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2-12-2015
Mots clés
Climat
Nucléaire
France
Tribune COP21

Je ne suis pas pronucléaire, je suis réaliste

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Je ne suis pas pronucléaire, je suis réaliste
(Crédit photo : Stefan Kühn - Flickr)
 
Si tout le monde devient décroissant, fermons nos centrales. En attendant… Pour Matthieu Auzanneau, expert en énergies fossiles, prétendre réduire nos émissions et notre voilure atomique, c’est risquer de booster le gaz naturel.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Matthieu Auzanneau est chargé de la prospective et du lobbying au Shift Project, think tank de la transition carbone.

Je ne suis pas pronucléaire, je suis « objecteur de croissance ». Et tant que les idées auxquelles je crois resteront ultraminoritaires, ma priorité en tant que militant écologiste, c’est le réalisme. J’ai récemment choisi de rejoindre The Shift Project, le think tank de Jean-Marc Jancovici, figure de l’écologie en France et néanmoins « nucléocrate impénitent », selon ses nombreux détracteurs. J’ai fait ce choix parce que Jancovici est avant tout un cartésien, et que quinze ans de journalisme m’ont appris que les écolos ne sont pas moins prompts que quiconque à se bercer d’illusions.

De quoi sommes-nous sûrs aujourd’hui ? Qu’on ne peut pas continuer comme ça, que nous devons de toute urgence nous libérer de notre addiction aux énergies fossiles, et que ce sera très dur. Tout le monde se réjouit aujourd’hui de voir s’effondrer le coût d’installation de l’éolien et du solaire. Beaucoup en concluent trop vite qu’économiquement la partie est déjà presque gagnée. Loin s’en faut. Le rapport « 100% renouvelables » récemment publié par l’Ademe est l’objet de critiques sévères. Sans rentrer dans des considérations trop techniques, il faut notamment lire les remarques de bon sens émises sur le site de Libération par Sylvestre Huet, journaliste respecté que l’on ne peut accuser d’être pronucléaire.

Les émissions par habitant en Allemagne sont toujours parmi les plus élevées d’Europe

La réalité, c’est que personne ne sait s’il est possible de faire tourner un grand pays comme la France en ayant seulement recours aux énergies renouvelables. L’Allemagne, avec sa fameuse Energiewende, n’est-elle pas en train de démontrer que c’est possible ? Non, trois fois non. Regardez les chiffres (pdf, p. 28) : depuis dix ans, les émissions de gaz à effet de serre de l’Allemagne ne baissent pas ! Ah si, pardon, elles ont un peu diminué en 2014. Mais seulement parce que l’hiver a été exceptionnellement doux…

L’Energiewende de l’Allemagne, c’est la sortie du nucléaire, d’accord. Mais ce n’est par la sortie du pétrole, encore moins celle du charbon et du gaz. L’Allemagne a jusqu’ici investi dans le développement des renouvelables à peu près autant que la France dans son programme nucléaire : 350 milliards d’euros, grosso modo. Moyennant quoi, les émissions de CO2 par habitant en Allemagne sont passées de 11,5 tonnes en 1995 à… 10 tonnes en 2014. Ce sont toujours parmi les plus élevées d’Europe. En France, grâce au nucléaire (que ça nous plaise ou nous), nous en sommes à 4,2 tonnes par habitant.

Les importateurs de gaz naturel se frottent les mains

Ce sont les importateurs de gaz naturel qui se frottent les mains. L’énergie de demain, hélas, a toujours été la moins chère. En l’absence de prix du carbone contraignant, le gaz naturel est en passe de s’imposer comme la voie royale de la transition, car c’est l’énergie la plus commode pour prendre le relais lorsque le vent ne souffle pas et le soleil se cache. Au point que l’Agence internationale de l’énergie prévient que le gaz naturel est bien parti pour s’imposer comme la principale source d’émissions supplémentaires de CO2 dans les années à venir. Au point que l’Allemagne vient de valider l’accroissement de la capacité de NorthStream, le gazoduc par lequel son gaz russe transite à travers la Baltique.

Si vous voulez pallier l’intermittence de l’éolien et du solaire sans recourir à du gaz et sans déployer de lourds systèmes polluants de batteries, il vous faut faire des barrages de stockage, des « STEP ». Et il en faut beaucoup, partout en France. Des structures d’une taille comparable à celle du barrage de Sivens…

L’échec de l’écotaxe devrait nous servir de leçon. Nous sommes dans un univers économique contraint et politiquement périlleux. Les implications économiques (et écologiques !) d’un développement massif des renouvelables doivent être rationnellement analysées, débattues et acceptées. Tant que de la sobriété ne sera pas au centre du débat et fera l’objet de toutes les tartufferies, prétendre que nous sommes capables de mener de front sortie du nucléaire et sortie des énergies fossiles restera, je crois, une grave erreur. L’urgence, c’est le climat.

(Au fait, connaissez-vous le bilan sanitaire officiel de Fukushima établi par l’UNSCEAR, l’ancêtre et le modèle du Giec ?)

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Chargé de la prospective et du lobbying au Shift Project, think tank de la transition carbone, et blogueur invité du Monde

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  • Bonjour,

    Votre article est bien argumenté et synthétique, sans entrer dans les détailles dans la manière de la gestion "politique" de ce dossier énergétique. Il y a d’un côté la technique mais cela n’est pas suffisant pour réaliser une transition "brutale" ou en "douceur".

    Je ne suis pas d’accord avec le réalisme de votre proposition sur la place du nucléaire.
    En effet, le dossier nucléaire qu’il soit civil ou militaire est couvert par le Secret défense.
    Donc, le Secret Défense empêche de réaliser un début de débat en France d’où le blocage des institutions pour remettre en cause des décisions prises il y a 40 ou 50 ans. Construire 4 à 5 réacteurs nucléaires par ans sur 11 ans, sans référendum à ce sujet.

    D’autre part la transition énergétique proposée par diverses associations, ne propose pas ouvertement de modifier les normes électriques : 250V, 50hz. Le gâchis des onduleur pour passer du courant continu en alternatif pour le photovoltaïque ou stabiliser et transformer l’électricité d’origine éolien. Les voiliers utilisent des systèmes
    différents que les normes terrestres.

    Le Nucléaire ne pas fonctionner correctement dans un monde à libre circulation de capitaux. Ainsi, l’Union Européenne n’est pas le cadre pour réaliser une transitions énergétique contraignante car les Nations des États membres n’ont pas les même types de consommation (géologique, géographiques, climatique, types d’activité). Cela nous mène dans cette catastrophe financière d’Areva et d’Edf a plusieurs dizaines de Milliards d’Euro.

    D’autre part, que soit le Gaz naturel, les pétroles, l’uranium ou le Charbon, le bois, les importations d’énergie engendrent généralement des régimes "autoritaires" différents des "régimes politiques occidentaux à pouvoir exécutif dominant" (1945-2016). Ainsi, la question énergétique devrait aussi aborder le côté de la domination du Néolibaralisme.
    Jamais cette questions est abordée officiellement. Tout objet et tout corps vivant sont-ils marchandisables et/ou privatisables ? Si oui alors c’est un retour d’un nouveau type de régime féodal ou les "concepts des affaires Publiques et de la République" disparaissent.

    En France, un parti politique propose des solutions pour démondialiser le Néolibaralisme. C’est le Parti de la Démondialisation (Pardem). Avec une reprise en main de la souveraineté monétaire et économique des Nations par les États avec en parallèle le respect des droits des Citoyens. Car, la situation de chômage est l’élément structurant du Néolibaralisme. Le chômage et la précarisation de la société n’est pas NORMALE. Ce qui est normale c’est le pleine-emploi avec des accords internationaux menant à de la Coopération entre les États sous les principes rénovés
    de la Charte de la Havanne de 1948 (jamais appliqués).

    17.05 à 19h27 - Répondre - Alerter
  • Je suis pour le nucleaire car j´espere que nous aurons aussi notre chernobyl en France.

    Peut etre qu´un Breivik ou un islamiste un peu plus degourdi que les bouchers de Paris, finira par nous sauver du train train deletere ou nous pousse la societe industrielle nuclearo-petrolo-militaro-pesticide. Je pense que c´est une esperance maintenant raisonnable.

    Je prefere effectivement pouvoir finir mes jours en chassant le sanglier meme radioactif, plutot que de vivre dans ce monde surpeuple pourri par l´automobile et manger du Tofu en regardant Aymeric Caron sous une moustiquaire pour eviter de choper Zika.

    Ceci dit, je pense que tout le monde peut faire comme moi et conssommer peu d´electricite et tendre vers l´autarcie. Ensuite ce que ne dis pas Mathieu Auzanneau qui est tombe sous le charme de son patron Jancovici, c´est que des batteries, il en existe des peu polluante et lourde, les nickel fer d´edison.

    Elles sont vendu au Canada, aux Usa et en Chine, mais pas en Europe. C´est le futur du solaire. Elles sont ultra robuste (elles encaissent les chocs, elles sont facile a entretenir et ont une longevite inegales, elles sont d´ailleurs encore employe pour cela.).

    Le probleme c´est que l´on veut nous vendre du lithium parce qu´on veut nous vendre de la portabilite. Mais moi, ce qui compte, c´est le volume qui entre dans ma cave, apres si ca pese une tonne ou dix kilo, je m´en fous.

    Qui va enfin de bouger pour essayer d´importer ca en France, que l´on se coupe une bonne fois pour tout de ce reseau de merde sans avoir recours au plomb ou au lithium ?

    Par ailleurs, quand le soleil ne brille pas, il y´a du bois et il existe un maximum de chose qui ne devrait plus dependre de l´electricite (chauffage, eau chaude, cuisine). Le tout electrique, c´est fini !

    On couinera qu´il y ´a pas assez de bois, et c´est vrai qu´on est trop nombreux en France, mais quand on voit toute les surfaces ou l´on pourrait laisser pousser des arbres dans notre pays, ce qui permettrait en plus de stocker du Co2, on a vraiment le vertige. Il suffit de voir la tronche de la beauce et des regions agricoles. Quelle horreur ! En plus ca augmenterait le productivite des cultures selon la tres sainte INRA. Alors qu´est ce qu´on attend, au lieu de nous rechauffer le nucleaire qui fait faillite.

