https://www.terraeco.net/Des-services-de-proximite-aux,62252.html
Des services de proximité aux aguets
mercredi, 28 octobre 2015 / Camille Chandès

Les sites de stockage d’objets ou de livraison de colis entre particuliers se multiplient, mais ne font pas encore trembler les acteurs conventionnels.

Si le stockage d’objets ou la livraison de colis entre particuliers ne sont pas encore très développés, cela ne semble être qu’une question de temps. Même s’ils ne font pas trembler les acteurs conventionnels puisqu’aucun n’a encore émergé – le secteur ne comptabilise que huit plateformes en France, relativement jeunes, dont trois spécialisées dans le stockage d’objets (Costockage, Jestocke, Ouistock) et cinq dans le transport de ces derniers (Cocourse, Piggybee, Sarranger, Expediezentrevous, Colis-voiturage) –, ces segments « sont un des prochains grands secteurs touchés par l’économie collaborative », estime Samuel Roumeau, coordinateur de Ouishare, collectif international dédié à cette économie.

Concurrence déloyale

Quant aux services d’aide à la personne entre particuliers (baby-sitting, garde d’animaux, soutien scolaire, prêt d’outils, petits travaux de bricolage), s’il sont anciens, Internet leur a donné un coup de jeune. Entre ceux qui souhaitent faire des économies et ceux qui désirent arrondir leurs fins de mois, les perspectives de développement sont importantes. De l’incontournable Bon coin à des sites plus spécialisés par activité, 34 acteurs sont actuellement présents en France. Là encore, différents modèles d’affaires existent : services contre rémunération (Jemepropose), échange de services (Accorderie) ou aide sans contrepartie (Repair Café). De fait, une multitude d’acteurs conventionnels (soutien scolaire, services à la personne, certains métiers du bâtiment) se retrouvent concurrencés sur leurs marchés historiques. Pour rester dans la course, Castorama a par exemple créé le site Troc’heures, permettant à des particuliers d’échanger bénévolement des heures d’entraide. Du côté des associations professionnelles du service à domicile, le ton est moins amical. Jugeant ces activités comme de la concurrence déloyale, elles tentent de faire revoir les réglementations.