https://www.terraeco.net/A-financer-un-labo-mobile-pour,59354.html
A financer : un labo mobile pour traiter l’eau au Cameroun
vendredi, 10 avril 2015 / Claire Baudiffier

L’ONG Première urgence - Aide médicale internationale cherche à lever 8 000 euros pour financer un dispositif itinérant qui réglera les problèmes d’eau insalubre dans deux régions du pays.

Ils sont camerounais ou réfugiés centrafricains. Ils sont environ 2,2 millions à vivre dans les régions de l’est et de l’Adamaoua, au Cameroun. Et moins de 20% d’entre eux ont accès à une eau saine. « L’équipement en latrines est limité, le paludisme est omniprésent, tout comme les maladies diarrhéiques liées à la consommation des eaux de surface insalubres », explique Carolyne Hervy, chargée de collecte et partenariat pour Première urgence - Aide médicale internationale (PU-AMI). Cette ONG intervient dans ces deux régions pour traiter l’eau. Depuis 2008, sur les 606 points d’eau recensés, 70 ont été assainis, dans huit communes. « Nous avons pour cela un laboratoire fixe, qui permet de réaliser les analyses. Mais nous souhaitons maintenant un labo mobile pour réduire le délai de traitement des échantillons et ainsi mener notre action beaucoup plus rapidement. Le temps gagné est précieux : plus on va vite, plus on limite la consommation d’eau impropre », poursuit Carolyne Hervy.

500 analyses prévues

Concrètement, l’équipe, composée d’ingénieurs et référents techniques, teste l’eau. Si celle-ci n’est pas potable, la pompe est démontée, une solution-mère à base de chlore est préparée et incorporée dans le système. Le puits est alors fermé pendant quelques heures – soixante-douze avec le labo classique, seulement vingt-quatre si son cousin mobile voit le jour –, puis rouvert, purgé et mis à la disposition de la population.

PU-AMI lance donc un appel au financement participatif, via la plateforme Ulule. L’ONG cherche à lever 8 000 euros, avant le 12 mai. Cette somme financera les kits, le matériel – très léger –, les réactifs (les solutions qui testent l’eau) et les mesures de traitement. Plus de 500 analyses ont été prévues sur l’année 2015. Si la collecte est bouclée, le labo mobile devrait commencer à œuvrer dès cet été.


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