    Parce que Mathieu oublie une chose, le nucleaire n´est pas rentable. Lui qui comprend le concept d´EROI, il devrait comprendre que dans une societe ou l´offre de petrole pas cher est limite, l´industrie nucleaire, trop complexe, couteuse en materiau, transport, etc, n´est pas rentable et ne peut que s´effondrer.

    Et c´est exactement ce que l´on constate aujourd’hui. Je le croyais plus intelligent que Janco... mais non. A moins qu´AREVA distribue encore ses derniers billets. Mais la, le timing pour tourner sa veste est vraiment pas terrible-

    17.05 à 02h28 - Répondre - Alerter
    • article wikipedia

      Nickel–iron batteries have long been used in European mining operations because of their ability to withstand vibration, high temperatures and other physical stress. They are being examined again for use in wind and solar power systems where battery weight is not important.

      Many railway vehicles use Ni–Fe batteries.[9][10] Some examples are London underground electric locomotives and New York City Subway car – R62A.

      The technology has regained popularity for off-the-grid applications where daily charging makes it an appropriate technology.[11][12][13]

      Visiblement pas en France en tout cas. Remarque ; duree de vie, jusqu´a cinquqnte ans.. Entretien minimum, resiste a des modes operatoires peu soigneux et a la plupart des contraintes physique. Peut etre beaucoup plus facilement recycle que toutes les autres batteries car de conception robuste et utilisant des materiaux a la toxicite faible et facilement manipulable (pas comme la batterie en plomb qui fuit dans la cave et va contaminer votre puit).

      Pourquoi doit on suivre Bollore et son Lithium ?

      17.05 à 02h43 - Répondre - Alerter
      • Systeme forestier francais, productivite a l´ha entre 5 et 25 tonnes de matiere seche par an. Disons qu´on en recolte que 5.
        Une stere de bois donne 2000 kwh, donc une tonne de matiere seche en donne environ 4000, donc si on compte que la france a 55 milions d´ha et qu´on boise tout ce qui ne sert pas a produire du ble, c´est a dire la majorite du territoire, on obtiendrait 55 * 5 * 4 terrawh soit un bon millier contre 489 de conssommation electrique totale francaise (pas besoin de parler d´efficacite et de conversion en electricite, ca sera pas plus difficile de changer nos machines, surtpout nos mode de chauffage, que de fabriquer des EPR)

        Donc l´ordre de grandeur montre que si on est assez intelligent pour ne pas continuer a ceder aux chantages des nuclearistes, nous ne degringolerons pas l´age des cavernes humides (de toute facon y´en a pas assez pour tout le monde) et que l´on peut tres bien reorganiser notre societe autour d´une conssommation raisonable d´energie renouvelable, avec une base bois solide, au lieu d´investir et de perdre tout notre capital dans d´hypothetqiue EPR.

        On a meme route au bois pendant l aguerre et il y´a plein d´ingenieur au chomage qui se feront un plaisir de remodeller nos machines, si necessaire.

        Mieux vaut mettre du capital dans une reforestation massive des especes inutilises, une exploitation delocalisee et artisanale qui sera bien plus efficace energetiquement et socialement (creera du boulot pour tous les petits proprietaire de bois).

        Parcontre investir dans le nucleaire, c´est vraiment l´aventure. Mais il y´aura toujours des imbeciles pour croire que l´on pourra mettre le soleil dans une boite et alimenter 9 milliards d´individus avec des voitures electriques.

        17.05 à 03h11 - Répondre - Alerter
  • Thierry Caminel : autres "réalistes"

    Merci Mathieu pour ce "coming out". Peu nombreux en France sont les personnes ayant une certaine visibilité, écologistes, décroissantes, et ayant changé d’avis sur le nucléaire. C’est un peu moins vrai dans les autres pays. Voici ma liste de ce ’club’ :

    Stephen Tindale (ex-secrétaire général Greenpeace GB)
    Patrick Moore (cofondateur de Greepeace)
    James Lovelock (scientifique, auteur de l’Hypothèse Gaia)
    Hugh Montefiore (cofondateur Amis de la Terre GB)
    George Monbiot (journaliste de l’environnement)
    Chris Goodall (Green Party activist)
    James Hansen (physicien)
    Paul Erlich (biologiste)
    Christie Whitman (ex directrice EPA)
    Jared Diamond (biologiste, auteur)
    Noami Oreskes (auteur, historienne des sciences)
    David MacKay (physicien, auteur de ‘Energy without Air’ )
    Mark Lynas (activiste, auteur)
    Jesse Jenkins (Breakthrough Institute)
    Carol Browner (Director Office of Energy and Climate Change Policy)
    et .... Matthieu Auzanneau (Journaliste, lobbyiste)

    Le titre de ton article ressemble fortement à une citation de David MacKay, l’auteur de l’excellent livre "Sustainable Energy — Without the Hot Air". (http://www.amides.fr/)
    Il y écrit (§24) :

    "Surtout, ne vous méprenez pas sur mes intentions : je ne cherche pas à être pro-nucléaire. Je suis juste pro-arithmétique."

    Mais je suppose que tu le savais !

    16.01 à 02h50 - Répondre - Alerter
  • Monsieur Auzanneau,
    ce lien vers un journal chinois, à propos du nucléaire en Chine. Il est plus clair que les articles des journaux français à ce sujet.
    http://french.peopledaily.com.cn/Ec...
    Les Chinois sont encore très loin en moyenne d’avoir le niveau de vie des Français. Leurs dirigeants (où il y a des ingénieurs au plus haut niveau, ce qui n’est pas le cas dans notre pays) ont compris, parce qu’ils sont réalistes, ce que n’arrive toujours pas à comprendre la classe médiatico-politique en France qui ne l’est pas, la relation étroite entre croissance et quantité d’énergie disponible. Il y a très probablement un lien entre la décroissance de notre consommation énergétique, la décroissance de plus en plus visible de notre richesse et la croissance des soubresauts de notre société.
    Ils ont compris également qu’ils doivent leur croissance au charbon, mais que celui-ci atteint maintenant ses limites de production. Ils constatent aussi ses graves inconvénients environnementaux. Parce qu’ils sont réalistes, ils préparent donc le remplacement progressif du charbon par d’autres sources d’énergie. Parce qu’ils sont réalistes, ils savent qu’on ne peut miser uniquement pour l’électricité sur des sources intermittentes, et que leur hydraulique va également atteindre bientôt ses limites. Ils font donc une large place au nucléaire.
    S’ils arrivent à respecter leur programme, ils auront donc en 2030 la plus importante production d’électricité nucléaire au Monde.

    8.12 à 10h56 - Répondre - Alerter
    • Bonjour M. La Bruyère,

      J’ai lu avec consternation vos commentaires et vous sources.
      Les trolls anonymes sont légion quand il s’agit du nucléaire.
      Auriez-vous la délicatesse de préciser qui vous êtes et d’où vous parlez ?

      Baptiste Rabourdin, ingénieur en physique, décroissant et négaWatteur.

      9.12 à 00h12 - Répondre - Alerter
      • Monsieur Baptiste, vous êtes consterné dites-vous ! Mais plutôt que de procédez à des attaques ad hominem ou à dire aux contradicteurs qu’ils sont des trolls ou des suppôts des lobbys, ce qui est une ligne de défense presque automatique dans les milieux antinucléaires, dites moi donc où vous n’êtes pas d’accord et pourquoi. Je suis ingénieur tout comme vous, avec des dizaines d’années d’expérience dans le domaine de l’énergie, et une bonne connaissance des techniques correspondantes. J’ai déjà précisé à Médocain, qui me voit comme un suppôt d’Areva, même technique que vous, que je n’avais aucune attache ni professionnelle, ni d’intérêt avec les milieux nucléaires, sauf que je m"intéresse à ce sujet comme aux autres , et que j’ai passé beaucoup de temps à discuter avec de véritables spécialistes de la question pour mieux la comprendre, ce que à mon avis vous devriez faire aussi, après vous être débarrassé de vos préjugés.

        9.12 à 12h34 - Répondre - Alerter
        • Cher Monsieur Durand
          Oui cher Bernard.
          Etait-il si difficile de décliner publiquement votre patronyme comme je vous y invitais sans attaque ad hominem.

          Il a fallu que je me débrouille comme un grand pour retrouver à qui était associé le mail que vous utilisez.

          "Bernard Durand est spécialiste de géologie et géochimie pétrolières. Directeur de la Division Géologie-Géochimie et membre du conseil scientifique de l’Institut français du pétrole (IFP), puis Directeur du Centre d’exploration de l’École nationale supérieure du pétrole et des moteurs, il a également présidé le comité scientifique de l’European Association of Petroleum Geosciences."

          Moi personnellement, j’aurais aimé que le lobby pétrolier avance à visage découvert...

          Sans rancune !

          10.12 à 11h03 - Répondre - Alerter
          • Monsieur Rabourdin, il y a peu vous me classiez comme faisant partie du lobby nucléaire, me voilà à présent un suppôt du lobby pétrolier. Je n’ai jamais fait partie d’aucun lobby et je ne le ferai jamais. Du fait que vous vous revendiquez négawattien, dois-je pour autant conclure que vous faites partie du lobby antinucléaire ? Ingénieur physicien et décroissantiste, çà ne dit rien de votre passé professionnel, ni de vos compétences particulières dans le domaine de l’énergie.
            Les lobbys ne m’intéressent absolument pas. La démarche du lobbyste consiste a essayer de convaincre (d’arnaquer ?), par intérêt ou pire, par conviction, en tordant les faits. Je reproche à négaWatt non sa démarche, que je juge positive, mais son manque d’impartialité et de rigueur dans la quantification. Je reproche également l’attitude qui consiste à faire valider une démarche par les médias, qui ne sont capables d’aucune analyse sérieuse, au lieu d’entrer dans une démarche contradictoire avec les scientifiques qui contestent leurs résultats. L’ADEME, une agence nationale pourtant, c’est un comble, vient de procéder de la même manière avec son dernier rapport.
            Cela étant dit, vous auriez pu entrer dans la discussion en me disant où vous n’étiez pas d’accord avec moi ? Vous ne l’avez toujours pas fait.

            10.12 à 18h51 - Répondre - Alerter
          • purée, mais c’est pas possible de se parler sans se diffamer d’emblée ?...
            Miséricorde...

            14.12 à 15h31 - Répondre - Alerter
            • Désolé Matthieu,

              Je demandais à la personne de décliner son identité. Elle a "omis" de le faire ce qui est un manque de respect complet sur les forums.

