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14-04-2015
Mots clés
Energies
France
Data

Une France 100% renouvelable : comment et à quel prix ?

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Une France 100% renouvelable : comment et à quel prix ?
(Crédit photo : DR)
 
Alors qu'un colloque sur les énergies renouvelables démarre ce mardi 14 avril, un rapport de l'Ademe, qui a failli rester caché, s'invite dans les discussions. Celui-ci dépeint un Hexagone à l'électricité 100% renouvelable. Comment ? Réponses en infographie.
Mise à jour : Pour consulter la version définitive du scénario de l’Ademe, publiée le 22 octobre, c’est ici.

Une France qui, dans trente-cinq ans, carbure à l’électricité 100% renouvelable n’a rien d’utopique. Le rapport Vers une France 100% renouvelable en 2050 (ici en pdf) commandé par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et révélé la semaine passée par Mediapart, livre un « travail exploratoire » précis et étayé, qui donne des raisons d’espérer. « C’est là notre rôle de précurseur, savoir questionner ce que l’on croit a priori impossible », a commenté Bruno Léchevin, le président de l’agence, en ouverture du colloque « Les énergies renouvelables dans le mix énergétique français » qui se tient ces 14 et 15 avril. Un rôle plus délicat qu’il n’y paraît. Quelques jours plus tôt, la présentation du rapport, pourtant annoncé comme « le point d’orgue » du rendez-vous, a été retirée du programme, sa publication repoussée de quelques mois. Ce report, révélé par Mediapart, est justifié tant bien que mal par l’Ademe qui soutient que l’« étude n’est pas terminée » malgré ses 120 pages, fruits de quatorze mois de travail et la mention « Rapport final » sur sa page de garde. Interrogée par Le Monde, la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, se défend d’être « intervenue personnellement ».


A l’heure où le projet de loi sur la transition énergétique – qui prévoit simplement de faire passer la part des énergies renouvelables à 40% d’ici à 2030 – fait la navette entre l’Assemblée nationale et le Sénat, l’Ademe prend ses précautions. Finalement contrainte de mettre en ligne ses travaux, elle précise que « cette étude n’a pas vocation à documenter directement une politique énergétique ». Ses conclusions ont tout de même de quoi bousculer les discussions. Principal enseignement du document : les limites régulièrement évoquées pour discréditer les énergies renouvelables n’en sont pas. Episodes sans vent ou sans soleil, moments de grand froid ou de sécheresse, tous les cas de figures ont été passés en revue par les auteurs de l’étude. Verdict ? A condition de limiter la consommation, de mixer les technologies et d’augmenter de manière maitrisée les flux d’électricité entre régions, un équilibre offre-demande pourrait être « atteint à toute heure de l’année ». Deuxième enseignement : se passer du nucléaire ne coûtera quasiment pas plus cher que de miser sur cette ressources pour 50% de l’électricité. Voilà comment.

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  • 1 - ADEME prend en compte l’étranger mais ce rapport n’est pas un scénario.
    2 - l’ADEME surestime l’éolien contre le photovoltaïque (et le solaire thermique) qui peut/peuvent bcp progresser (par exemple entre 38 et 64TWh par an en mettant du PV au-dessus des seuls autoroutes (ça ne gênerait personne - quoique ?) pour une production annuelle totale d’élec 540 TWh)
    3 - On oublie un peu vite l’étude sérieuse negawatt qui est un scénario qui part de la situation actuelle vers 100% de renouvelable - voir la comparaison
    http://www.negawatt.org/note-danaly...

    Le prix ? vu les baisses des coûts d’une industrie immature,
    on ergote pour des variations de prix dans la marge d’erreur de si on continue dans le nucléaire - ce merveilleux produit très sympa pour des millions d’années - c’est déjà foutu il faudra des flics pendant des millions d’années pour éviter que des c..s s’empare de ce poison ou que la dégradation des conteneurs ... un pari de fous (irresponsables qui seront morts ..).

    4 - Toujours pas de politique ambitieuse pour vraiment BAISSER toutes les consommations (normal l’énergie EST le symbole - et une rente confortable - du ’progrès’)

    5 - Pas de remise en cause de la société telle qu’elle va malgré les désastres en cours : on remplace un moyen par un autre, business is business il ne faut pas changer un système qui a fait ses ’preuves’.

