publicité
Accueil du site > Actu > Société > Comment (vraiment) sauver l’agriculture française avec 3 milliards
27-08-2015
Mots clés
Agriculture
France

Comment (vraiment) sauver l’agriculture française avec 3 milliards

Taille texte
Comment (vraiment) sauver l'agriculture française avec 3 milliards
(Crédit photo : Flickr - Renaud Camus )
 
Xavier Beulin, patron de la FNSEA, réclame cette somme pour sauver l'élevage. Et si, avec le même magot, on changeait de système ? L'exercice a inspiré la Confédération paysanne et l'agronome Marc Dufumier. Voici leur méthode.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
SUR LE MÊME SUJET

L’agriculture française est en crise. Les éleveurs de porcs bretons se sont fait distancer par les allemands. Le prix du lait de Normandie ne rivalise plus avec celui d’Australie… Qu’à cela ne tienne ! Une perfusion de quelques milliards d’euros devrait remettre le système d’aplomb. C’est en tout cas ce que préconise Xavier Beulin. Dans une interview au Journal du dimanche, le président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), premier syndicat agricole français, réclame « 3 milliards d’euros sur trois ans pour retrouver la compétitivité perdue ». Cet ingrédient devrait, selon le pédégé d’Avril-Sofiprotéol, une holding spécialisée dans le financement de l’agro-industrie, permettre à la France « de rattraper l’Allemagne dans les cinq ans ». Sa recette ? « Moderniser les bâtiments, automatiser les abattoirs, organiser les regroupements d’exploitations afin qu’elles soient plus productives ». Le tout, en supprimant les charges et en gelant les normes environnementales.

Pendant que l’homme d’affaires rêve d’un élevage industriel reparti « pour quinze ans », d’autres, partisans d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement, dépenseraient cet argent autrement. L’agronome Marc Dufumier et le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel, nous détaillent comment.

1. Des prix plus rondelets pour les petits volumes

Et si les premiers litres de lait d’un paysan lui rapportaient plus gros que les suivants ? Et si les fruits, légumes et céréales récoltés sur les premiers hectares d’une exploitation étaient vendus à un prix plus intéressant ? Selon Laurent Pinatel, cette seule mesure aurait au moins trois bienfaits : « soutenir les petites exploitations, limiter la concentration et éviter la surproduction ». A la Confédération paysanne, on suggère, par exemple, un prix du lait à 350 euros la tonne pour les 150 000 premiers litres, ou encore une surprime pour les 25 premiers hectares (il en existe déjà une pour les 52 premiers hectares). Ainsi, en garantissant un revenu décent dès les premiers volumes, ce système pourrait encourager les installations ou du moins « stabiliser le nombre de paysans », estime Laurent Pinatel. Dans le même temps, il mettrait un coup d’arrêt à la course aux gros volumes, limitant ainsi les risques de surproduction, qui eux-mêmes entraînent des chutes de prix qui, à leur tour, incitent à courir après les gros volumes…

2. Réorienter les primes vers la qualité plutôt que vers la quantité

Les agriculteurs français ont-ils plutôt intérêt à produire des quantités modérées de lait voué à être changé en yaourts et en fromages vendus dans l’Hexagone ? Ou de gros volumes pour exporter, en concurrence avec l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, du lait en poudre sur le marché chinois ? A la Confédération paysanne, on choisit sans hésiter la première option. Ainsi, quand Xavier Beulin mise sur les fermes XXL, d’autres considèrent que le salut de l’agriculture française passera par les labels, le bio, les AOC… « Prenons le porc : même si on rattrapait les Allemands et les Espagnols sur les prix, si l’on garde les mêmes conditions d’élevage et d’alimentation, pour quelles raisons un consommateur préfèrerait-il acheter français ? », s’interroge Laurent Pinatel. Le syndicaliste préconise donc un positionnement sur le « haut de gamme ». Un avis que partage Marc Dufumier. « Il faut remettre les animaux sur la paille, revoir le contenu de leurs gamelles, les ramener sur l’herbe », abonde l’agronome. Quant aux fruits et aux légumes, il serait bon « de réduire l’usage d’engrais de synthèse et de pesticides », poursuit-il.

Mais, ce tournant engagé, les ménages aux petits budgets pourront-ils continuer à se nourrir français ? Oui, « à condition que les aides de la PAC (politique agricole commune) soient réorientées vers la qualité », estime Laurent Pinatel. A ses yeux, l’économie française a tout à y gagner. « A la tonne de viande vendue, un poulet de Bresse ou de Loué crée plus d’emplois que de la volaille industrielle », détaille-t-il.