              On peut désapprouver la méthode. Moi personnellement j’en ai assez des gens qui "polluent" les forums. Les arguments de La Bruyère ont été débattus plus bas par Medocain. Sortir une "étude" de l’ambassade pour pronostiquer l’essor du nucléaire en Chine, c’est honnêtement n’importe quoi.

              Je profite également de cette "altercation" pour expliquer la différence entre un lobbyiste et un militant. L’argent a ce pouvoir incroyable de d’inciter à dire, à faire voire à penser des choses que nous n’aurions pas spontanément fait, dit et pensé.

              Il se trouve que je ne suis pas "salarié" de negaWatt... c’est même plutôt le contraire... Cela me coûte une adhésion.
              Un lobbyiste, dans son acceptation commune, est quelqu’un que l’on paye pour propager une idée qui n’est pas la sienne.

              Contrairement aux apparences, je suis tout à fait ouvert au débat "scientifique". Mais quand je vois les échantillons, les bonnes réponses d’autres intervenants sur ce fil, j’avoue à ma grande honte être un peu fatigué à l’idée de rentrer dans la joute. Si vous n’êtes pas capable de considérer que les prédictions de l’ambassade... ce n’est pas scientifique, on ne part pas du même pied.

              Si vous souhaitez un argument sur l’indigence du nucléaire à répondre aux enjeux énergétiques, je vous propose de répondre aux arguments mentionnés ci-dessous (sur la contribution réelle de cette énergie dans les économies de CO2... peanuts !) puis de nous expliquer pourquoi AREVA a dégringolé, EDF sorti du CAC40 et tous ces Anglais qui commencent à demander des "comptes" sur les gabegies à venir.

              Sorry Matthieu !

              14.12 à 22h01 - Répondre - Alerter
              • puissance & énergie... ce gigantesque & inquiétant plan officiel de développement nucléaire chinois est tout ce qu’il y a de plus sérieux. Mais si vous avez d’autres sources que le gouvernement chinois pour démentir...
                "décliner son identité" : vous voulez l’assigner à résidence ? Bernard Durand, votre Arlésienne, est ancien directeur de l’école nationale supérieure de géologie de Nancy. Si tous les forums pouvaient être "pollués" par des personnes de sa qualité...
                Lobbying : comme disaient doc & difoul, "ce n’est pas [forcément] sale". Tandis que tout le monde se gargarise désormais du "prix du carbone", ferrailler à Bruxelles et ailleurs depuis plus d’un an pour inciter à ce que l’EU ETS devienne autre chose qu’une grosse blague est très instructif, je vous l’assure, et j’espère pas totalement inutile... En plus, c’est payé par de méchants industriels (sans lesquels faudra convaincre ma voisine de vivre tout autrement), le pied !
                Si ça continue, ce thread va me faire renoncer moi aussi à la mesure, à la nuance, etc. Mais pas au réalisme, en tout cas.

                15.12 à 06h15 - Répondre - Alerter
              • @Baptiste Rabourdin, à Médocain, qui essaye désespérément de me faire passer pour un lobbyste d’Areva, avez-vous demandé de décliner son identité ? Cela ne semble pas dans ce cas vous choquer le moins du monde ! Et vous même, avez-vous donné les informations sur vos compétences personnelles et votre parcours professionnel que je vous demandais. Je vous ai aussi demandé de préciser en quoi exactement vous n’êtes pas d’accord sur le fond de mes propos, ce qui permettrait d’entamer une véritable discussion. Rien de tout cela, mais vous continuez à suggérer que je suis payé par un lobby ! Tout cela révèle un parti pris, et non un souci d’objectivité.
                En ce qui concerne la Chine, j’ai donné un lien vers un journal Chinois, qui confirme les informations données par l’Ambassade de France en Chine. Et pourquoi d’ailleurs selon-vous une Ambassade donnerait-elle des informations inexactes ? Décidément, vous êtes un homme à préjugés !
                Les informations des agences de l’énergie vont dans le même sens. Mais si vous avez des sources autres, donnez les !
                En ce qui concerne la capacité du nucléaire à lutter contre les émissions de CO2, elle est pourtant évidente. Des 10 plus grands pays producteurs d’électricité au monde, la France est celui dont les émissions de CO2 au kWh sont les plus faibles, et elle le doit principalement à son nucléaire. Et la comparaison avec l’Allemagne, qui émet actuellement environ 8 fois plus de CO2 au kWh que la France, n’est guère flatteuse pour l’Allemagne ! Si vous ne me croyez pas, allez au moins vérifier sur le site de l’Agence Internationale de l’Energie.
                110 GW, avec un facteur de charge possible d’un peu plus de 90 %, n’en déplaise à Médocain, qui le sait parfaitement mais essaye de noyer le poisson, c’est en chiffres ronds 900 TWh d’électricité (soit pas loin de deux fois plus que la production électrique française. Produits avec des centrales à charbon chinoises, cela représenterait des émissions annuelles de CO2 d’ environ 800 millions de tonnes ! C’est à peu près la production de CO2 annuelle actuelle de l’Allemagne toutes sources confondues !
                Si vous êtes si préoccupé que çà par les émissions de CO2, croyez-vous qu’en France la politique soutenue par NégaWatt, qui consiste à remplacer nos centrales nucléaires par des éoliennes et du solaire, soit le meilleur moyen pour la France d’atteindre les objectifs de la COP 21 ?

                15.12 à 10h31 - Répondre - Alerter
                • Je suis désolé de ne pouvoir m’attarder plus longtemps sur ce fil de discussion. Les modalités ne me plaisent pas non plus. Je suis porté à croire que cela est lié à cette "virtualité" des échanges. J’ai peut-être une responsabilité et je m’en excuse.
                  Je regrette effectivement que Medocain ne dise pas d’où il parle.

                  Ce que vous reproche, M Durand, c’est le ton péremptoire que vous avez adopté : "Les Chinois sont des gens réalistes, leurs dirigeants ont des ingénieurs eux, la croissance c’est bien" et autres poncifs que je peux lire dans n’importe quel media addict à la croissance, au toujours plus et à la compétition économique, le péril jaune. Désolé je ne marche pas/plus. Et cela dépasse le cadre "scientifique".

                  Vous vous permettez aussi de glisser des allusions sur les "compétences". Parfois je me dis que j’ai au moins cette chance d’être sorti d’une "grande école" d’ingénieur car aux yeux des défenseurs du nucléaire, j’ai souvent observé une méthode de disqualification d’office.

                  Je me permets de vous mettre le lien vers le rapport de M. Schneider (par exemple) : http://www.worldnuclearreport.org/-2015-.html qui démontre je pense que l’on peut maîtriser un sujet sans sortir du corps des Mines.

                  A la page 67 du PDF, il y a un tableau qui mentionne certains projets Generation III+ en Chine. Mon propos, classique, est de répeter que l’industrie nucléaire a souvent fonctionné avec des "effets d’annonce" qui fonte les unes de journaux (ou d’ambassade ;-) tandis que les démentis finissent dans la rubrique "Faits divers". Il y a également un chapitre sur ce sujet dans le rapport sus-mentionné.

                  J’ai pu répondre longuement à Matthieu ailleurs donc je ne veux pas m’acharner. Viendra le temps des breuvages pourquoi pas avec M. Durand pour éviter toute réaction en chaîne non maîtrisable...

                  15.12 à 12h56 - Répondre - Alerter
                  • Monsieur Rabourdin, je vous remercie pour l’envoi du rapport de Mycle Schneider. C’est par là que vous auriez dû commencer. Je n’ai jamais mis en doute vos capacités à lire ce type de rapport. Je vous ai simplement demandé de me préciser, non pas votre niveau d’études, mais votre compétence et votre parcours professionnel, pour me faire une idée de votre expérience concrète de ce sujet. Vous ne l’avez toujours pas fait.
                    D’autre part, il me paraît symptomatique de vos a priori que vous n’ayez pas relevé les propos et les méthodes de Médocain.
                    Pour en revenir au sujet initial, les 110 GW de nucléaire en Chine en 2030, peut-être aurez-vous observé que les chiffres du rapport de Schneider concernant les réacteurs déjà en opération et ceux en construction sont à peu près les mêmes que ceux de l’Ambassade de France et du journal Chinois. Que Mycle Schneider essaye de démontrer que la Chine n’ira guère plus loin çà paraît normal, c’est un antinucléaire de métier, dirais-je. Mais il y a d’autres opinions que celles de MS, et peut-être pourriez-vous diversifier un peu vos lectures.

                    Je vous ai proposé un sujet de discussion : voir en quoi le fait de développer en France l’éolien et le solaire et brider le nucléaire, comme le prévoit la Loi sur la transition énergétique, permettra à la France de réduire ses émissions de CO2 comme le prévoit la COP 21.

                    15.12 à 15h19 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,

    Je ne suis pas pronucléaire, je suis journaliste spécialisé énergies renouvelables et je vis en Allemagne. J’aimerais bien que vous citiez vos sources sur les chiffres que vous donnez concernant ce pays.

    D’après les miennes, en l’occurrence le ministère fédéral de l’économie, l’Allemagne a investi 216 Milliards d’euros entre 2000 et 2014, en majorité pour l’électricité renouvelable mais aussi pour la chaleur renouvelable. Le soutien aux renouvelables a vraiment démarré en 2000. Ainsi même en comptant large, l’Allemagne a investi plutôt de l’ordre de 250 Milliards d’euros dans les renouvelables, électricité et chaleur, depuis 1995 et pas 350 milliards d’euros. Elle a aussi créé grâce à cela 380 000 emplois. Combien pour le nucléaire à 350 milliards d’euros ?

    Venons-en aux émissions de CO2. D’après le ministère fédéral de l’Environnement cette fois, les émissions de gaz à effet de serre (CO2+autres GES) sont passées de 13,7 tonne par tête en 1995 à 11,8 tonnes en 2013. Les émissions du pays ont baissé en 2014 par rapport à 2013, en partie seulement grâce à un hiver doux, mais aussi grâce à la baisse de consommation d’électricité, à la pénétration accrue des énergies renouvelables, aux mesures d’efficacité énergétique. Les émissions ont donc baissé entre 2 et 2,5 tonnes d’eq. CO2 par tête entre 1995 et 2014. L’Allemagne a déjà diminué de 27 % ses émissions depuis 1990 et fait ce qu’elle peut pour respecter son objectif de -40 % d’ici 2020, malgré sa sortie du nucléaire.

