fossiles, qu’elles arrivent à leur "peak" l’une après l’autre paraît être une "bonne nouvelle" pour ainsi dire. En effet, la croissance insoutenable que ne veulent pas solutionner les "experts" autrement qu’en en modifiant quelque peu sa cosmétique, forte de ses deux piliers classiques : endettement et énergie, provoquera sans doute un autre type d’économie plus saine, basée, on l’espère, sur le frein à la croissance, voire sur la décroissance, avec un respect plus grand pour l’homo economicus et son environnement.
« Quiconque s’intéresse au pic oil, sait que la découvertes de nouveau gisement est au point mort, nous avons atteint ce pic de découvertes(si mes souvenirs sont bon) vers les années 2000. »
Euh, non, le pic mondial des découvertes c’était au milieu des années 1960, les Beatles étaient encore quatre garçons dans le vent les Beach Boys n’avaient pas encore pris l’eau et Brian Wilson carburait plein pot (sortie de Revolver et Pet sounds, ah, quelle époque...) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichie...
Il faut une dissonnance cognitive carabinée pour nier l’évidence en voyant cette courbe... et croire sérieusement à ces « fields yet to be developed » dans des ordres de grandeur suffisants pour pallier le déclin des champs actuellement en production ou développement (graphique cité par le premier intervenant, Frédéric Chomé). M. King Hubbert prévoyait un pic mondial de production vers 2000, en considérant un décalage de 40 ans entre les deux courbes : le "sursis" dans lequel nous sommes d’ores et déjà s’explique principalement par les chocs pétroliers et les crises économiques, eux-mêmes en grande partie dûs à la dépendance croissante (à partir des années 1970 –– le pic de production des USA a eu lieu vers 1971) des pays développés en pétrole importé.
Tant que j’y suis, voici un texte que j’ai écrit début 2008, à l’occasion d’une manifestation à Toulouse (sur l’air de « Le gorille » de Georges Brassens) :
MMMMh, j’ai tenté de lire le rapport de l’AIE à propos de ce graphique et je tiens à apporter quelques remarques (brèves) :
l’AIE présente un graphique avec plusieurs ressource hydrocarbonées et effectivement, le graphiste à bien bossé, puisque ce qui saute aux yeux c’est le pic de production de la courbe bleue : Crude Oil : currently producing fields. soit, la production des champs pétroliers actuellement en exploitation.
A côté de cette ressource, l’AIE a ajouté plusieurs autres sources pétrolières, et notamment les fields yet to be developed, c’est à dire les champs découverts qu’ils faut encore exploiter (ie. on les lancera lorsque la demande se fera sentir, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent puisqu’on a eu à subir la récession mondial qui a intriduit une diminution de la consommation de pétrole dans le monde) : report du pic en 2015 Il y a également les "Fields yet to be found" : c’est à dire les réserves que l’on va encore trouver : Stabilisation de la production jusqu’en 2035 A côté de quoi on rajoute les sources complémentaires (non conventionnelles) qui permettent d’avoir une production globale d’hydrocarbures en augmentation d’ici à 2035.
Ami lecteur, ne te laisse pas berner par des graphiques trop faciles, le jour ou l’AIE annoncera que l’énergie fossile est end éclin n’est pas arrivé : ils voient encore une production en augmentation, en total désaccord avec le principe de la présefvation des ressources naturelles.
Je pense m’être bien exprimé dans le titre de mon message. Et ça devient extrêmement gênant si l’on s’intéresse au prix de l’énergie. Sachant qu’une énergie "bon marché" est la clé unique de nos économies (et de nos emplois)je vous laisse imaginer les conséquences. Plutôt non, je vous en parle. Et bien, plus c’est cher, moins je consomme. Moins je consomme, productions et distributions diverses et variées en baisse. Donc augmentation des licenciements. Et c’est la misère.
Dans mon quartier, crise économique oblige (ce n’est pas une vue de l’esprit pour un grand nombre de mes concitoyens), certains de mes voisins qui avaient une vie normale "avant" n’ont parfois plus rien à manger. Pareil pour le chauffage à payer, l’habillement.
Ce serait intéressant de réfléchir et donc d’anticiper comment tout ça va changer notre rapport aux distances, et plus largement à l’instantanéité de notre société...
Parce qu’après 200 ans de recul des distances, on risque de repartir en sens inverse.