3. Abattoirs, fromageries : créer des infrastructures de proximité pour valoriser les produits

Pour proposer en circuit court des produits à forte valeur ajoutée, encore faut-il pouvoir les transformer. C’est alors que les régions ont un rôle à jouer, celui de « mettre en adéquation les besoin de consommation et d’emplois d’un territoire et sa production », précise Laurent Pinatel. En bénéficiant d’une partie des 3 milliards d’euros, elles pourraient soutenir l’ouverture de yaourteries, de fromageries et d’abattoirs de petits volumes permettant aux bouchers de s’approvisionner au plus près. Le tout rendu possible par « la mise en place d’aides à la collecte au ramassage ».

4. Booster la demande de bio et de produits locaux en allégeant les factures des cantines

Tandis que la France manque de légumes – le nombre de producteurs à chuté de 40% depuis 1996 –, les exploitants agricoles produisent toujours plus de céréales à exporter. De même, « alors que nos bovins élevés hors sol et nourris au soja brésilien partent vers Taïwan ou le Maghreb, nous allons chercher en Irlande des animaux engraissés à l’herbe pour répondre à la demande française », déplore Laurent Pinatel. Un système que la Confédération paysanne aimerait rééquilibrer. « Il faut arrêter de vouloir faire manger aux gens ce que l’on produit pour produire ce que les gens ont envie de manger », résume-t-il. Dans l’idée, les céréaliers devraient se faire un peu maraîchers. Partisan de ces conversions, Marc Dufumier mise sur les cantines pour donner l’impulsion. C’est alors qu’interviennent les 3 milliards. « Imaginez que, grâce à un soutien financier, collèges, lycées, maisons de retraites et restaurants d’entreprises n’aient pas à débourser plus cher pour des produits de proximité, avance-t-il. Dites ensuite à un céréalier qu’une école est prête à acheter à bon prix un volume croissant de légumes sur les six ans à venir et vous avez des chances de voir ses pratiques changer. »

5. Des revenus pour les services environnementaux rendus

Paysans, plantez des arbres dans vos champs ! Tel devrait être l’un des engagements du monde agricole en contrepartie des 3 milliards d’euros réclamés par la FNSEA. De même, la réintroduction de coccinelles pour chasser les pucerons, de scarabées pour s’en prendre aux limaces, devrait être récompensée. « En préservant les paysages, en limitant l’usage d’engrais et de pesticides, ces pratiques vont dans l’intérêt du contribuable, résume l’agronome. Les 3 milliards pourraient servir à rémunérer le producteurs pour les service rendus à la collectivité », estime Marc Dufumier. « Ce système, présent dans le second pilier de la PAC, pourrait être développé, confirme Laurent Pinatel. Il permettrait à des agriculteurs en intensif, qui, du fait de la [convergence des aides→http://www.terre-net.fr/convergence...], risquent de voir leurs primes baisser, de compenser ces pertes en changeant leurs pratiques. »

6. Soutenir l’emploi

Seul bémol, champs arborés et agriculture automatisée ne vont pas de pair. « Ce type d’agriculture est fatalement plus gourmande en main-d’œuvre, ce qui implique des coûts de production plus importants », reconnaît Laurent Pinatel. C’est précisément ce surcoût qu’une enveloppe de 3 milliards devrait également absorber.

7. Encourager la mise en culture de légumineuses pour lever le pied sur le soja

Pour fonctionner sur le modèle actuel, l’agriculture française importe beaucoup : « du soja brésilien, argentin et américain pour les protéines, du gaz naturel russe pour fabriquer les engrais de synthèses azotés… », résume Marc Dufumier. L’agronome assure que cette dépendance, et donc cette vulnérabilité aux variations des marchés mondiaux, n’est pas une fatalité. « La mise en culture de légumineuses( pois, féveroles, lentilles ) sur le territoire permettrait, en partie, de s’en libérer. » Quant aux engrais, Marc Dufumier estime qu’on peut regagner en indépendance à condition de « réassocier l’élevage et les cultures ». Ainsi, le fumier « fertiliserait les champs plutôt que les algues vertes bretonnes » . Autre technique : le « pré bois » ou l’art de planter des pommiers dans les champs de blé. « Leur racines vont chercher des minéraux très profondément dans le sol, ceux-ci se retrouvent dans les feuilles qui, quand elles tombent, nourrissent le sol et les cultures » rappelle ce partisan de l’agroforesterie.