    Le gaz naturel enfin. Le gaz sera très certainement une énergie de transition pour l’Allemagne, où la sortie du charbon est sur le point de commencer (lire mon livre : Transition énergétique, Comment fait l’Allemagne, Ed. Les Petits Matins). Mais l’ambition de l’Allemagne est aussi de s’alimenter en partie, voire complètement à long terme, grâce au gaz d’origine renouvelable. Cela implique le biométhane issue de différentes sources (stations épuration, méthaniseurs industriels ou agricoles, etc.) mais aussi le gaz de synthèse produit grâce à l’électricité renouvelable, via les techniques de Power-to-gas. Il y a plus d’une vingtaine de pilotes industriels Power-to-gas en service en Allemagne et je peux vous dire que le sujet est pris très au sérieux par tous les grands industriels du pays : Siemens, E.on, RWE, Linde, Audi pour ne citer qu’eux.
    Mais une part significative de gaz renouvelable dans le réseau n’est envisageable que si l’on diminue drastiquement les besoins. C’est pourquoi la transition allemande entend aussi diviser par 2 la consommation d’énergie du pays.

    La transition allemande commence seulement à monter en puissance, à présent que le débat sur le nucléaire est définitivement clos et que les renouvelables ont atteint un niveau de compétitivité suffisant. Il est donc un peu tôt pour en tirer des jugements définitifs comme vous le faites.

    Bien à vous

    Vincent Boulanger
    Twitter : @TransitionAllem
    http://www.lespetitsmatins.fr/colle...

    5.12 à 22h55 - Répondre - Alerter
    • Bonjour Vincent,
      Ma source sur l’évolution des émissions est Agora (c’est marqué sur le graphe).
      J’ai apprécié votre livre. Vous connaissez indubitablement bien mieux le sujet que moi. Il ne vous aura pas échappé que l’energiewende suscite en Allemagne aujourd’hui plus de questions que jamais, et pas seulement chez ses adversaires.
      Je ne fais de "jugement définitif", je me contente de poser une question légitime :
      la France a-t-elle les moyens de sortir du nucléaire ET des énergies fossiles, sans devoir abandonner l’un de ces deux objectifs en chemin voire les deux, parce que le plan aura été bâclé (il le demeure aujourd’hui, à mon sens, économique, politiquement, techniquement et... écologiquement) ?
      Ma question est simplement un appel au débat et au réalisme (on s’en fout bien de ce que je pense).
      Maintenant que nous avons le pacte de Paris, l’écologie politique ne peut se plus se permettre de refaire le coup de l’"Ecotaxe".
      Moi j’en ai soupé du wishful thinking.
      Et pour avoir pondu une histoire du pétrole, je ne suis pas le plus mal placé pour proposer un reality check : la puissance (économique, politique, militaire) a une relation compacte avec l’énergie dont une nation sait disposer. Dénouer cette intrication demandera plus que des voeux pieux. EROEI, impératif de croissance, acceptabilité, etc. etc. etc. : nous connaissons tous les pièges de la transition. Regardons-les en face, c’est tout ce que je dis.
      Sincèrement.
      M.

      14.12 à 13h08 - Répondre - Alerter
  • Pourquoi l’action EDF s’effondre t-elle en bourse ?

    1-EDF perd des clients tous les jours car le nucléaire est plus cher que les autres sources d’énergie électrique

    2-le bilan de l’entreprise est complètement déséquilibré :
    sur le bilan total de 268 milliards on compte 128 milliards d’immobilisations corporelles, je ne connais pas le détail de ces 128 milliards

    et EDF n’est pas prêt de le communiquer car ce sont en majorité des centrales nucléaires dont la valeur vénale est en fait négative !

    Le nouvel Enron est en France

    http://www.boursorama.com/bourse/pr...

    EDF attention danger , le prochain dossier= cela va être difficile d’éviter la faillite en pleine campagne présidentielle

    nota:je n’ai pas d’action , ni de position sur cette "valeur"

    5.12 à 15h16 - Répondre - Alerter
  • Bonjour Matthieu, et merci pour cette tribune intéressante.
    Certains arguent que l’énergie nucléaire n’est qu’artificiellement bon marché, puisqu’elle ne prend pas en compte le démantèlement à venir des centrales obsolètes. Que leur répondez-vous ?

    4.12 à 09h38 - Répondre - Alerter
    • qu’il y a un grand débroussaillage méthodologique à faire sur ces questions. c’est l’un des objets de cette tribune, et l’un des prochains objectifs du Shift Project, pour lequel je travaille.
      > Le coût du nucléaire grimpe, car on lui demande bc plus de garanties de sûreté que lorsqu’on a construit les 1ères centrales, et c’est très bien. Le tarif d’achat de l’élec de l’EPR anglais d’Hinkley Point est négocié à environ 127 euros/MWh + inflation. Ce qui n’empêche pas le gouvernement conservateur de continuer à soutenir un projet "pas donné", mais néanmoins jugé solide afin de produire de grandes quantités d’énergie non-carbonée. En 2012, la cour des comptes avait estimé Flamanville entre 70 et 90 euros le MWh. Il y a de nombreux surcoûts qui se profilent depuis...
      > Le coût des EnR non pilotables (éolien & solaire) s’est effondré ces dernières années, grâce à une combinaison de progrès techniques, de gains de rendement d’échelle et de dumping de la part de la Chine. Le pv & l’éolien sont aujourd’hui autour de €80/MWh, et baisseront sans doute encore. Mais le coût (économique, mais aussi écologique) de la gestion de l’intermittence demeure incertain.

      15.12 à 07h15 - Répondre - Alerter
  • Sans même parler des travaux de l’Ademe, de Negawatt et de la Cour des Comptes sur le nucléaire, on ne peut ne pas vouloir choisir entre la peste et le choléra. Et comparer l’Unscear au GIEC c’est très très limite : comme l’OMS, l’Unscear est lié à l’Agence internationale de l’énergie atomique, et leurs estimations des conséquences de Tchernobyl et de Fukushima sont notoirement sous évaluées. Matthieu, por favor, refais plutôt du journalisme ! http://www.rtbf.be/info/societe/det...

    3.12 à 21h08 - Répondre - Alerter
    • "notoirement" ? selon qui ? por favor, je ne suis pas perdreau de l’année.
      Marrant comme dans un cas, quand le Giec fait la synthèse de la littérature scientifique, les complotistes sont ceux qui n’y croient pas, et comme dans le cas de l’Unscear qui fonctionne rigoureusement selon les mêmes principes, c’est l’inverse.
      Et marrant comme lorsqu’à l’occasion de l’anniversaire de Fukushima (du tsunami aussi, un peu, mais passons) aucun de mes anciens confrères journalistes, à 1 ou 2 exceptions près en France, ne fait ne serait-ce qu’ETAT de l’existence du bilan, à tout le moins de référence, auquel parvient les spécialistes de l’Unscear (en faisant j’insiste le bilan de la littérature scientifique existante). Pourquoi ? Parce que chacun de mes anciens confrères ont fait le job, et que la messe est dite, qu’il est avéré sans l’ombre d’un pli que l’UNSCEAR et l’OMS sont pervertis par on ne sait quelle officine. Je ne demande qu’à lire ces enquêtes, vraiment (et pas les habituelles arguments d’autorité, sur le mode du "vous savez bien").
      L’Unscear dit que les doses ont été "faibles à trop faibles" (selon la nomenclature sanitaire) pour avoir un impact décelable.
      Oui, heureusement que le vent soufflait ce jour-là dans le bon sens ! N’empêche :
      au nom de quelle logique se permet-on d’oblitérer purement et simplement ce bilan ?
      Prenez le temps d’ouvrir ledit rapport de l’UNCEAR, regardez la bibliographie, etc..
      Et dites-moi au nom de quoi disqualifier ce travail au point de ne même pas en considérer l’existence.
      Por favor.

      3.12 à 21h44 - Répondre - Alerter
  • Le nucléaire est-il nécessaire à la lutte contre le dérèglement climatique ? Il semblerait que non : http://decrypterlenergie.org/produc...

    3.12 à 19h43 - Répondre - Alerter
  • L’avantage du nucléaire en France :c’est le prix de l’électricité , le plus bas d’Europe !

    Mensonge écoeurant mis à jour depuis que RTE est obligé de communiquer , heure par heure , le prix de l’électricité de gros en Europe

    http://www.rte-france.com/fr/eco2mi...

    il n’y a pas de prix aujourd’hui , mais vous pouvez regarder celui d’hier en cliquant sur le jour puis l’heure
    comme presque tous les jours le prix de la France est très supérieur à celui de l’Allemagne et des Pays-Bas :
    vous comprenez maintenant pourquoi l’industrie française ferme ?

    3.12 à 15h46 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,
    passons sur qui est ou non pronucléaire, je m’étonne que des gens comme Huet n’assument pas leur engagement en faveur de l’atome, ce n’est quand même pas être nazi ou assassin de vieilles dames, mais occupons nous du fond, c’est bien là l’important...

    Il apparait que la discussion concerne seulement la France, c’est très étonnant dans la mesure où la plupart des arguments (pour ou contre) sont mondiaux : le co2 comme le nuage de Tchernobyl ne s’arrête pas aux frontières...

    Ceci dit, la part du nucléaire n’est peut être pas infime en France mais elle ne couvre quand même que 16% de la consommation d’énergie. Le trio pétrole-gaz-charbon étant lui à près de 75%. Eh oui, EN FRANCE, comme ailleurs, les énergies carbonées se taillent la part du lion. On peut - on doit - le regretter, mais c’est la réalité.

    Mais que va-t-il se passer dans les années à venir ?
    Il faut absolument avoir à l’esprit une donnée cruciale : la France (ou plutôt ses prétendues "élites") a construit 58 réacteurs en quelques années. Depuis, on nous bassine avec le fait que c’est un "exploit" extraordinaire, ce qui n’est d’ailleurs pas faux sur le plan industriel, mais la vérité est qu’il s’agit d’un piège terrible... même du point de vue pronucléaire.

