publicité
 
 
Accueil du site > Actu > Société > 8 millions de pauvres, à qui le tour ?

8 millions de pauvres, à qui le tour ?

Taille texte
8 millions de pauvres, à qui le tour ?
(Crédit illustration : Jon Berkeley. Crédits photos : Felix Ledru pour « Terra eco »)
 
L’Hexagone a beau être en crise depuis trente ans, les soubresauts de la dernière décennie l’ont touché au cœur. La France des sans-le-sou, des précaires, des isolés, n’est plus invisible. L’angle mort est devenu un horizon pour beaucoup. Plongée près de chez nous.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
Article publié dans le magazine
"8 millions de pauvres, à qui le tour ?"

Chaque jour, les signes se multiplient. Logement, endettement, revenus… La plupart des voyants de la pauvreté sont au rouge. Comme jamais. Les associations n’ont jamais eu autant de mal à remplir leurs missions, tant les besoins augmentent. Mais surtout, l’inquiétude et la colère montent en flèche. La France semble proche du burn-out.

Combien y a-t-il de pauvres en France ? Plus de 4 millions ? Plus de 8 millions ? Bien davantage, si l’on compte tous ceux que le déclassement menace d’un jour à l’autre. Tout dépend des statistiques utilisées (1). Un seul point fait consensus : la pauvreté a recommencé à grimper en 2002, après plus de trente années de baisse continue. Mais ces statistiques ne suffisent pas à lire ce qui se déroule sous nos yeux. Elles ne s’intéressent qu’aux revenus, alors que les vies diffèrent du tout au tout entre un urbain ou un rural, entre une personne isolée et une autre bénéficiant de l’entraide familiale. C’est cette réalité que Terra eco a voulu raconter.

Pour l’appréhender, nous avons passé une semaine à Saint-Etienne. Nous y avons rencontré des bénévoles, des travailleurs sociaux, des élus et des victimes. Notre infographie montre, elle, quelles sont les personnes frappées ou menacées, et vous permettra de vous situer dans la moyenne française. Car pour près d’un quart de la population de l’Hexagone « les fins de mois se jouent à 50 ou 150 euros près », alerte Jean-Paul Delevoye, le président du Conseil économique, social et environnemental. Quatre Français, enfin, ont accepté de nous décrire cette précarité qu’ils vivent au quotidien. Ils nous racontent une France qui souffre, une France dont nous sommes tout proches, une France dont nous sommes tous proches. 

(1) Le calcul de la pauvreté se base sur le niveau de vie médian, qui coupe la population française en deux parts égales. La moitié gagne moins que ce seuil, l’autre plus. Jusqu’en 2006, l’Insee, l’Institut national de la statistique et des études économiques, estimait que l’on est pauvre si l’on gagne moins de 50 % de ce revenu médian, soit 795 euros en 2009. Aujourd’hui, elle utilise le seuil de 60 %, qui est la référence européenne, soit 954 euros en 2009.

REPORTAGE A Saint-Etienne, avec la France qui bascule Terra eco s’est rendu dans la préfecture de la Loire. La ville cumule trente ans de désindustrialisation et une lourde dette.
VERBATIMS Quatre Français en pleine crise Chômage, précarité, handicap, logement... Quatre Français nous racontent la crise au quotidien.
INTERVIEWS Droite et gauche : visions en miroir de la précarité L’UMP Jean-Paul Delevoye constate l’inquiétude croissante des Français. Le chercheur Christophe Guilluy, proche du PS, déplore une fracture géographique entre deux France. Débat.
INFOGRAPHIE Ils vivent sous le seuil de pauvreté 13,5% de la population vit avec moins de 954 euros par mois. Qui sont-ils ?
Faites réagir vos proches, diffusez l'info !
Vous aimez Terra eco ? Abonnez-vous à la Newsletter

Non, nous n’avons pas à « sauver la planète ». Elle s’en sort très bien toute seule. C’est nous qui avons besoin d’elle pour nous en sortir.

