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Le panda et la baleine

Par Haðed
23-10-2012

Premières graines d’espoir

Premières graines d'espoir
Ou comment j'ai découvert les joies du jardinage...

La mission d’octobre des ambassadeurs me permet de dresser le bilan d’un an de jardinage. Arrivé en novembre 2011 à la campagne, j’ai mis la main à la pâte, ou plutôt dans la terre, et bien pris mon pied dans cette activité. Jeanne avait déjà une année d’expérience, et surtout des parents anciens maraîchers, qui habitaient à côté. Un service clients de proximité est un grand luxe...

Nous étions parfaitement d’accord pour adopter une démarche bio, et le rendement n’en a pas souffert, au contraire, même si les petites bêtes se sont régalées autant que nous... Régulièrement, nous ramassions doryphores, chenilles, limaces et escargots. Pour ces deux derniers, nous avons opté pour deux solutions, selon nos humeurs : les mettre dans le compost où ils pouvaient se gaver jusqu’à plus faim, ou moins sympathique, les abandonner aux poules qui en raffolaient.

Nous avons perdu la bataille contre les chenilles, n’obtenant pas de beaux choux, quelle que soit la variété essayée, et ce malgré le fait que nous disposions régulièrement des feuilles de grandes fougères à leurs pieds. Mais ce fut notre seul échec : épinards, blettes, basilic, persil, tomates, courgettes, aubergines, concombres, radis, salades, carottes, pommes de terre, poivrons, butternuts et autres courges, fèves... nous ont nourri pendant des mois. Je serais bien incapable de vous donner aujourd’hui le prix d’un légume dans le commerce.

En outre, nous avons pu récupérer une vieille serre en verre abandonnée chez mes parents, qui après une petite restauration, nous a permis de faire nos propres semis avec plus de succès que d’échecs. Notre plus grande fierté, c’est sans conteste les délicieuses pastèques que nous avons obtenues alors que l’Ariège n’est pas tellement propice à ce fruit. L’automne tardif que nous vivons nous permet même d’espérer que la dernière pastèque puisse mûrir avant le premier gel. Ce serait bien la première fois que j’en mangerais en novembre...

Jeanne adore les fleurs, et le jardin était aussi beau qu’agréable. Le découvrir en rentrant du travail était un plaisir sans cesse renouvelé, tant il changeait de jour en jour. Pour l’arrosage, nous récupérions un peu d’eau de pluie, et nous complétions avec celle du réseau. Pas d’engrais si ce n’est le fumier, et pas de pesticides, donc. Beaucoup d’huile de coude pour désherber, mais quand nous n’étions pas dépassés par notre « vrai » travail, nous réussissions à gérer sans mal. Nous avons fait pas mal de conserves, et nous pouvons espérer tenir une partie de l’hiver sur nos réserves. Et puis c’est un vrai plaisir d’arriver chez des amis avec quelques légumes, ou de leur offrir une conserve maison. Aujourd’hui, à part la dernière pastèque, nous n’attendons plus que les céleris rave. Nous n’avons pas lancé de légumes d’hiver, vu que nous déménageons dans quelques semaines. Là où nous allons, l’espace extérieur est plus petit, nous devrons réduire la voilure. Nous savons donc déjà que nous ne resterons pas là-bas indéfiniment, tant avoir notre potager est devenu primordial pour nous : outre que ça fournit la base (saine et économique) de notre alimentation, c’est une activité qui nous permet de retrouver de la sérénité en contraste avec nos métiers pas reposants. Et puis, même si j’ai entendu cette phrase cent fois et qu’elle avait tendance à sérieusement m’agacer, on a beau dire, ça n’a pas le même goût...

COMMENTAIRES
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  • Je partage votre plaisir du jardinage depuis quelques années déjà au fond de mon jardin ! Je dois dire qu’il n’y a rien de plus agréable que de récolter ce que l’on a planté, et de pouvoir se faire un succulent repas, ou desserts.. Un bonheur !
    Merci de votre article.
    Jean-Marc, créateur d’un guide sur la climatisation et jardinier amateur

    13.01 à 15h24 - Répondre - Alerter
  • Agnès : votre serre...

    On s’y est mis aussi, au bonheur de cultiver (et de récolter car on a aussi des fruitiers) depuis trois ans, en augmentant la surface chaque année, et les jeunes (5 enfants ados) adorent autant que nous aller cueillir de quoi faire la soupe ou une salade.
    Pour la serre : elle est grande comment ? Vous y cultivez aussi certains légumes ? Chauffée ou pas ?
    Merci de vos précisions

    29.10 à 22h25 - Répondre - Alerter
    • Haðed : votre serre...

      Elle fait 3m sur 2m, est non chauffée et sert principalement au semis, même si nous avons tenté d’y planter quelques pieds de tomate et d’aubergines, sans différence flagrante avec ceux en plein champs. Quelques plantes exotiques ont en revanche adoré passé l’été dessous.

      30.10 à 09h30 - Répondre - Alerter
  • Bonjour ! Un vrai plaisir que de vous lire. Mon mari s’est lancé voilà 4 ans dans la grande aventure de la reconversion, en maraîchage bio et livraison de paniers AMAP... et depuis, comme vous, on apprécie tellement de pouvoir manger nos légumes cueuillis du jardin qu’on n’envisagera pas, même s’il change d’activité, de ne pas avoir notre potager... Le bonheur d’aller en fin de journée choisir les courgettes qu’il faut pour la soupe...
    Allez, bonne continuation à vous !

    24.10 à 10h16 - Répondre - Alerter
  • Merci pour ce joli témoignage tellement agréable à lire de bon matin. Comme dit dans le titre , porteur "d’espoir" !

    24.10 à 08h30 - Répondre - Alerter
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A PROPOS

Nous sommes un couple de trentenaires amoureux de la nature et passionnés, notamment par les baleines (surtout Jeanne) et les pandas géants (surtout moi). Jeanne est née en Ariège, où nous vivons et où elle exerce sa profession d’infirmière. Quant à moi, je suis comédien, souvent sur Toulouse, à une heure trente de mon logement... On cherche comment mieux faire, on se pose de nombreuses questions, qui ne nous sont pas exclusives. Pour les partager et pour tenter d’y répondre ensemble, j’ai décidé de participer à l’Appel des ambassadeurs de terra Eco en ouvrant ce blog.

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