L’ensemble de ces revirements met à mal les économies d’échelle, vocation première de l’agriculture industrielle. Mais à long terme, Marc Dufumier assure que même financièrement, ce pari sera gagnant. « Le système actuel nous coûte très cher : en importation d’aliments, d’engrais et d’énergies fossiles, en algues vertes, en traitement des eaux, en maladie d’Alzheimer et en chômeurs », résume l’agronome. Pour lui, utilisés comme l’entend la FNSEA, les 3 milliards tomberaient dans un panier percé. « La modernisation telle que l’entend M. Beulin, consiste à produire, sur le modèle des années 1950, la même merde qu’aujourd’hui avec encore moins de bras, pour au final encore moins de goût ! »

A lire aussi sur Terraeco.net :
- L’interview coup de point de Xavier Beulin
- Notre dossier « Le goût assassiné »

Faites réagir vos proches, diffusez l'info !
Vous aimez Terra eco ? Abonnez-vous à la Newsletter
21 commentaires
TOUS LES COMMENTAIRES
COMMENTAIRES SÉLECTIONNÉS
RÉPONSES DE LA RÉDACTION
Trier par : Plus récents | Plus anciens
Affichage : Voir tout | Réduire les discussions
  • Agriculture intensive, rime avec destruction intensive ou à court terme arme de destruction massive. Car en plus de la mauvaise bouffe que cela produit, l’agriculture intensive détruit complètement l’environnement . Je suis fils d’agriculteur éleveur, j’ai toujours vécu à la campagne, mais cette vie campagnarde dont j’ai tant fait l’éloge est devenue un enfer.
    Pesticides, engrais, épandage nauséabond, eau empoisonnée, destruction du bocage, des zones humides, des chemins, des routes vicinales, des biens privés, etc... voilà le visage de l’agriculture actuellement, et je n’ai pas cité les dégâts causés lors des manifestations avec son cortège de millions d’euros en réparation. Qui paye ??? Mais ça, ce ne sont que les résultats visibles à court terme, Qui paiera la note quand des dégâts bien plus graves dû à cette politique agricole , vont ressurgirent dans quinze, vingt, cinquante ou cent ans ?
    Monsieur Xavier Beulin organise avec toute sa clique de mafieux, le génocide de sa descendance merci à lui et à toute la classe politique incapable de prendre des décisions drastiques et de reconnaitre qu’un modèle économique et agricole différent est possible.
    On ne nait pas forcément écologiste, mais on devient citoyen responsable de la planète.

    3.03 à 18h55 - Répondre - Alerter
  • L’agriculture est une solution vers laquelle on doit s’orienter, mais il ne faut pas occulter ses limites en termes de rendements. Il faut donc en parallèle :
    1- développer la recherche en agronomie biologique Marc DUFUMIER l’explique dans ses conférences : pour obtenir son autosuffisance alimentaire après la 2° guerre mondiale, les pouvoirs publics ont encouragé les chercheurs à développer une agriculture intensive à l’aide de la chimie. Ca tombait bien, on avait des stocks de gaz moutarde et d’explosifs qu’on pouvait traiter pour utiliser comme engrais chimiques ou pesticides (lien) ... Si on investit autant dans la recherche bio que dans les OGM, on peut espérer diminuer l’écart entre les rendements des ces 2 types de cultures et diminuer le nombre de personnes qui souffrent de la faim dans le monde.
    2 - changer nos habitudes alimentaires :
    * les produits bio sont actuellement plus chers que les produits de consommation courante. Dès lors ils sont en pratique réservés aux couches les plus aisées de la population. Une part des milliards prévus pour sortir de la crise agricole devrait être dirigée vers les catégories sociales les plus défavorisées leur permettant ainsi de mieux équilibrer leur alimentation et diminuer le risque d’obésité. Les cantines est aussi une voie.
    * Il faut 10 fois plus de surface agricole pour produire 1 kg de protéines animales que pour produire 1 kg de protéines végétales. On pourrait consommer plus de protéagineux.
    * on peut facilement et immédiatement diminuer notre consommation de viande sans risque pour sa santé (lien). D’après l’OMS « nombre de recommandations nationales de santé conseillent aux individus de limiter leur consommation de viande transformée et de viande rouge, qui est liée à des risques accrus de décès par maladie cardiaque, par diabète et d’autres maladies. ».