12 commentaires
TOUS LES COMMENTAIRES
COMMENTAIRES SÉLECTIONNÉS
RÉPONSES DE LA RÉDACTION
Trier par : Plus récents | Plus anciens
Affichage : Voir tout | Réduire les discussions
  • Je gagne 531e/mois avec 1 fils de 18 ans scolarisée à charge. Jeudi Noir est 1 association d’étudiants/squatteurs obligé(e)s de s’organiser pour ne pas se retrouver à la rue, ou se prostituer pour payer 1 loyer ! Alors les amoureux de ce système sociétal, de quoi vous plaignez vous ? Et quand 1 ami cul de jatte ramasse des tickets de métro pour monter les monuments parisiens en miniature, pour les vendre avec 1 de ces pêches...ben, on ne peut que tout faire pour être digne de son amitié ! Alors les commentaires des pseudonymes (même pas cap’ d’être soi !), qui doivent être sur-endetté(e)s pour cause de paraître civilisé(e)s, je n’en ai cure ! Au Bouthan, la plupart n’est pas tentée par votre consumérisme forcené qui réclame de + en + de fric, en entretenant de + en + le lobby en tous genres !
    Comment se fait-il que Marinaleda soit la seule commune andalouse, qui ne connaisse pas le chômage...ni les flics, d’ailleurs ! Allez, au lieu de chouiner, faites quelque chose pour mériter ce que la Nature vous a offert ! Résister à son égoïsme est 1 début !

    11.12 à 11h03 - Répondre - Alerter
  • desole en envoyant mon message j ai confondu mon pseudo et mon courriel
    veuillez m en excuser mais c estait globule8460 qui ecrivait
    merci et bon week end a tous

    17.02 à 15h43 - Répondre - Alerter
  • je suis très choqué par le commentaire de Darna qui est plus un message de haine envers notre société si ces 200.000 personnes que soit disant on a suce jusqu’à la moelle pourquoi ne repartent ils pas dans leurs pays , car tu vois eux chez eux c est pas la pauvreté c est la misère ( prend un dictionnaire et tu verras la différence)
    je suis dans la pauvreté dans un sorte d exclusion sociale de part mon handicape si tout continu d augmenter je perdrais mon logement et là je serai dans la misere .Sais tu que plus de la moitie des gens qui sont dans la misere dans la rue sont des gens qui sont malades handicapes qui ne pouvaient plus subvenir a leur besoin sans gaspiller et qui n ont suce la moelle de personne
    je n’était pas venue sur le forum pour rencontrer une telle haine mais juste repondre a Carta que c est vrai qu’il y a la pudeur face a cela mais que personne n y est a l abri
    le problème c est que l on ne veut pas nous voir
    on approche des élections qui parle de nous des pauvres ,des handicapes ( car les 2 vont bien souvent de pair) personne une chose est sur ce n est pas en travaillant plus que 32 heures par semaine que ceux qui sont payes a l heure sans sortiront mais cela c est de la politique et je ne veux pas tomber dans le débat de Darna ce n est pas le sujet
    je finirais mon texte par une phrase ( je connais pas l auteur )mais qui résume ce que j essaye de vous faire comprendre :
    A qui appartient la souffrance des hommes ?
    Ni a leurs bourreaux ,ni a leurs gouvernements.
    Elle apparient aux autres hommes.
    mais pour Perplexe La Cordaire a dit :
    entre le riche et le pauvre il y a la liberté qui opprime et la loi qui protège
    a bientôt

    17.02 à 14h58 - Répondre - Alerter
    • Mon message n’exprime pas que celui la haine, mais plutôt l’auto-destruction d’1 société schizophrène à force de gloutonnerie ! Les Aîwas, les Mentawaïs et moults descendant(e)s de la mémoire de l’humanité sont ou déporté(e)s ou massacré(e)s...simplement car ils n’acceptent pas les valeurs de vos richesses basées sur le sang et la sueur d’autrui !!! Je ne suis pas que choquée par vos commentaires, mais définitivement dégoûtée par vos "bonnes intentions" de serviles vendu(e)s à votre puant égoïsme !!!

