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Julien Douesnard, chef de projet paysagiste en phytodépollution
jeudi, 12 février 2015 / La rédaction de Terra eco

Son expertise : il connaît les plantes sur le bout des doigts pour lutter contre les atteintes à l’environnement.

Les parcours professionnels sont parfois l’histoire de briques empilées. C’est le cas de celui de Julien Douesnard, salarié depuis un an de Phytorestore, une entreprise spécialisée dans la dépollution par les plantes. Etudiant, il a opté pour des études d’ingénieur à l’Institut national des sciences appliquées de Rouen, avec une spécialité en environnement.

Une fois chargé de sécurité et de santé au travail, il avait envie de se lancer dans l’architecture. Il a donc repris la route des salles de classe, à l’Ecole nationale du paysage de Versailles, puis décroché un poste de paysagiste dans une agence d’architecture. Mais le lien avec l’écologie lui manquait fortement. A croire qu’il fallait que Phytorestore croise sa route professionnelle pour qu’il décroche enfin un job mêlant ses deux compétences.

Bientôt la dépollution

« Je suis paysagiste. Mais, à la différence des agences d’architectes, je ne fais pas appel à des sociétés spécialisées pour gérer l’eau, souligne-t-il. Mes connaissances en phytoremédiation me permettent d’utiliser l’eau comme un matériel, au même titre que le végétal et l’acier. » En ce moment, Julien Douesnard travaille sur un écoquartier de seize hectares à Palaiseau (Essonne). « Le quartier sera traversé par un maillage de noues végétales filtrantes, qui récupèrent et traitent les eaux pluviales. Cela permettra l’arrosage de tous les espaces verts du quartier. C’est écologique et économique. Le tout en créant un super cadre de vie pour les habitants », explique-t-il.

Le chantier sera livré l’année prochaine. D’ici là, Julien aura conçu et dessiné d’autres projets. « A chaque fois, nous adaptons nos propositions en fonction des habitants et de la configuration de l’espace. Les techniques évoluent aussi car, en matière de dépollution par les plantes, les choses avancent très vite. Demain, des jardins filtrants dépollueront peut-être l’air de nos villes. Pour moi, c’est l’assurance de ne jamais m’ennuyer. »