    En effet, cet "exploit" revenait à programmer pour 30 ou 40 ans plus tard - nous y arrivons - une situation inextricable : tous les réacteurs arrivent ensemble en fin de vie. Certes, EDF a lancé son opération de rafistolage pompeusement baptisée "grand carénage" mais le budget (annoncé à 55 milliards... seulement !) va exploser (comme toujours dans le nucléaire), les chantiers ont déjà commencé à déraper, et de toute façon cela ne transformera pas de vieux machins délabrés en réacteurs flambant neuf.

    Tout au plus EDF peut-elle gagner un peu de temps, sans pour autant pouvoir (et c’est tant mieux !) remplacer ces vieux réacteurs par de nouveaux : d’abord, Areva et EDF s’avèrent incapables de construire UN pauvre réacteur (respectivement en Finlande et à Flamanville), comment en feraient-ils des dizaines ?

    Et de toute façon, il est impossible de nos jours de financer un nouveau parc nucléaire. Les grands parcs actuels (USA, France, etc) ont été construits et financés dans la période des 30 glorieuses, les gouvernements de l’époque ont captés arbitrairement des sommes inouïes pour faire des dizaines de réacteurs. Est-il besoin de rappeler que, aujourd’hui, les caisses sont vides ?

    Qui plus est, les prix de gros de l’électricité ce sont effondrés, faisant du nucléaire la plus chère façon de faire de électricité, et de loin. Il n’y a qu’à voir le montage financier grossier de Cameron pour faire financer deux EPR par l’argent public pendant... 35 ans !!!

    Toute personne sérieuse sait depuis le début que ce projet insensé ne se fera pas. Et quand bien même, il serait loin de remplacer les vieux réacteurs britanniques (détenus en partie par EDF !) qui vont TOUS fermer sous peu.

    Résultat des courses, pour la France puisqu’on nous dit que c’est le sujet de la discussion : dans les 10/15 ans qui arrivent, des dizaines de réacteurs nucléaires vont fermer. Non pas du fait du moindre courage politique (Hollande et ses promesses bidons seront bien loin) mais par la force des choses : EDF s’y résoudra d’elle-même, juste avant que des accidents ou catastrophes ne se produisent, ou après (comme les Japonais).

    Notez d’ailleurs que, aux USA (et les réacteurs "français" sont quasi identiques car construits sous licence Westinghouse), le processus de fermetures a déjà commencé, cf à nouveau mon doc : http://www.observatoire-du-nucleair... . C’est inéluctable pour la France aussi...

    Or, AUCUNE alternative ne sera au rendez-vous, ni nucléaire (tant mieux !) ni renouvelable (hélas). Le plus probable est que la France fasse comme le Japon lorsqu’il a été sabordé par le nucléaire le 11 mars 2011 (début de Fukushima) : (ré)activer en catastrophe (c’est bien le mot) des dizaines de centrales thermiques (probablement en majorité au gaz).

    Notez bien que je suis parfaitement lucide en tant qu’antinucléaire : il est justifié de manifester contre le nucléaire (et je le fais aussi souvent que possible), mais cela a un impact à peu près nul sur le cours des évènements.

    Le nucléaire aurait dû être rejeté parce qu’il est trop dangereux et qu’il produit des déchets radioactifs (et parce que, pour la France, il fonctionne sur le pillage et la contamination du Niger). Mais non. Le nucléaire s’effondre principalement pour des raisons industrielles et économiques.

    Et la France est enfoncée jusqu’au cou dans sa m... atomique. D’ici 10/15 ans, autant dire demain matin s’agissant d’énergie, on arrivera au bout de l’impasse dans laquelle on est engagés à fond. Au bout, le mur... Merci les pronucléaires (de Boiteux à...)

    SL

    3.12 à 13h38 - Répondre - Alerter
    • Observatoire du nucléaire
      Il est possible de faire exactement le même raisonnement que le vôtre avec les centrales à charbon allemandes. L’Allemagne dispose d’un imposant parc de centrales à charbon dont la durée de vie est du même ordre de grandeur que celle de ses centrales nucléaires. Elle commence à les remplacer par des centrales plus modernes, ce qui montre d’ailleurs qu’elle a l’intention de produire une bonne partie de son électricité avec du
      charbon dans les 50 ans qui viennent. Ce sera surtout du lignite, la variété la plus polluante et la plus émettrice de CO2 par kWh produit. Il faudra encore éventrer des centaines de km2, polluer des nappes phréatiques, détruire des villages par dizaines, et provoquer des dizaines de milliers de morts prématurées du fait de la pollution atmosphérique. Y-a-t-il un observatoire du charbon en Allemagne ?

      4.12 à 16h39 - Répondre - Alerter
  • Le scénario Négawatt 2011(http://www.negawatt.org/scenario-ne...) est un document rédigé par des experts tout comme ceux qui font partie de The Shift Project.
    A la différence que Négawatt inclus dans son scénario à 50 ans de se passer du nucléaire en chemin.
    Il semblerait donc que leur "réalisme" à eux n’inclus pas le nucléaire.
    Je serais très curieux de votre avis sur cette question.

    3.12 à 11h10 - Répondre - Alerter
    • Le scénario de Negawatt est un élément précieux au débat, cependant
      1- ce n’est pas un scénario économique, ni un scénario technique testé avec pas de temps horaire, robustesse aux variations climatiques,etc., c’est un concept, certes éclairant, une lumière lointaine dans la nuit j’ai envie de dire ;
      2- mais surtout, et c’est là tout le problème, il suppose un consensus politique absent autour d’une facture économique inconnue (et, accessoirement, d’un impact environnemental - artificialisation de certains espaces - relativement complaisamment négligé à mon avis)

      3.12 à 12h38 - Répondre - Alerter
      • D’accord, merci pour votre réponse

        3.12 à 13h36 - Répondre - Alerter
      • Bonjour Matthieu,
        Dommage de vous appuyer sur de tels a priori sur le scénario négaWatt pour juger ce qui est réaliste ou pas. Ayant contribué à coordonner ce travail, Je vous invite à retrouver sur www.negawatt.org l’information détaillée qui est proposée sur le scénario, en particulier le rapport technique qui en présente, en détail (même si on peut toujours faire mieux), les hypothèses et les résultats. Au passage, on aimerait voir la même transparence concernant de nombreux scénarios qui jouissent a priori, sur la réputation institutionnelle de leurs auteurs, de plus de bienveillance...
        En quelques mots sur les points que vous soulevez :
        - le scénario négaWatt 2011 n’est pas un "scénario économique" au sens où il n’est pas construit sur la base d’un modèle économique. Figurez-vous que c’est volontaire : nous partons du principe que les règles économiques actuelles ne nous placent pas sur la bonne trajectoire, et qu’on ne peut donc pas atteindre une trajectoire conforme aux objectifs de long terme (notamment climatique) à partir d’un modèle qui représente ces règles. Nous préférons représenter une trajectoire réaliste en termes physiques pour nous interroger ensuite sur son contenu économique et sur l’évolution nécessaire des règles. Des évaluations basées sur des modèles économiques (Three-ME, IMACLIM-R) comme sur une agrégation du contenu en investissements, coûts d’exploitation et emplois ont toutes confirmé l’avantage économique du scénario négaWatt par rapport à un scénario tendanciel. Le scénario négaWatt est donc un scénario économique au sens de l’opportunité qu’il représente ;
        - le scénario négaWatt 2011 est construit au pas annuel pour le bilan énergétique, mais il intègre une simulation au pas horaire de 2011 à 2050 pour le bilan électrique. Nous n’avons pas conduit d’énormes études de sensibilité mais confirmé par cette simulation la robustesse et les marges de manœuvre disponibles (sur la demande, le potentiel ENR, le stockage, les interconnexions…) pour assurer l’équilibre du système électrique ;
        - concernant l’artificialisation des espaces, le scénario n’en produit pas une évaluation complète. Mais il est couplé pour la partie biomasse (mobilisable pour l’énergie) au scénario Afterres 2050 de l’association Solagro, qui conduit pour la partie agricole à un très fort ralentissement de l’artificialisation des sols. Pour les énergies renouvelables électriques, les options que nous privilégions limitent fortement leur effet d’occupation (qui n’est pas la même chose que l’artificialisation !) des sols :
        - enfin, s’agissant de l’absence de consensus politique : on ne peut le contester, mais on peut formuler deux remarques. D’une part, ce constat n’est pas du tout spécifique au scénario négaWatt. Il s’applique bien sûr à tout scénario de transition énergétique conforme à l’ambition climatique ! D’autre part, après l’adoption d’une loi sur la transition énergétique, votée par l’Assemblée nationale (de gauche) mais aussi soutenue pour l’essentiel par le Sénat (de droite), qui fait de la démarche de sobriété, efficacité, renouvelables son premier principe et établit des objectifs à moyen et long terme globalement proches du scénario négaWatt, on peut quand même reconnaître que l’on progresse vers ce consensus !
        A votre disposition pour échanger de manière plus approfondie sur tous ces points,
        Bien cordialement,

        Yves Marignac,
        Porte-parole et délégué à l’analyse prospective de l’association négaWatt

        3.12 à 19h15 - Répondre - Alerter
        • Bonjour Yves,
          Je suis attentivement et apprécie le travail de NegaWatt depuis de nombreuses années (j’ai eu l’honneur et le plaisir de venir faire une présentation lors de votre dernière AG). Et je suis entièrement d’accord avec vous que les règles actuelles du jeu économique ne sont pas évidemment pas les bonnes. Il n’appartient cependant ni à vous ni à moi, hélas, de les changer d’un coup de baguette magique ou de matraque, de plus l’évolution de notre "environnement" semble, hélas encore, s’emballer plus vite que l’intelligence collective.

          Vous dites :
          > le scénario négaWatt 2011 n’est pas un "scénario économique"
          C’est précisément mon point.
          je me félicite tout comme vous que le Parlement se saisisse pleinement de l’enjeu, enfin.
          Je redoute simplement que nous nous bercions complaisamment d’illusions L’écologie politique n’a plus droit à l’erreur ou à la rêverie, et ne peut plus se contenter de très belles victoires marginales. C’est maintenant l’épreuve de maturité, pour laquelle le remarquable travail de NegaWatt est un très bénéfique exercice préparatoire.