      15.09 à 11h15 - Répondre - Alerter
  • "...personne n est concernée par la pauvreté même pas ceux qui sont touchés par ce phénomène..."ou "...200.000 personnes qui rentrent "officiellement" sur le territoire français chaque année,comment s’étonner que le chômage augmente, que la précarité augmente, que l’accès au logement devienne impossible, que les dépenses sociales explosent, que l’école n’y arrive plus ?" Ouuuh, je me demande juste d’où viennent ces profusions de gaspillages et de déchets ? Après les avoir été sucé(e)s jusqu’à la moelle, ne croyez vous pas qu’heureusement, vos victimes ne vous rendent pas service, en fouillant dans vos poubelles, après avoir nettoyé vos avenues des déjections nées de vos consommations, et soulager ainsi les frais pour enfouissements ou incinérations des conneries à perdurer ?!
    Aaaah, c’est sûr qu’il est difficile d’être rentier et réaliser que la planète ne suffit plus à son menu quotidien...Allez, dites moi donc à combien vous chiffrez toutes les populations déportées et parquées, pour briller d’arrogances et de mensonges !

    15.02 à 18h36 - Répondre - Alerter
  • il y a une chose qui me choc
    l article 8 millions de pauvres fait la couverture de terraeco et il n y a que 5 personnes qui reagissent . Par contre le nucleaire 15, la candidate ecolo 8, mr Melanchon 20,ce qui prouve que personne n est consernee par la pauvrete meme pas ceux qui sont touches par ce phenomene
    deduction pourquoi gacher du papier, finalement on interesse personne pas meme les politiques
    en reponse a Jean que se soit droite ,gauche , ecolo , extreme on existe pas
    la pauvrete est juste un probleme de relation entre etre humain et a la veille des vacances scolaire il n y a plus de crise financiere mais des bouchons sur les route d acces au station de ski .
    au information on ne parlera plus des gens qui sont dehors qui peuvent pas s acheter des legumes car tout est gele mais on parlera du taux de remplissage des hotels ..etc du chassee croise des vacanciers
    qu impote si les restos du coeur sont debordes que les epiceries sociales n ont pas grand chose a donne le principal c est que se probleme ne nous touche pas

    10.02 à 09h35 - Répondre - Alerter
    • Je suis trés touché par votre témoignage. Cela fait quelque temps que je ne contribuais plus trop aux commentaires d’articles de TE. Mais votre interpellation et votre indignation m’ont incité à contribuer à nouveau.
      Je vais vous apporter un point de vue (probablement limité) sur cette question de l’absence de contribution. Il me semble que du côté des personnes pauvres il y a deux facteurs qui jouent, d’une part le manque de moyens ou d’accès à ce genre de débat et d’autre par une certaine pudeur ou gêne pour témoigner de sa situation surtout si elle est difficile à vivre... C’est d’ailleurs bien que vous ayez passé cette barrière pour donner votre exemple et ainsi apporter cette vision de la vraie vie que n’ont pas toujours les rédacteurs. Du côté de ceux qui ne sont pas encore pauvres, il y a aussi, du moins en ce qui me concerne, une autre pudeur, de la retenue. Comment parler de quelque chose que l’on ne vit pas sans passer pour un théoricien coupé de la réalité, de quel droit prendre la parole ?

      Je ne chercherai pas de boucs émissaires "externes" comme le fait Perplex. Je crois, comme Jean, qu’il y a, depuis 20 ans environ, des choix politiques tournés vers l’ultralibéralisme une version "turbo" du capitalisme pour permettre aux riches d’être encore plus riches donc pour qu’il y ait en conséquence à la fois plus de pauvres et des pauvres de plus en plus dans la misère. Partant de ce constat, le retournement de situation ne pourra advenir, tant que nous courrons sur les cibles lancées par les anti démocrates au pouvoir, comme les chomeurs, les étrangers, tous "salauds de pauvres", qui voudrait manger le pain des riches. Nous sommes les 99% exclus de la démocratie et qui subissons la loi injuste des 1% d’oligarques. La culture de l’individualisme pronée par cette "intelligentia" afin de nous diviser pour mieux régner, a remplacé la solidarité qui seule bâtit une société solide, qui ne laisserait pas un de ses membres dans la misère. Si on parvient à renverser cette tendance, on aura gagné.
      Ceci dit 20 commentaires sur MELANCHON c’est un signe intéressant, il me semble le plus proche de l’idée de reprendre le pouvoir confisqué par les1 % que les autres candidats.

