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Christophe sailly, responsable de magasin bio
vendredi, 13 février 2015 / La rédaction de Terra eco

Il travaillait au Crédit agricole, sa femme à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Ouvrir une Biocoop à Villefranche-sur-Saône, dans le Rhône, a changé leur vie.

« Le système dans lequel nous vivions ne nous convenait pas. On voyait que la situation des agriculteurs n’était pas brillante. Nos enfants étaient assez grands pour que nous puissions nous consacrer à 200 % au travail. Si nous voulions changer de métier, c’était le moment ! » L’idée d’une Biocoop est venue assez vite à Christophe et Carol, en 2011. La suite les a rassurés.

« L’entrée dans le réseau est super encadrée, c’est pour cela qu’il y a peu de faillites par la suite. » Première étape : un gros dossier de candidature. Puis, une réunion d’info à Paris. « Là, ils regardent notre profil. Quand il y a des jeunes diplômés, ils leurs conseillent de se faire embaucher dans un magasin et de revenir dans un ou deux ans. »

100% collectif

Troisième étape : la rencontre avec le chargé de développement. « C’est quelqu’un de notre région, qui nous accompagne de A à Z. Quand il nous sent prêts, il nous présente à la commission d’admission. » Lors de cette dernière étape, les élus Biocoop évaluent le projet et surtout les valeurs des candidats. Ce sont eux qui décident s’ils pourront intégrer le réseau. En mai 2012, pour eux, ç’a été oui ! Les quarantenaires ouvrent leur magasin de 250 m2, « Le monde allant vert », en mai 2012.

Et aujourd’hui ? « C’est prenant, mais absolument génial. » Christophe est lucide sur son métier. Un responsable de magasin bio est d’abord un responsable de magasin, avec ses figures imposées : quatre embauches, la compta, les relations avec les 90 producteurs, les commandes à passer, la gestion du stock et la mise en rayon.

« La différence, et c’est ce qui me rend le plus heureux, ce sont nos clients. On fait pas mal de sensibilisation auprès de curieux qui n’ont pas l’habitude des magasins bios. D’autres sont experts. Ils nous posent beaucoup de questions et nous apprennent beaucoup. La vie au sein du réseau est très riche. A la différence d’une franchise, rien n’est imposé, tout est décidé collectivement. »