          Des objectifs sont fixés par la loi, très bien.
          Il serait grand temps de voir s’ils sont réellement économiquement viables. Et écologiquement cohérents. Vous savez sans doute que l’Allemagne, qui a dépassé le stade du concept, prévoit à moyen et long terme la nécessité de développer beaucoup, beaucoup de centrales au gaz en backup. Ce n’est quand même pas un élément sur lequel on peut négligemment glisser (pas plus que sur le fait, pardon j’insiste, que les émissions allemandes ne baissent pas... malgré des capacités d’investissement, et un consensus politique, bien plus solides que de ce côté du Rhin !...)

          Les deux questions économiquement décisives
          (1) coût et modalité de la transition,
          (2) coût économique et écologique, et même faisabilité technique de la gestion d’une intermittence massive,
          n’ont pas reçu de réponses validées par la confrontation scientifique. Il faut je crois s’y mettre de toute urgence, et j’espère que l’an prochain, le Shift Project sera en mesure d’apporter sa pierre à l’édifice. Nous y travaillons.

          Pardon, mais à ce stade, le rapport de l’Ademe ne suffit pas à me rassurer.
          Sans agiter l’épouvantail qu’est sans doute pour de nombreux lecteurs ici le travail de Sauvons le Climat (où il y des gens non moins convaincus, compétents et sincères qu’à NegaWatt, je vous l’assure), vraiment lisez svp le papier de Sylvestre Huet et notamment ce qu’y racontent les experts actifs qui y sont cités, notamment le monsieur Smart Grids de RTE, Michel Bena, et dites-moi sincèrement qu’il n’y a pas de craintes à avoir, qu’il n’y a pas encore un très gros boulot à fournir pour s’assurer de ce dont la nation a aujourd’hui - concrètement - les moyens, face aux louables ambitions.
          La loi n’est pas magique. Elle prévoit si je me rappelle bien 6 ou 7 millions de bornes pour les voitures électriques, et la fermeture (présumée) d’un certain nombre de réacteurs, le tout, c’est promis, sans alourdir les factures outre mesure :
          mais où est l’étude de faisabilité, qui aurait dû précéder la planification qui démarre maintenant, et qui, vous l’avez sans doute remarqué comme moi, s’annonce pleine de non-dits de chausse-trappes, disséminées là où ça les arrange par des technos qui savent bien que de toute façon, le volant d’inertie à de bonne chances de tourner sévère en 2017, et que d’ailleurs ça arrange bien parce qu’on leur demande souvent l’impossible, à savoir le beurre, l’argent du beurre... (demandez leur...)

          A vouloir courir trop de lièvres en même temps, j’ai peur.
          Personnellement, j’en ai assez que l’écologie politique ne tienne pas ses promesses.
          Si on ne se donne pas les moyens de passer la barre du reality check, à quoi bon ?
          (à ma p’tite échelle, on peut bien tous devenir tout de suite décroissants, ça m’irait très bien, mais.)

          3.12 à 23h06 - Répondre - Alerter
        • Monsieur Marignac, la démarche du scénario négaWatt est certes fort intéressante, mais à force de vouloir trop démontrer, d’arrangements avec la physique en arrangements avec l’arithmétique, il finit en fait par démontrer qu’il n’est pas viable en l’état. Et la méthode qui consiste à le faire valider uniquement par les médias, au lieu d’entamer une discussion approfondie avec d’autres énergéticiens que ceux de votre club, qui aurait pu déboucher sur des améliorations et des propositions intéressantes, confirme que vous n’êtes par vraiment convaincu par son contenu. En quoi les médias en France sont-ils compétents pour valider un programme énergétique ? Il arrive alors ce qui arrive avec le récent rapport de l’ADEME, qui ressemble furieusement au vôtre : il est encensé par les médias, et sévèrement critiqué par les électriciens, à qui les médias ne donnent pas la parole.
          Mais trêve de polémique : si vous êtes sûr de vous, il me semble que vous devriez démontrer une fois pour toutes la justesse de vos vues en publiant un plan détaillé pour la Bretagne, en indiquant précisément sur une carte où seront implantées les merveilles. La Bretagne est en effet un merveilleux champ d’expérience pour négaWatt. Il n’y a pas de centrale nucléaire, et pas encore de centrale à combustibles fossiles. Elle ne produit sur son territoire qu’environ 15 % de l’électricité qu’elle consomme et 5% de ses besoins énergétiques totaux. Démontrez de manière détaillée par un rapport rendu disponible à tous comment passer à tout moment à une couverture à 100 % de sa consommation d’énergie, et pas seulement d’électricité, grâce aux ressources locales, assorti d’une solide étude économique permettant à chacun de connaître le prix à payer. Les médias seront ravis de vous faire de la publicité, comme ils l’ont toujours fait, et les Bretons (enfin peut-être pas tous) seront encore plus ravis. Et si c’est un loupé, le reste de la France n’en souffrira pas. Chiche ?

          4.12 à 16h13 - Répondre - Alerter
        • Bonjour,

          On trouvera ici une analyse objective du scénario négaWatt :

          http://www.energie-crise.fr/spip.ph...

          Le scénario négaWatt n’a pas été publié dans une revue à comité de lecture, ce n’est pas un résultat scientifique ; mais une publication militante.
          Lorsque c’est revu par le jugement des pairs, ça déraille.

          Cordialement

          14.01 à 22h58 - Répondre - Alerter
      • J’espère que depuis dimanche, vous voyez mieux ce que je veux dire par réalisme.

        8.12 à 07h39 - Répondre - Alerter
  • Les commencements sont des moments délicats. La transition énergétique pourrait devenir une réalité, ou s’évaporer très en chimère hypocrite, inopérante ou encore contradictoire.
    Prétendre faire développer très fortement les EnR tout en glissant très complaisamment sur la question de la gestion de l’intermittence est, je crois, une faute politique très lourde pour l’écologie politique.

    A nouveau j’insiste : un épisode comme l’abandon de l’écotaxe devrait servir d’avertissement aux tenants de l’écologie politique dans notre pays. On peut avoir un machin voté à l’unanimité par le Parlement et finalement rejeté par "les gens", à qui on a pas dit la vérité pleine et entière du problème. Démocratie sans raison n’est que ruines...

    La loi sur la transition énergétique est un compromis à l’instant ’t’ entre des gens qui ne sont d’accord sur rien. Prétendre dessiner ainsi des choix industriels à long terme a bien peu de change de donner des résultats écologiquement cohérents, économiquement viables et, par-là, politiquement ’vendables’ (auprès de la grande majorité de nos concitoyens qui, rappelons-le, s’en moquent du moment qu’ils n’ont pas froid aux genoux.)

    Donc il faut débattre, raisonnablement. (J’espère qu’invoquer Descartes en son pays, ça n’est pas encore has been, hashtag #jenepédalepas-encore-pourfairetournermonserveurinternet) ? Ainsi, Jancovici et moi-même sommes allés défendre auprès des parlementaires un amendement proposant de réduire la part du nucléaire "à condition que cela n’entraîne pas un accroissement des émissions de CO2". Les sénateurs, majoritairement pro-nucléaires, se sont "précipités" sur l’idée (mais ont par ailleurs totalement vidé de son sens l’engagement de Hollande).
    Mais l’amendement a été très vite rejeté à l’Assemblée, avec précisément l’argument qu’on ne doit pas faire d’ordre de priorité entre le nucléaire et le climat.
    Ce qui est un argument des plus spécieux : s’il n’y a pas d’ordre de priorité, alors on DOIT faire les deux en même temps.
    Ainsi, on est prêt à fermer des centrales nucléaires sans que ça fasse baisser les émissions, ce qui est précisément ce qu’il se passe en Allemagne.
    Regardez les projets à long terme de l’Allemagne dans le papier de Sylvestre Huet mentionné ci-dessus : contrairement à l’ADEME, et avec hélas beaucoup plus de réalisme semble-t-il, les experts allemands prévoient beaucoup mais alors beaucoup de centrales au gaz en back-up, pour prendre le relai de l’éolien et du solaire.

    Stéphane Lhomme a écrit
    > "ce pauvre nucléaire dont la part est (et va rester) aussi infime"

    Bien que mon titre original ait été modifié (c’était "La sortie du nucléaire peut-elle être, en France, une priorité de la transition énergétique"), il est clair que le périmètre du problème soulevé ici est la France, où la part du nucléaire n’est pas tellement "infime" et où, donc, la question politique de l’ordre de priorité entre sortie du fossile et sortie du nucléaire se pose, dans la mesure où (1) le budget de l’Etat est tout aussi contraint que celui de ses contribuables et (2) la description d’une gestion à la fois écologiquement saine et économiquement viable de l’intermittence d’énergies solaires et de éolienne développées massivement reste à faire (même après le rapport de l’Ademe et les rapports Negawatt, vraiment j’insiste, ça vaut le coup si on s’intéresse à la question de lire l’article remarquable de Sylvestre Huet).

    (Je précise que cette question d’un ordre nécessaire de priorité continue à se poser en dépit du fait qu’aussi bien le président Hollande que les services techniques du ministère de l’énergie à La Défense y ont déjà répondu, disons, subtilement...)

    > Janco pas écolo
    Il a été l’auteur principal du bilan carbone publié par l’Ademe dès l’an 2000, et à plus fait il me semble que quiconque en France pour aider à mesurer - oui, mesurer - l’ampleur colossale de la tâche. (Btw il ne prend jamais l’avion et ne circule pratiquement qu’en RER et en métro, lesquels il est vrai, avec des éoliennes, etc.)

    > Sylvestre Huet pro nucléaire
    M. Huet est un grand journaliste scientifique, un observateur maintes fois salué pour son objectivité, et qui se garde de faire état de ses opinions.

    3.12 à 09h47 - Répondre - Alerter
  • Le nucléaire comme énergie de substitution est une idée fantaisiste, Il faudrait couvrir la France de centrales nucléaires ... et de déchets mortels pour des millénaires ...
    Une idée de fous furieux ou de ...
    Note à ces-gens-qui-nous-veulent-du-bien : on cherche encore des volontaires pour Tchernobyl et Fukushima.

    Alors que le soleil brille pour tous, tous les jours.
    Alors que nous savons faire des petits moulins sur la rivière et isoler nos locaux avec des matériaux naturels.
    Alors qu’on sait qu’il suffit de réinventer une économie POUR les gens et non pour le profit.
    Une économie discutée, choisie, contrôlée par les gens et non par le profit qui rend fou (*) et idiot.

    (*) la folie c’est la destruction de la planète en toute connaissance de cause depuis 60 ans (Rapport du club de Rome par exemple).