      14.02 à 09h32 - Répondre - Alerter
  • Pas besoin de faire de longs dicours et de jouer les indignés. Avec 200.000 personnes qui rentrent "officiellement" sur le territoire français chaque année,comment s’étonner que le chômage augmente, que la précarité augmente, que l’accès au logement devienne impossible, que les dépenses sociales explosent, que l’école n’y arrive plus ? 200.000 ! C’est mathématique , la générosité a ses limites, c’est évident. Pourquoi pas un mot de ceci dans cet article ? Pauvre France en effet.

    4.02 à 13h04 - Répondre - Alerter
  • A globule8460 : je suis très touchée par votre commentaire. Qui est pauvre ? Celui à qui il reste 150 € à la fin du mois ? ça ne veut rien dire : tout dépend ce qu’il a acheté en dépensant son salaire ou ses aides. S’il a pu se payer son forfait mobile, son abonnement internet, ses cigarettes et d’autres choses non basiques, en plus de son loyer/prêt, de ses factures basiques (EDF, eau,...) et de sa nourriture et des produits d’hygiène, alors je dis qu’il n’est pas pauvre ! Combien doit-il rester à quelqu’un à la fin du mois pour être considéré ou non comme pauvre ? Qui est légitime pour définir ce montant ? Personne ne peut le dire sans analyser chaque cas de manière précise. Donc le statisques mentionnées comme ça n’ont aucune valeur, si ce n’est d’entretenir un certain climat... Et vous avez raison : avant d’énoncer des statistiques, faites entre les faux pauvres et les vrais ! Et bon courage si quelqu’un est capable de le faire.
    A Jean : vous pensez qu’il y a un grand complot des gouvernants de tous les pays pour faire en sorte qu’il y ait toujours une part certaine de pauvres ? Et que faites-vous de la responsabilité de chacun dans ses choix de vie ? Nous sommes en majorité responsables de notre destin, sauf dans des cas précis comme ceux touchés par le handicap et seuls, par exemple. Mais quand je vois un couple dont aucun des 2 n’a d’emploi et qui met au monde 8 enfants, ils sont responsable de l’aggravation de leur situation !! Comment peut-on faire 8 enfants quand père et mère sont au chômage ??? Et vos statistiques diront qu’ils sont pauvres et vous direz que c’est mal et que nos politiques font exprès...

    1er.02 à 19h32 - Répondre - Alerter
    • « Celui à qui il reste 150 € à la fin du mois ? ça ne veut rien dire : tout dépend ce qu’il a acheté en dépensant son salaire ou ses aides. S’il a pu se payer son forfait mobile, son abonnement internet, ses cigarettes et d’autres choses non basiques, en plus de son loyer/prêt, de ses factures basiques (EDF, eau,...) et de sa nourriture et des produits d’hygiène, alors je dis qu’il n’est pas pauvre ! »

      Je rêve !
      150 EUROS après les achats courants (inclus tel et internet - car sans cela dans CETTE société, on est handicapé, exclu ..) c’est vraiment de la pauvreté. Pour acheter un appareil ménager genre lave-linge, il faut économiser UN AN !
      C’est de la pauvreté.
      Pas la misère.

      Personnellement je gagne moins encore (ramené à la personne cela fait 500 EUROS), je puise dans mes réserves prudemment faites auparavant quand j’avais un boulot plus rémunérateur - car j’étais plus jeune, donc soit-disant plus rentable. Par contre pour la retraite ce sera impossible. Pour ne pas peser sur mes enfants je n’envisage, très sérieusement, qu’une solution, le suicide quand je ne pourrai plus travailler.

      La pauvreté est simple à comprendre : il n’est pas possible de lutter contre le travail des esclaves des pays qui n’ont rien.
      Or ce travail est le profit du capital, lequel a été produit ICI, avec NOTRE travail. Nos richesses sont parties se rentabiliser AILLEURS.
      Ce SYSTEME nous condamne inexorablement.
      Tenter de baisser le cout du travail est inepte (il faudrait le diviser par 20 !?). Voir ce que fait l’Allemagne dont on nous dit le plus grand bien. L’Allemagne fabrique des pauvres, des précaires. Elle va vers la situation des USA, plein de pauvres, de travailleurs pauvres.

