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24-01-2014
Mots clés
Santé
Consommation

Perturbateur endocrinien : comment choisir un dentifrice sans triclosan

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Perturbateur endocrinien : comment choisir un dentifrice sans triclosan
(Crédit photo : patrickFeler - flickr)
 
« Terra eco » vous aide à décrypter les étiquettes des cosmétiques. Au tour du triclosan, présent dans les dentifrices, les produits moussants et certains déodorants.
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Où le trouve-t-on ? Cette substance est utilisée dans les produits de consommation courante depuis les années 1980. Elle est présente dans 10% des dentifrices vendus en France, nous apprend l’Institut Noteo qui a enquêté sur 15 000 produits en 2013. Selon une enquête de l’UFC-Que Choisir menée en mars dernier, le Colgate Total est de tous les dentifrices vendus en France celui qui contient le plus de triclosan. On le trouve aussi dans certains produits moussants et déodorants. Les controverses à son sujet ont toutefois conduit certains fabricants à l’abandonner petit à petit.

Comment le reconnaître ? Il est relativement simple de le reconnaître puisque seul le nom triclosan est utilisé sur les étiquettes. Mais cette substance se fait plus discrète que par le passé. « Il y a encore dix ans, on pouvait trouver des publicités indiquant que le produit vendu combat la plaque dentaire parce qu’il contient du triclosan. Depuis que les doutes s’accumulent et qu’on a retrouvé des concentrations importantes de ces substances chez l’être humain et dans le lait maternel, ces mentions ont cessé », indique Yannick Vicaire, chargé de la réglementation chimique au Réseau environnement santé (RES).

A quoi sert-il ? Ce produit est un biocide, il a la capacité de tuer les bactéries. Il est donc utilisé dans de nombreux produits comme antibactérien. A tort le plus souvent, selon Aurèle Clémencin, responsable scientifique de l’Institut Noteo, qui estime que « l’argument du pouvoir antibactérien du triclosan crée une impression de besoin qui est erronée ». Exemple avec le produit moussant qui traîne peut-être près de votre lavabo. « En dehors du milieu médical, un savon classique suffit largement pour l’hygiène des mains », estime Aurèle Clémencin. Et dans le dentifrice ? Non plus puisque « le triclosan est un antibactérien au spectre très large, il ne s’attaque donc pas spécifiquement aux bactéries spécifiques aux caries. »

Effets suspectés sur la santé ? Ils sont très nombreux. D’abord parce que cette substance est « bioaccumulable ». Késako ? « Elle va se stocker dans les graisses du corps humain d’où elle se diffuse ensuite peu à peu, ce qui crée une sorte d’exposition permanente », alerte Aurèle Clémencin. Or cette exposition pourrait nuire aux les fonctions reproductrices et thyroïdiennes, mais aussi altérer les fonctions musculaires et cardiaques et augmenter le risque d’allergies.

Bilan - Précautions d’usage ? Ce produit est tout sauf indispensable et les doutes sanitaires sont nombreux à son sujet. Conclusion : évitez-le. Impossible ? Retrouvez donc nos conseils ci-dessous pour mieux gérer vos cosmétiques.


  • Le b.a.-ba de la salle de bain :

Conseil numéro 1 : Cibler les risques. Il faut d’abord savoir que certains produits contiennent beaucoup plus de perturbateurs endocriniens que d’autres. Soyez plus attentifs aux étiquettes des vernis à ongles (74% d’entre eux contiennent au moins un perturbateur endocrinien), des fonds de teints (71%) ou du maquillage pour les yeux (51%). Viennent ensuite les démaquillants (43%), les rouges à lèvres (40%), les soins du visage (38%), les déodorants (36%), les dentifrices (30%) puis les shampoings (24%). Bien sûr, il faut redoubler d’attention pour éviter l’exposition des femmes enceintes et des enfants à ces produits. Si vous êtes équipé d’un smartphone, l’application Noteo vous aidera à faire ce décryptage : son système de notation sanctionne notamment les produits contenant des perturbateurs endocriniens.

Conseil numéro 2 : Le bio est sûr. Ensuite, sachez que si vous ne souhaitez pas éplucher les étiquettes, vous pouvez acheter des produits bios les yeux fermés. Ceux-là sont sans risque. Vous craignez que nos conseils vous coûtent un bras ? Lisez le conseil numéro 3.

Conseil numéro 3 : Changer d’habitudes. « Tout le monde sait qu’on peut manger bio sans dépenser plus à condition de manger autrement, en cuisinant plus soit-même par exemple. Eh bien, pour les cosmétiques, c’est pareil », note Yannick Vicaire, chargé de la réglementation chimique au Réseau environnement santé (RES). Pour l’hygiène quotidienne (shampoing, gel douche, dentifrice) il faut recourir à des produits simples et basiques, qui sont peu coûteux et contiennent moins souvent des perturbateurs endocriniens. Pour les produits de beauté (parfums, crèmes, maquillages), il faudra parfois choisir du bio pour éviter les substances nocives et donc y mettre le prix. « Il faut reconsidérer l’utilité de certains produits par rapport au risque encouru », encourage Aurèle Clémencin. Oui, cela veut dire qu’il faut accepter d’avoir la peau blanche quand on la protège du soleil.


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