    3.12 à 09h04 - Répondre - Alerter
  • On a connu Mathieu Auzanneau autrement plus lucide :

    - "Jancovici, figure de l’écologie en France" : figure "de l’écologie", Jancovici ???? Ha ha ha ha, quelle blague ! Pourquoi pas Lauvergeon tant qu’on y est !

    - "Sylvestre Huet, journaliste que l’on ne peut accuser d’être pronucléaire" : re Ha ha ha ha !!!! Il n’y a pas plus pronucléaire que M Sylvestre, lui-même le reconnaîtra sans peine !

    Pour le reste, les questions sont très mal posées et, de fait, les réponses sont à côté de la plaque. Puisqu’il s’agit d’être réaliste, il faut regarder la réalité telle qu’elle est. La consommation mondiale d’énergie se répartit ainis :

    - pétrole+gaz+charbon : 84%
    - renouvelables : 14% (en hausse continue)
    - nucléaire 2% (en chute libre)

    Mêm en ne regardant que l’électricité (qui ne représente que 18% de la consommation mondiale d’énergie, cf AIE), on voit que la part du nucléaire s’est effondrée, de 17,1% en 2001 à 10% à ce jour.

    Conclusion : le "trio carboné" se taille la part du lion, et ça risque hélas de durer encore longtemps, mais s’il existe un espoir de la réduire, c’est bien avec les renouvelables et non avec ce pauvre nucléaire dont la part est (et va rester) aussi infime que son danger est immense.

    Pour des explications détaillées :
    http://www.observatoire-du-nucleair...

    Stéphane Lhomme
    Observatoire du nucléaire

    2.12 à 19h47 - Répondre - Alerter
    • M.Lhomme : jusqu’à aujourd’hui je ne connaissais pas votre nom , que je viens de découvrir dans le Monde, grâce à Matthieu , que "l’on a connu autrement plus lucide" comme vous dites avec élégance.
      La situation économique est très difficile et chacun doit trouver de quoi subvenir à ces besoins:un think tank pourquoi pas ;
      dans l’expression il y a think et il y a aussi tank , c’est le tank qui contient les finances et qui paie , qui paie dans le cas qui nous intéresse ?

      Pour le reste Matthieu répète les chiffres qu’on lui a communiqué et qu’on lui demande de déclamer à la radio (pardon internet)

      Bien évidemment les chiffres ne correspondent pas du tout à la réalité :

      pour le CO2 voir :
      http://ec.europa.eu/eurostat/docume...
      les italiens en rient encore de notre nucléaire

      pour les barrages :parler des steps à propos des renouvelables c’est une escroquerie ,
      en France les steps ne servent qu’au nucléaire , en effet le courant est vendu la nuit à un prix qui couvre la moitié du prix de revient des centrales nucléaires, que l’on ne peut pas arrêter complètement (alors que la demande est divisée par 2 ou plus) la nuit à cause de l’effet Xénon, les centrales ne pourraient pas repartir le jour
      de plus les nucléopathes ne parlent pas des barrages sur la Vienne et la Gartempe , plus de 5 , qui ne servent à rien qu’à régulariser l’alimentation de la centrale de Civaux , tout cela aux frais de l’agence de l ’eau , c’est à dire le contri-buable.

      D’une manière générale il faut savoir que l’hydraulique en France n’est qu’une variable d’ajustement du nucléaire :
      - la production hydraulique est pilotée , comme le reste depuis le dispatching national : cette production hydraulique (sic) contient des algorithmes déterminant les besoins en eau (débit , température , niveau du fleuve) des centrales nucléaires , comme éléments prioritaires
      - rien d’étonnant 57 % de l’eau douce pompée en France est requis par les centrales nucléaires (chiffres EDF, combien en réalité ?)

      Matthieu Auzanneau , depuis qu’il fait partie d’un think tank , ne voit pas d’iode radioactif à Fukushima :
      il oublie celui qui est détecté dans les thyroïdes des malades où il s’accumule

      Quant à l’avenir du nucléaire :passer de 17 % à 10 % de l’électricité produite dans le monde en 7 ans, n’est pas un signe de bonne santé
      Il y a plus grave:je suis ingénieur et j’ai calculé moi-même la part du nucléaire dans le bilan global de l’énergie mondiale :
      cela fait 1 ,6 % , on est loin des 4,8 % des Dr Folamour :
      la raison =ils multiplient par 3 l’énergie électrique produite au prétexte que l’uranium utilisé permet d’économiser du pétrole , en se gardant de faire le même calcul avec le solaire , l’hydraulique , l’éolien ...ces gens là sont des escrocs

      Pour arriver à seulement 16 % dans le monde , il faudrait multiplier les centrales nucléaires par 10 et trouver ...dix fois plus de fleuves ou de mers :ce sont des escrocs

      3.12 à 15h06 - Répondre - Alerter
      • Médocain, vous êtes ingénieur, dites-vous ? Mais vous ne semblez pas connaître l’arithmétique, comme d’ailleurs beaucoup des intervenants de ce blog, qui me paraissent bien plus animés d’une haine de nature religieuse vis à vis du nucléaire que par un souci d’objectivité. A l’heure actuelle, la production des centrales nucléaires représente environ 12 % de la production totale d’électricité mondiale, soit 3,5 fois moins que la production d’électricité des centrales à charbon. Cette baisse par rapport à la situation antérieure (16 %) vient de l’arrêt des centrales japonaises et allemandes suite à Fukushima. L’Allemagne fermera sans doute ses dernières centrales, parce qu’ils ne voudront pas avoir tort, à moins qu’ils ne commencent à prendre peur en voyant ce que leur coûtent les renouvelables über alles et l’impossibilité de supprimer leurs centrales à charbon et la pollution qui va avec. Quant au Japon, ses gouvernants ont bien réalisé tout cela, et la plupart de ses centrales, lesquelles, remarquons-le, n’ont guère souffert, hors tsunami, du tremblement de terre, vont être réactivées progressivement.
        La Chine a en projet la mise en service de 110 GW de centrales nucléaires d’ici 2030. Cela signifie environ 20% de sa production électrique actuelle, et environ 800 millions de tonnes de CO2 qui ne seront pas émises par des centrales à charbon. Les US et l’Angleterre relancent actuellement leur nucléaire, la Pologne vient de lancer un appel d’offre. Bien d’autres pays s’y emploient, Inde, Turquie, Emirats...
        Il doit bien y avoir une raison à tout çà !
        Le problème de l’écologie militante, c’est qu’elle est plombée actuellement par son idéologie antinucléaire, apparemment son seul ciment, au point d’apostasier immédiatement ceux de ses membres qui émettent des opinions favorables au nucléaire. C’est devenu une forteresse à défendre. De grâce, sortez de cette folie catéchisante et de cette fossilisation, et revenez parmi les hommes pour redevenir une force de proposition !

        3.12 à 19h00 - Répondre - Alerter
        • M. La Bruyère (quel joli nom),
          Je ne suis pas d’accord avec vous,
          ce qui fondamentalement pousse la Chine, etc., à développer le nucléaire et en quelque sorte à faire feu de tout bois, c’est la volonté de puissance physique : économique, politique, militaire.
          C’est le problème défi, énôrme, de la transition énergétique : la capacité bien douteuse de l’humanité à faire le choix raisonné d’une hypopuissance homéostatique (in ch’a Allah).

          Voilà en gros ce que j’avais à dire sur tout ça,
          à vous de voir,
          bonsoir à tous.

          3.12 à 23h42 - Répondre - Alerter
          • Monsieur Auzanneau, je comprends votre idéalisme, mais la Chine a surtout fait le choix il y a à peu près 20 ans de sortir d’un sous-développement qui en faisait un pays du tiers-monde. J’y suis allé à plusieurs reprises et j’ai pu assister à son développement économique. Lors de ma première visite, les paysans y représentaient l’essentiel de la population et vivaient dans des chaumières à sol de terre battue. Les cochons y étaient plutôt mieux traités que les hommes. Depuis, une classe moyenne importante s’est créée, et le niveau de vie moyen, même dans les campagnes, s’est grandement amélioré. Je doute qu’il s’agisse là d’une volonté particulière de puissance physique ! Il s’agit surtout de l’opportunité de sortir d’une misère épouvantable pour le plus grand nombre. C’est l’histoire du développement de l’Europe après la Révolution Industrielle qui se reproduit ici en accéléré ! Ce développement, comme chez nous, a pu avoir lieu grâce à l’énergie des combustibles fossiles, et d’abord du charbon. Mais comme ils en voient, tout comme nous, la fin, ils cherchent des substituts. Le nucléaire en fait partie, et refuser de le voir par idéologie, car c’est de cela qu’il s’agit,est peut être le fait d’une belle âme, mais il sera difficile d’expliquer cette position à des gens dont le niveau de vie moyen est encore trois fois plus faible que le nôtre, de même qu’il sera difficile d’expliquer aux Français, dont la plupart s’appauvrissent rapidement actuellement, que l’on est d’autant plus heureux que l’on est plus pauvre.

            4.12 à 08h57 - Répondre - Alerter
        • Je suis ingénieur et je connais l’arithmétique : la baisse de la production nucléaire a commencé bien avant Fukushima
          et le programme actuel que vous décrivez est une fantaisie ,made in Areva :

          les USA n’ont pas mis de nouvelles centrales en service depuis 20 ans , ils vont en mettre une d’ici quelques mois (à vérifier cela fait 10 ans qu’ils disent qu’ils vont le faire , et le coût a été multiplié par 6 ), mais ils ont déjà fermé la centrale de San Onofré 2x1150 MW il y a 3 ans , c’est donc toujours la baisse
          la GB est elle aussi en baisse et EDF, propriétaire des poubelles nucléaires anglaises les ferme les unes après les autres, reste la fantaisie de l’EPR , comme en France , que personne ne veut financer, l’action EDF s’effondre en bourse

          la Chine est le seul pays à croître sur le plan nucléaire , mais ils partent de très bas 3%, et les 110 GW dont parle La Bruyère sont extraits des "Embarras d’Areva" de Boileau , la réalité la voilà :

          http://www.usinenouvelle.com/articl...

          La Chine vient juste d’annoncer qu’elle a atteint son programme de raccordement de 20 GW en 2015 , mais c’est en éolien seulement, et en une seule année ;on attend le bilan solaire , lui aussi en forte expansion , pauvre nucléaire
          Alors pourquoi toute cette propagande , tous ces mensonges à répétition ?