      Dans tous les cas, le capital, les détenteurs du capital se portent de mieux en mieux, les autres crèvent.
      C’est la situation.

      C’est un choix politique, idéologique.

      Savoir combien de temps cela va durer encore avant de craquer ? Impossible Mais ça va exploser. La réponse utile à trouver étant dans et sous quelles conditions reconstruire moins fragile, moins inique, moins ignoble.

      - -
      Concernant les tricheries pour avoir tel ou tel avantage RMI, allocations etc .
      Ce sont des bagatelles.
      Imaginons 100 euros par ci 200 euros par là.
      Quand Sarkozy va en province cela coute au moins 500 000 EUROS, il y va au moins une fois par semaine.
      25 mions par ans -Cela fait BEAUCOUP d’argent pour bcp de monde.
      Il en est de même, à moindre frais mais bcp pls en volume, pour toute une clique de profiteurs qui abusent de leur situation, mais très légalement.

      Mais tout ceci n’est rien, rien à coté des profits IGNOBLES des grandes entreprises. Qui nous vendent grâce à une concurrence non-libre et faussée des produits beaucoup plus chers que dans un cadre libéral. On NOUS vente le libéralisme - c’est de la foutaise.
      Le libéralisme serait d’empêcher ces tricheries à milliards.
      Or nos grandes entreprises sont pénalisées par des amendes des procès perdus - ententes, dissimulations etc ... .

      Ce qui prouve :
      1 - qu’elles trichent tant et plus
      2 - qu’elles auraient tord de ne pas le faire - vu les faibles pénalités. - elles continuent de tricher.

      J’en conclu que notre société est ni libérale, ni démocratique mais féodale.
      C’est le seul régime qui trouve normal qu’il y ait des pauvres des miséreux et des salauds de profiteurs.

      Jusqu’à quand ?

      1er.02 à 21h20 - Répondre - Alerter
  • je suis pauvre tres pauvre j arrive a garder mon toit avec de grands sacrifices je n ai que 670 euro par moi
    mais je voudrais dire que nous avons toujours existé quelque soit le regime dans lequel nous vivons .Sous les rois il y avait deja des pauvres , le communisme qui devait apporter le bonheur l etait uniquement pour certains et les pauvres etaient legions ,la democratie ne fait pas mieux qu elle soit de droite ou de gauche .
    le probleme vient aussi de l honnetete des gens :
    ceux qui ne declarent pas tous pour ne pas perdre leurs avantages ( les gens non mariés dont le mari gagne correctement sa vie et son epouse au RMi avec un seul enfant par exemple) et qui se declare mere seule pour avoir les alloc la cmu les primes quelqu elles soient ( ceux qui ont deux ou plusieurs epouses et qui envoient tout le monde a l epicerie social )
    C est le systeme qui fait que soit disant on est de plus en plus nombreux dans toute chose il y a les vrais et les faux
    l article est bien fait mais il y a une categorie dont on ne parle jamais et ce n est pas le film "les intouchables" qui va faire changer notre cas . C est les handicapes on est pas tous bourré d argent au contraire on rentre dans aucune categorie on a pas d aide ..etc pas la cmu car elle s arrete juste avant l adulte handicape on ne parle jamais de nous mais pourtant on existe et on est pauvre tres pauvre on est bien souvent malade on a besoin de materiel qui bien souvent n est pas rembourse ou peu ou hors de prix donc on s en prive et on essaye de faire avec des bouts de ficelle . On n est pas des gens qui sont endettes car les banque nous ferment leurs portes mais on est aussi une categorie qui est tres presente dans les gens qui vivent dans la rue car pour arriver a se soigner on fait des sacrifices et c est sur la maison et l alimentation que l on se prive mais on apparait dans aucune statistique on existe pas .quand dans l aricle on dit que les fins de mois se jouent a 50 euro , je touche ma pension le 10 de chaque mois mais le 12 il y a plus rien tout est paye mais moi je mange quoi . si j ai besoin d une paire de chaussure j y pense tres longtemps a l avance je n attend pas les soldes mais l opportunite
    donc quand je vois ces gens qui fraudent et qui prennent la place de gens qui en ont besoin oui je suis en colere
    alors avant de dire que l on est 8 million de pauvres en France que lon commence par degraisser tous les faux pauvres, ces profiteurs du systeme et apres on voit
    mais ses gens là quand arrivent les vacances on ne les voient plus a l epicerie sociale , ou ailleur ou sont ils ?????
    une petite parenthese je n ai pas vu les intouchables car j ai pas l argent pour le cinema et puis toutes les salles de cine ne sont pas accessiblent aux personnes handicapees
    alors qu il y est 4 ou 8 millions de pauvre il y a bien longtemps que c est mon tour et personne ne s occupe de nous on est juste du BLABLA avant les elections apres on nous aura oublie droite gauche ecolo qui que se soit qui passe