    2.03 à 10h28 - Répondre - Alerter
  • Complètement d’accord avec M. Dufumier avec ses idées pleines de bon sens et visionnaires.

    A quand une pétition sur la question pour encourager à aller dans cette direction puisque l’on a un Président qui "écoute" et qu’il prépare déjà la prochaine campagne présidentielle ?
    Je signe et je ne serais pas la seule !

    1er.03 à 14h45 - Répondre - Alerter
  • Pour un prochain article sur le sujet, pouvez-vous réaliser une analyse comparée sur les externalités négatives (santé, environnements, emplois, salaires) de l’agriculture allemande qui génère des produits moins chers.

    Merci !

    1er.03 à 13h18 - Répondre - Alerter
  • Pour un prochain article sur le sujet, pouvez-vous réaliser une analyse comparée sur les externalités négatives (santé, environnements, emplois, salaires) de l’agriculture allemande qui génère des produits moins chère.

    Merci !

    1er.03 à 13h18 - Répondre - Alerter
  • Je m’aperçois en lisant, en écoutant, en parlant tout autour de moi que TOUT LE MONDE est d’accord pour une agriculture respectueuse de la terre, des hommes et des animaux. Alors pourquoi rien ne change ? Les "méchants" gagnent-ils toujours ? j’ai bien peur que même devant des millions de personnes l’argent et le pouvoir l’emportent devant le bon sens et la compassion.
    Je pleure pour notre pauvre planète.

    8.09 à 10h02 - Répondre - Alerter
  • Complètement d’accord avec Mr DUFUMIER... C’est lui qui a raison. Que Mr BEULIN quitte la scène, il en fait trop et trop mal ! Ce n’est pas un cerveau d’humain qu’il a, mais un cerveau de porte-monnaie...

    1er.09 à 10h19 - Répondre - Alerter
  • Le cycle de trois ans du marché du porc fut longtemps un sujet d’examen en économie rurale, il ne s’agit hélas plus d’un cycle, mais d’une situation permanente, dont il sera difficile de sortir et qui ne constitue d’ailleurs qu’un tout petit élément de la crise que connait l’agriculture.

    Cette crise est essentiellement due à deux éléments :

    1. Le refus de considérer le secteur primaire, dont
    l’agriculture est la base essentielle, comme fondement de notre économie, ce qui en fait un facteur limitant de cette économie d’où il découle qu’ il est vain de développer les autres secteurs si celui-ci n’atteint pas un niveau suffisant.

    2. Le manque d’organisation de la profession dans les
    domaines : social, technique, économique et financier, selon le modèle coopératif qui pendant un siècle a permis le développement de notre agriculture.

    La coopérative est le prolongement de l’exploitation agricole, et le sociétaire qui en est propriétaire, fournisseur, client et gestionnaire, n’achète pas ou ne vend pas ses produits à la coopérative, mais le fait au
    travers de celle-ci.

    La présentation des choses, a laissé croire à tort que la Cooperl ne jouait pas le jeu, alors qu’elle assume transformation et commercialisation de tous les porcs de ses adhérents, et qu’elle complète si cela est nécessaire par des achats aux non-adhérents, dans la limite de 10%, la loi autorisant d’aller jusqu’à 20 % lorsque les apports sont insuffisants.

    La coopérative authentique reposait sur divers principes dont :

    - Celui d’exclusivisme, qui imposait que la coopérative ne traite qu’avec ses sociétaires, et que ces derniers ne traitent qu’avec la coopérative pour les activités relevant de cette dernière.

    - Celui de la ristourne, qui disposait que la coopérative ne fasse pas de bénéfices, mais distribue les excédents en fin d’exercice au prorata des opérations traitées.

    - Le principe de démocratie : un homme une voix, qui entend que tous soient égaux, notamment lors des assemblées générales où sont prises lés décisions.

    Le passage de la polyculture a la monoculture a fait que l’avantage des livraisons à soi-même n’existait plus, l’éleveur spécialisé par exemple ne produisant plus l’alimentation, devait l’acheter à une autre exploitation, sauf à se regrouper au sein d’une coopérative dont les adhérents ne constituent fiscalement qu’une seule exploitation.

