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« Osons », appel à l’aide
mercredi, 25 novembre 2015 / Simon Barthélémy

Nicolas Hulot, Les Liens qui libèrent/Fondation Nicolas Hulot, 96 pages, 4,90 euros.

Mao avait son petit livre rouge, Hulot tient son petit livre bleu. Avec un appel lancé aux chefs d’Etat avant la COP21, l’ancien animateur télé invite l’humanité à « sortir de son indifférence » face à la crise écologique : « Osons enfin regarder la réalité en face (…), nous empoisonnons la terre autant que nos veines. » L’introduction de l’essai est une longue anaphore, dont les fulgurances sonnent souvent juste (« Osons dire que toutes nos crises n’en sont qu’une : une crise de l’excès » ; « Osons le soleil, le vent, l’eau, la mer comme seules énergies »). Il se poursuit avec « douze propositions essentielles pour les décideurs politiques ». Ce remake du Pacte écologique de 2007 propose de « réguler enfin la finance » (notamment par une taxe sur les transactions financières dans les pays du G20) et de « donner une gouvernance mondiale à l’environnement » (via une organisation et une cour de justice veillant à faire respecter les accords internationaux sur l’environnement). Bref, la radicalisation de Hulot se précise, jusqu’à dire des vérités qui dérangent : « Il ne suffira pas de passer d’une croissance grise à une croissance verte (…). La politique doit reprendre les choses en main et fixer des règles au capitalisme. » Hulot dit assumer « avoir toujours choisi de créer des passerelles plutôt que des fossés » et répond que les « dix engagements individuels » donnent aux gens des pistes pour s’engager. Mais pas pour faire la révolution. —


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