Certes il reste quelques réserves en mer de Chine et au large des cotes afrixcaines, mais il ne faut pas se faire d’illusions les réserves chinoises seront exclusivement pour les chinois (seuls les idiots n’ont pas encore compris comment fonctionne le système chinois qui ne respecte aucune convention internationale sauf quand ça l’arrange et qui pille allègrement le savoir faire européen et américain, donc croire qu’ils nous fourniront LEUR pétrole c’est réver) et les réserves africaines seront gaspillées (piratage, attentats etc... vont augmenter et conduire à la catastrophe, en outre l’évolution du climat dont certains n’ont toujours pas compris la réalité va rendre encore plus complexe et dangereuse l’exploitation offshore. Donc il y a urgence à trouver d’autres solutions. En fait beaucoup existent et dorment actuellement dans les coffre forts des grandes compagnies pétrolières qui refusent d’exploiter les idées de maints inventeurs indépendants qui ont testé des idées sans pétrole mais qui ont vendu leur brevet à une compagnie telle la Shell qui s’est empressée de classer le brevet dans ses archives pour l’après pétrole (et pour continuer sur le dos des consommateurs à faire des bénéfices faramineux.
Il n’est jamais évident de décrypter les discours de ce type, notamment lorsqu’on a l’impression, comme c’est le cas ici, d’apprendre une nouvelle alarmiste et qui devrait nous faire réagir mais qui, en même temps, conclue d’une façon laissant à entendre que, finalement, il n’y a pas à s’inquiéter.
C’est souvent le cas en ce qui concerne les ressources dont nous sommes entièrement dépendant aujourd’hui. Pour essayer d’aider à ce décryptage, je vous propose cette vidéo (malheureusement en anglais) d’un professeur américain faisant un cours très vulgarisateur sur les conséquences de la fonction exponentielle. Quel rapport avec l’extraction du pétrole me direz vous ? Et bien, tout simplement que dès que vous entendez le mot croissance de X% (de la demande, de l’extraction etc.) vous avez à faire à croissance exponentielle.
En 2005, des experts indépendants prévoyaient un pic pétrolier pour... 2015,
et l’IAE trouvait ceci totalement fantaisiste.
En 2010, l’IAE parle de pic... pour essayer d’en récupérer le maximum, dans tous les sens (et l’essence...) du terme : forer plus profond... (voir le Golfe du Mexique), traiter les schistes bitumineux, travailler avec des régimes "TOTAL-itaires", etc.
Pour vous divertir sur ce sujet grave et important, pour imaginer une "vie après le pétrole", écoutez la chanson "Solar Song", sur le site album des Chansons Vertes et BIO, les chansons écolos sur le net :
http://ChansonsVertesetBIO.free.fr
Si même la prudente Agence Internationale de l’Energie l’avoue, c’est qu’on y est vraiment !
Maintenant, la question n’est plus de savoir si il faut économiser ou non le pétrole, mais bien à quelle vitesse on va adapter notre société à un pétrole de plus en plus rare et cher.
A nous de faire le bon choix des économies et des énergies renouvelables... et de ne pas tomber dans le piège du charbon riche en CO2.
En voila une étude qu’elle est belle et à laquelle on va faire dire ce qu’on veut lui faire dire
LA METEO N’EST PAS CAPABLE DE PREDIRE LE TEMPS QU’IL VA FAIRE DANS UNE SEMAINE et voila quelqu’un qui va nous dire ce que seront les réserves de pétrole dans 50 ans
a) Les réserves dépendent essentiellement du prix qu’on est prêt à payer. Certaines réserves non rentables dans les années 70 soit exploitées depuis, la technique aidant, on arrive à extraire de plus en plus (meilleur rendement)
b) La notion d’épuisement des réserves dépend d’un facteur inconnu qui est la consommation. Si je suis capable de fournir plus et que la demande diminue, les réserves ne dureront pas 20 ans mais 200 ou 2000 ou plus !!!! qui sait !
Alors qu’une voiture consommait allégement ses 10 litres au 100 en 1970 ( en europe / au usa faire de fois 3 à fois 5) Aujourd’hui la conso est divisée par 2 et qui sait ce qu’il en sera demain
Alors, SVP, arrétez de nous prendre pour des andouilles avec des chiffres auxquels vous faites dire ce qui vous arrange et, vu que ça fait 40 ans qu’on nous dit qu’il n’y a du pétrole que pour 20, reconnaissez que vous vous êtes plantés.
Le pic pétrolier est arrivé