    La solution n’est donc pas un agrandissement des exploitations, ce qui ne fera qu’accentuer la crise, mais autant que possible un retour à l’exploitation familiale à taille humaine, où tous les œufs ne seraient pas mis dans le même panier, avec une concentration de ces exploitations au sein de coopératives où jouent pleinement les avantages de la livraison à soi-même, et surtout la solidarité du système mutualiste, à condition de respecter le
    principe de proximité.

    31.08 à 10h39 - Répondre - Alerter
    • Je suis tout à fait d accord pour sauver l agriculture française. Pourquoi une surproduction de fruits et légumes mûri en frigo pour jeter... Manger des cerises à Noël aucun intérêt gustatif. Les fruits et légumes ont une saison et apprécions les comme ça. Nous avons en France des agriculteurs une viande de qualité alors pourquoi acheter nouvelle Zélande, Espagne ou autres.... Rien ne vaut un achat chez un boucher ou un producteur. La qualité ça se paie. C est sur un kilo de tomates biscornu bien charnues et d une saveur d exception ça coûte entre 2 et 2€50 chez un producteur et la tomates du supermarché présente sur l étalage de janvier à décembre rempli de pesticides sans goût mais ma foi bien ronde et bien rouge à 0.99 voir 1.20 le kilo. Peu mais bon...

      12.09 à 23h23 - Répondre - Alerter
  • Tant que Monsieur Beulin sera à la tête de la FNSEA j’aurai beaucoup de mal à soutenir les agriculteurs : à la tête d’une entreprise qui bénéficie (honteusement) de privilèges fiscaux, "agriculteur" qui importe ses bêtes, et l’on voudrait nous faire croire que l’agriculture est en crise ! Si ce n’était pas aussi grave, ce serait une crise de rire !!!

    29.08 à 09h42 - Répondre - Alerter
  • La politique agricole est un leurre, a vrai dire elle n’existe PAS . ce sont des lobby qui décident en fonction de leurs intérêts . Ce qui s’appelle Une politique cela implique de gérer la qualité des produits et de l’alimentation humaine , l’alimentation dans des pays sous développés , l’ avenir des ressources ,.l’équité la justesse de la rémunération des paysans Une politique empecherai que les intérets de quelques uns ait raison sur l’intéret général .

    28.08 à 13h34 - Répondre - Alerter
  • L’exploitant agricole exploite. Et le paysan souffre. Toute la différence est là. Et pas seulement dans les mots, bien qu’ils expliquent tout le système

    28.08 à 13h20 - Répondre - Alerter
  • La politique agricole est un leurre, a vrai dire elle n’existe PAS . ce sont des lobby qui décident en fonction de leurs intérêts . Ce qui s’appelle Une politique cela implique de gérer la qualité des produits et de l’alimentation humaine , l’alimentation dans des pays sous développés , l’ avenir des ressources ,.

    28.08 à 13h11 - Répondre - Alerter
  • a la confédération paysanne et mr Marc Dufumier : analyse parfaite et très intéressante ; il faut que mr Le foll, le gouvernement entendent ce discours ; nous citoyens nous ne voulons pas de ces élevages intensifs, ces grands groupes, ces industriels, les grandes surfaces qui ne sont là que pour se faire du fric. Il faut que les aides financières aillent aux élevages traditionnels français, nous voulons des produits de qualité, des ventes en circuits courts, un respect du bien etre animal, un respect de l’environnement.

    28.08 à 13h01 - Répondre - Alerter
  • Cette agriculture intensive est à bout de souffle.
    Nous le disons depuis toujours mais c’est maintenant très clair, nous y sommes.
    Ces agriculteurs vont devoir comprendre qu’ils gagneront mieux leur vie en misant sur : la qualité, le bio, les circuits courts, ...

    28.08 à 01h13 - Répondre - Alerter
  • Moi je pense que l’on oublie une chose fondamentale dans le discourt : la réglementation.
    Beaucoup de producteur locaux, et surtout en élevage, aimeraient pouvoir abattre et préparer eux même la viande pour faire de la viande directe, certains arrivent à le faire mais la réglementation hygiène ne cesse de changer et donc les labo sont toujours en dehors des normes. Avant on tuais le cochon et la génisse comme ça, c’était préparé dans l’étable ou dehors sur une planche en bois prise contre le mur avec juste un coup d’éponge dessus histoire de dire et roule ma poule coupe moi tout ça. Et personne ne mourrai, au contraire, je reste persuadé (dans une certaines limite tout de même) que c’est plus bénéfique. L’homme DOIT être en contact avec les microbes pour vivre et s’immuniser. mon arrière grand mère va avoir 101 ans, elle a encore toute ça tête, peut encore se déplacer et pourtant elle a eu l’eau courante début des années 70, avant elle allait chercher l’eau au puis. On a trop de confort, on veut tout aseptiser, même les fromages au lait cru maintenant subissent un traitement thermique pour une majorité... Mais où va le monde ?
    Alors oui se qui est cité au dessus c’est bien, mais il faut aussi penser à alléger les réglementations, notamment en matière d’hygiène.