          Parce qu’ils sont abois , ils n’ont plus qu’un seul client ces gens là le CONTRI-BUABLE français, et comme les fermiers généraux ils veulent garder leurs prébendes, à l’instar de l’incapable reine du nucléaire Anne Lauvergeon .

          M.Auzanneau : prière de ne pas communiquer mon mail

          4.12 à 10h49 - Répondre - Alerter
          • Médocain, voilà ce que dit l’ambassade de France à propos de la Chine. Les 110 GW installés en 2030 sont donc assez probables compte-tenu du caractère très rapide de ce développement
            http://www.ambafrance-cn.org/Les-ce...
            A noter que ce nucléaire, du fait qu’il sera alors encore minoritaire dans la production d’électricité, fonctionnera en base, et donc 110 devraient produire environ 900 TWh, s’ils arrivent aux performances des Etats-Unis.
            Vous citez 20 GW d’éolien maintenant raccordés au réseau. Avec un facteur de charge de 20 %, çà fait 35 TWh ! pour atteindre 900 TWh, il en faudrait donc 500 GW !

            4.12 à 18h41 - Répondre - Alerter
            • N’importe quoi , voilà où en est arrivée la bande d’Areva :

              - c’est l’ambassade de France qui donne les chiffres du nucléaire en Chine !Bien évidemment le texte de l’ambassade se garde bien d’écrire 110 GW tellement c’est ridicule et les chinois ne donnent pas de chiffre à cet horizon.
              Et l’ambassade ,gênée , oublie de dire que les réacteurs prévus sont de conception chinoise , la filière Areva est morte

              En bon soldat perdu d’Areva , qui veut se faire racheter par l’état et EDF , personne d’autre ne veut de ces gens là, vous donnez des chiffres de base faux , puis des calculs faux : vous prenez des facteurs de charge bidon , complètement bidon :
              20 % pour l’éolien et 93 % pour le nucléaire, alors que les chiffres sont respectivement de 23 % et 75 % pour la France

              - Le nucléaire , pas plus en Chine qu’ailleurs, n’a d’avenir :3 % pour le nucléaire en ce moment et 23 % pour les renouvelables , l’écart ne fera que grandir , en 2014, la Chine premier investisseur mondial dans le renouvelable à investi 90 milliards de dollars ,
              et les USA , deuxième 54 milliards,
              voilà l’avenir ,

              - alors que la FRANCE doit faire face à la faillite d’Areva, à l’effondrement financier d’EDF et ses 75 tranches nucléaires (je ne compte pas les nombreuses unités à l’arrêt... comme Creys-Malville et ses 14 tonnes de plutonium stockés sur place, ses 35 000 tonnes de bloc béton au sodium contaminé ;ni l’invraisemblable Bérézina du nucléaire anglais , propriété de la France)

              4.12 à 20h33 - Répondre - Alerter
              • Monsieur Médocain, les US, où le nucléaire représente environ 20 % de la production d’électricité, ont un facteur de charge d’environ 93 %. Les Chinois, qui sont des gens méticuleux, peuvent arriver au même résultat tant qu’ils resteront en base, c’est-à-dire en dessous de 40 à 50 % de nucléaire dans leur production électrique totale, ce qui à ce rythme pourrait bien arriver avant 2050. Si la France ne fait que 75 % de facteur de charge, c’est que le nucléaire y est aussi largement utilisé en semi base. L’ambassade de France publie la liste des réacteurs actuels et en construction, et il est parfaitement clair qu’il y a très peu de réacteurs qui ne sont pas Chinois. Les 110 GW que je cite pour 2030 ne viennent pas de l’ambassade de France, ni d’Areva, qui n’est pas dans mon carnet d’adresses. Il m’a paru très plausible étant donné la vitesse avec laquelle se développe le nucléaire en Chine.
                La Chine y a d’ailleurs grand intérêt, car selon les spécialistes du charbon chinois, la Chine serait proche d’atteindre le déclin de sa production de charbon pour des raisons géologiques. Ils n’auront aussi bientôt plus beaucoup de place pour faire des grands barrages.
                Quant aux 20% de facteur de charge de l’éolien, il est inférieur à cette valeur en Allemagne, un peu au-dessus en France. Il est difficile de savoir ce qu’il est en Chine, mais je ne vois pas pourquoi il serait très différent.

                5.12 à 00h52 - Répondre - Alerter
                • Je résume les informations diffusées par notre agent de propagande Areva :

                  - il a inventé un chiffre de 110 GW de nucléaire chinois et le reconnaît enfin,

                  - il cite un facteur de charge de 93 %, pour le nucléaire américain, sans référence bien sûr car c’est absurde , les centrales américaines tombent en panne régulièrement, et 5 sont programmées à la fermeture dans les 2 ans
                  - il cite un facteur de charge de 20 % pour l’éolien chinois ,qui serait ainsi le plus mauvais
                  du monde, ce qui est tout aussi absurde

                  - il ne sait pas que depuis 2013,année où la Chine a consommé 3577 millions de tonnes de charbon , la consommation baisse régulièrement et fortement (-104 millions de tonnes en 2014), la décroissance de la production idem,
                  la raison en est simple :la Chine premier producteur d’énergie renouvelable au monde , continue au même rythme , avec 90 milliards de dollars investis chaque année , ils ferment progressivement les centrales à charbon
                  cela est déjà sensible chez nous , la compétitivité de nos entreprises , déjà obérée par le différentiel de coût de l’énergie avec l’Allemagne, est en train de s’effondrer devant les produits chinois produits grâce aux énergie renouvelables

                  5.12 à 11h23 - Répondre - Alerter
                  • Monsieur Médocain, Je ne répondrai que sur un point : je n’ai aucunement " inventé" les 110 GW. J’ai simplement dit qu’ils ne venaient pas d’Areva, ce qui n’est pas la même chose, et que cette information me paraissait très plausible, au vu des chiffres communiqués par l’Ambassade de France. D’autre part, je n’ai jamais eu de toute ma carrière de relation professionnelle ou commerciale de près ou de loin avec Areva, et plus généralement avec le nucléaire, et je ne vois d’ailleurs pas pourquoi ce serait plus une tare que d’en avoir avec des fabricants d’éoliennes ou de panneaux solaires.
                    Pour l’invention et le travestissement des faits, vous vous posez là, c’est même un véritable délire dans tous vos posts ! Est-ce parce que vous n’avez pas d’argument présentable, ou n’est-ce qu’un aspect de votre psychologie ?

                    5.12 à 13h14 - Répondre - Alerter
                    • Les 110 GW de nucléaire chinois , c’est trop drôle :
                      on sait d’où ils ne viennent pas ,
                      mais on ne sait toujours pas d’où ils viennent ,
                      devinez d’où vient une invention aussi débile...

                      5.12 à 15h02 - Répondre - Alerter
                      • Monsieur Médocain,
                        Voici un article à ce sujet. vous trouverez également l’information dans la presse chinoise, dont cet article est inspiré.
                        http://www.lesechos.fr/monde/chine/...
                        A 1 GW par réacteur à peu de chose près, ce qui est la moyenne actuelle des réacteurs construits ou en construction, vous pouvez le vérifier sur le tableau de l’Ambassade de France, cela fait bien 110 GW, soit plus dans 15 ans que la puissance actuellement installée aux Etats-Unis.
                        Evidemment, on sait ce que vaut la presse dans ce domaine, mais il y a d’autres moyens de vérifier l’information, et cela colle avec le rythme de développement que l’on peut déduire du tableau de l’ambassade.
                        Vous rendez vous seulement compte à quel point vous êtes lourd ?

                        5.12 à 16h55 - Répondre - Alerter
    • Monsieur Lhomme, vous mélangez allègrement avec vos chiffres des choses qui ne sont pas de même nature, sans vous en rendre compte peut-être ?
      Un petit rappel vous rendra peut-être service :
      L’électricité n’existe pas à l’état naturel, du moins sous une forme que l’on puisse utiliser. Il faut donc la produire, à partir d’une autre source d’énergie, dite primaire, pour l’instant et par ordre d’importance quantitative l’énergie chimique des combustibles fossiles et du bois, l’énergie mécanique des chutes d’eau, l’énergie nucléaire, et très accessoirement ne vous en déplaise l’énergie mécanique du vent et l’énergie lumineuse du soleil.
      Les 18 % d’électricité que vous citez ne sont donc pas une énergie primaire mais ce qu’on appelle une énergie finale, celle qui parvient au consommateur et lui est facturée. De même, les combustibles fossiles et le bois après transformations, arrivent au consommateur, sous forme d’une énergie finale qu’il paye. Mais le consommateur n’en fait pas des conserves. Il utilise cette énergie finale pour produire une action qui lui est utile, autrement dit transforme cette énergie finale en énergie utile, avec un rendement très variable selon la forme d’énergie finale.
      Je vais prendre un exemple, celui de la comparaison de deux véhicules, l’un animé par un carburant, l’autre par l’électricité. Le premier a un rendement de transformation de l’énergie chimique du carburant en énergie mécanique fournie aux roues de 30 %, 70 % de l’énergie finale étant transformée en chaleur inutilisable. Le second a un rendement de transformation de l’électricité en énergie mécanique de 80%. Si vous venez compte du fait que le véhicule fonctionnant au carburant va perdre inutilement une grande partie de son énergie dans les embouteillages et aux feux rouges, ce qui n’est pas le cas du véhicule électrique, le rendement utile de ce dernier est d’environ 5 fois celui du véhicule thermique !
      Je vais maintenant supposer que l’électricité est produite à partir de pétrole dans une centrale thermique. Le rendement énergétique sera d’à peu près 1/3. Pour faire du carburant à partir de pétrole le rendement est de 90 %. Au final, partant de l’énergie primaire pétrole, la voiture électrique a donc un rendement énergétique global qui est dans la pratique environ le double de celui de la voiture à moteur thermique !
      L’électricité a donc beaucoup plus d’importance dans le bilan énergétique que ce que laisse supposer sa comptabilité en énergie finale, qui est une comptabilité de commerçant, pas d’ingénieur.
      Je sais, tout cela est ennuyeux, mais il faut bien qu’il y ait quelque part des gens pour mettre les mains dans le cambouis, pour nourrir ceux qui font de la rhétorique !

      5.12 à 10h42 - Répondre - Alerter
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