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Miss Bouffe raconte l’adieu du poulet au poids coq
jeudi, 30 octobre 2014 / Miss Bouffe

En un peu plus d’un demi-siècle, le poulet est devenu un coq en pâte. Des chercheurs canadiens viennent de le montrer. A régime alimentaire égal, le volatile pesait moins d’un kilo dans les années 1960. Aujourd’hui, celui du supermarché écrase la balance avec plus de 4 kilos. Comment obtient-on un poulet obèse ? Grâce à la sélection de races à bidoche, ma bonne dame ! Les poulets dernière génération ont une aptitude à transformer en viande ce qu’ils avalent trois fois supérieure à celle de leurs aïeuls. Doit-on se réjouir ? D’un côté de la basse-cour, oui. Produire un kilo de poulet émet près de quatre fois moins de gaz à effet de serre que produire un kilo de bœuf. Les 20 milliards de poulets planétaires mettent chaque année 130 millions de tonnes de chair protéinée sous la dent des humains. Mais le gallinacé bouffi n’est pas sans maux. Ses os sont fragiles ; son cœur, défaillant, et son système immunitaire, précaire. Résultat : on le gave de chimie ! L’entreprise Liuhe, plus gros producteur de poulets chinois, a été prise la main dans le sac il y a deux ans : un cocktail de 18 antibiotiques accélérait la croissance de ses volailles, qui passaient, en quarante jours, de 30 grammes à 2,5 kg. Beurk ! —

Achetons la bête entière, élevée en plein air et au grain bio.