    27.08 à 22h17 - Répondre - Alerter
    • "Et personne ne mourrait". Sauf le cochon ou la génisse !!!
      Ha oui, j’oubliais que pour les éleveurs, un cochon ou une génisse, c’est personne. Juste de la viande...

      27.08 à 23h40 - Répondre - Alerter
      • Chipoteur, si tu avais lu mon commentaire juste en dessous du tien, tu n’écrirais pas ça

        .......L’agriculteur laitier aime son métier parce qu’il aime ses vaches, parce qu’il y a un contact avec chacune, parce qu’il connait chacune.
        L’agriculteur ne veut pas pour travail la programmation de robots, le suivi de la santé du troupeau sur un écran d’ordinateur.

        Arrêtez de vouloir gérer nos fermes à notre place, vous ne faites que les détruire et les faire disparaitre, vous faites souffrir nos animaux. Quand je regarde mon troupeau je vois des vaches, vous vous voyez des billets.

        28.08 à 12h49 - Répondre - Alerter
  • Pour sauver l’agriculture il faut déjà sauver l’agriculteur.
    Tous ces professionnels qui vivent de notre métier et qui se font une fortune sur notre dos,
    Tous ces traders qui font flamber les prix des céréales pour leur propre enrichissement,
    Tous nos représentants syndicalistes qui ne savent même plus où sont rangées leurs bottes, et qui vivent plus du syndicat que de leur ferme,
    Tous ces ronds de cuir qui nous pondent des normes sur le bien être animal et qui voudraient maintenant nous faire avoir des fermes surdimensionnées dans lesquelles nos animaux ne connaîtraient plus que le béton.

    L’agriculteur laitier aime son métier parce qu’il aime ses vaches, parce qu’il y a un contact avec chacune, parce qu’il connait chacune.
    L’agriculteur ne veut pas pour travail la programmation de robots, le suivi de la santé du troupeau sur un écran d’ordinateur.

    Arrêtez de vouloir gérer nos fermes à notre place, vous ne faites que les détruire et les faire disparaitre, vous faites souffrir nos animaux. Quand je regarde mon troupeau je vois des vaches, vous vous voyez des billets.

    A l’époque de nos parents il n’y avait pas 400 suicides agricoles par an et pourtant la souffrance physique était là. Maintenant c’est de la souffrance psychologique, du stress en permanence. Rendre des comptes sur tout ce qu’on fait. Tout noter, tout déclarer... le moindre médicament (à qui ? combien de temps ? quelle quantité ? pourquoi ?), le moindre kilo d’engrais (où ? sur quelle culture ? quand ?) le troupeau change de pâturage (quelle surface, combien de bêtes, combien de temps ?)
    Surveillance des cultures par photos satellite.

    Vous devenez tous fous !

    la course au fric tue votre bon sens.

    Arrêtez de penser à notre place, laissez nous faire, on a pas besoin de vous !

    27.08 à 21h58 - Répondre - Alerter
  • Ce ne sont pas des actions centrées sur l’agriculture qui vont régler le problème car le problème vient de la monnaie : la création de monnaie par les banques a fait perdre tout le pouvoir d’achat des revenus du travail ! Car la création monétaire des banques sont investies dans les biens durables, comme l’immobilier, et les actions. Et ce n’est pas qu’un peu : 800% par exemple entre 1980 et 2009 (cf la courbe http://www.agoravox.fr/actualites/e...) Or les prix n’ont pas augmenté de 800% ! Donc les revenus du travail ne peuvent même plus payer les charges, c’est bien ce que l’on voit partout... Lisez cela pour bien comprendre :
    facebook StopFausseMonnaie
    ou cela :
    facebook Initiative monnaie pleine

    27.08 à 18h16 - Répondre - Alerter
PUBLIER UN COMMENTAIRE

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

  • Se connecter
  • Créer un compte

publicité
publicité
publicité
Site conçu avec
publicité