    1er.02 à 10h22 - Répondre - Alerter
  • Ce constat qui se retrouve ailleurs dans des pays ’riches’, USA, UK, ... est un choix politique.
    Une décision de nos dirigeants.

    Dire que l’entreprise EST le seul moteur de la richesse est une aporie.
    Dire que le capital (résultat de richesses produites en commun - sauf spéculation qui est d’abord un vol entre riches avec effets autres multiples et souvent désastreux) EST libre de toute obligation est une folie.
    Faire croire que le marché libre des capitaux optimise le bon fonctionnement de la société est une utopie et une tromperie.
    Justifier la techno-science, comme progrès brut de l’humanité alors que la techno-science n’est qu’un des moyens du capital pour prospérer, hors autre considération sociale. Alors que la bonne santé de la société des hommes est la condition première du bon fonctionnement du monde - un ’oubli’ d’une classe dirigeante qui vit dans un autre monde, mais qui détermine toute la société.

    La pauvreté et la misère sont un choix de régime politique.
    Les multiples belles et grandes déclarations, documents légaux, discours pour les éviter sont et demeurent des vœux, des mensonges de nos dirigeants.

    La richesse, accumulation singulière privée est un vol, cela devient un crime quand elle dépasse le ’raisonnable’.

    La précarité de la vie fait que les riches passeront leur temps à défendre cet état, alors que les pauvres et les miséreux ne peuvent que tenter de survivre. Les institutions dites démocratiques et républicaines ont été détruites ou achetées ou privées de moyens pour remédier à cette situation inique et dangereuse. Seuls quelques personnes dévouées acceptent vainement de passer leur vie à changer une situation hors-la-loi, à tenter de faire respecter quelques principes humains partagés.

    L’absence de perspective hors les rêves déversés rend cette situation à la fois inique et risquée pour la paix sociale. Paix sociale ne signifie pas absence de conflit mais bon fonctionnement des contre-pouvoirs, exercices des remédiations,
    Nous observons exactement le contraire, les contre-pouvoirs disparaissent, le pouvoir s’absolutise et par là se délégitimise. Il en est de même de la justification de ses actions, et donc des situations produites. Notre société perd ainsi sa cohérence, ses logiques. Elle se fragilise dangereusement au risque grandissant de destruction catastrophique.

    La pauvreté n’est pas une catastrophe, si les pauvres peuvent vivre décemment. Par contre la pauvreté est une catastrophe quand elle mène à la misère - les manques, la recherche perpétuelle de la survie, la mauvaise santé, la précarité, l’angoisse de manquer du nécessaire.

    La misère comme le pouvoir exorbitant des privilégiés abolissent les barrières des comportements sociaux.
    Les gestes irréversibles et destructeurs deviennent fréquents.
    Les barbaries s’installent.
    Notre société, donc notre qualité de vie (versus la barbarie) sont mises en danger.

    27.01 à 10h30 - Répondre - Alerter
PUBLIER UN COMMENTAIRE

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

  • Se connecter
  • Créer un compte

En route pour la COP21
publicité
publicité
publicité
Site conçu avec
publicité