    26.10 à 20h14 - Répondre - Alerter
    • Si je suis globalement d’accord avec votre analyse il y a certains points qui me chiffonnent, d’abord il n’est pas question d’opposer des idées contre d’autres idées. ADEME et NEGAWATT sont complémentaires et non concurrents. Plus, il y a de scénarios proposés et plus on enlève de la crédibilité au partisans de "l’immobilisme".
      Mais tous les scénarios ont en préambule, d’abord faire des économies, en France 43% de l’énergie sert à faire du chauffage alors qu’on sait faire des bâtiments à très faible consommation depuis 30 ans sans perte de confort. On peut FACILEMENT diviser par 3 le parc existant (je sais de quoi je parle ... c’est mon job de tous les jours)
      On peut très FACILEMENT diviser par 2 la consommation globale liée aux transports etc... .
      Mécaniquement, en diminuant notre consommation globale et en augmentant notre production renouvelable on arrive à l’objectif. Au passage on génère massivement de l’emploi local et on s’affranchit des milliards de déficit extérieur d’achats d’énergie qui peuvent être réaffectés dans le projet.
      Il faut juste une vision globale et des "couilles" (sans sexisme ...sourire)

      27.10 à 09h51 - Répondre - Alerter
  • Intéressant. Je pense que le projet “100% énergie renouvelable” est possible à long terme, mais avec une grande volonté politique et surtout avec une véritable campagne de sensibilisation pour attirer l’attention sur l’imminente pénurie de certaines énergies fossiles. Je suis étudiant en bachelor génie écologique, et je considère actuellement la possibilité de travailler sur ce thème pour mon projet de fin d’études. J’espère approfondir mon travail via un master écologique. Mon conseiller d’orientation m’a redirigé vers le site web http://www.quelmaster.fr/ dans un premier temps, histoire de me familiariser avec les différentes filières disponibles.

    26.10 à 11h30 - Répondre - Alerter
  • Enfumage.

    Rien dans ce rapport n’est basé sur du concret, ce sont des purs exercices de com et de propagande.

    Et l’équilibrage est laissé à nos voisins qui resteraient en partie en fossiles, ce que vous vous gardez bien de dire.

    5.07 à 00h58 - Répondre - Alerter
    • Il y aura toujours des gens comme vous pour dire "vaste foutaise" comme il y a des climato-négacionistes qui savent parfaitement mais qui refusent le réchauffement climatique d’origine anthropique.
      D’abord il faut vous rappelez que si l’électricité française est une réalité de production, ce n’est pas une réalité de consommation, hors ce qui est important n’est pas ce qu’on produit mais ce qu’on consomme, et nous consommons chaque jour de l’électricité EUROPÉENNE. chaque jour, des millions de kWh passent la frontière dans les 2 sens.
      Nous somme dans un réseau intégré et chaque jour l’Europe s’équilibre par de grands échanges selon le besoin des uns ou des autres. L’équilibrage de notre réseau est déjà lié à nos voisins (Royaume uni compris). Le "cocorico électrique" Français n’existe plus et votre argument n’est plus exact depuis 30 ans !
      Pour finir, en hiver, le kWh de chauffage électrique à effet joule (interdit chez bon nombre de nos voisins et toujours autorisé en France) pollue autant que le Gaz de ville, (rapport Adème un peu trop vite oublié)
      Mais ça ! peut être que vous n’avez ni envie de le voir ni envie d’en parler !!

      26.10 à 15h09 - Répondre - Alerter
  • Et si on passait à l’action ?
    Depuis 2006, ENERCOOP fournit de l’électricité d’origine renouvelable (zéro nucléaire) à 22 000 clients dans toute la France en s’approvisionnant exclusivement auprès de petits producteurs membres de la coopérative.
    100% d’énergie renouvelable pour toute la France, cela me parait être un grand défi, mais 100% d’électricité renouvelable à la maison, c’est accessible. Je paie mon electricité un peu plus chère, c’est vrai, mais je vais juqu’au bout de mes convictions, ça me semble important.

    Pour ceux que ça intéresse, ENERCOOP participe à la grande campagne My positive Impact lancée par Nicolas Hulot. Pour soutenir ce projet et voter :
    http://www.mypositiveimpact.org/pro...
    Merci d’avance pour votre soutien !

    15.04 à 14h05 - Répondre - Alerter
  • Une étude montre déjà que les énergies renouvelables peuvent participer pour 48% à la production d’électricité en France.

    http://energeia.voila.net/renouv2/renouvelable_possible.htm

    Cela n’a rien de difficile. Comme cela est indiqué, il suffit de voir ce que nos voisins allemands ont fait en quinze ans dans ce domaine.

    14.04 à 22h45 - Répondre - Alerter
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