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Frédéric Bordage, consultant en green IT
dimanche, 24 mars 2013 / La rédaction de Terra eco

"J’ai une formation en école de commerce avec un DESS d’informatique. Pendant une première partie de ma vie, j’ai occupé tous les postes imaginables : chef de projet, développeur… Puis je suis devenu journaliste spécialisé en informatique.

En 2004, j’ai créé greenit.fr, qui était à l’époque un blog personnel. Personne ne parlait du développement durable dans la branche informatique ! Je voulais soulever les questions sur les besoins du secteur et montrer que des solutions existaient.

Aujourd’hui, nous sommes quarante contributeurs experts à participer au blog, qui est devenu une plateforme d’échanges. Et je me suis spécialisé dans le conseil. Ce n’est jamais pour des questions écologiques qu’une entreprise fait appel à moi : elle veut d’abord réduire ses coûts. Mais elle sait aussi que la dimension environnementale d’un programme de green IT va la rendre vertueuse.

Diviser la facture d’électricité par deux

On commence toujours par l’un des postes phares de l’informatique dans l’entreprise, comme l’impression ou les postes de travail, avant que la démarche ne fasse éventuellement tâche d’huile. Surtout si les résultats sont convaincants.

Prenons l’exemple des data centers : après examen, il est facile de prendre des mesures simples. Réorganisation de la salle pour permettre le refroidissement des serveurs, climatisation de précision, rationalisation de l’espace de stockage des données : ces "bonnes pratiques" peuvent diviser la facture d’électricité par deux !

Communiquer pour faire évoluer les mentalités

Coût de l’électricité et du mètre carré, taxe carbone : en dix ans, tous les paramètres ont explosé, ainsi que la demande en puissance de calcul. Les budgets sont réduits. Une prise de conscience est en train de se faire.

Pour l’instant, ce sont surtout les très grosses entreprises, généralement aiguillonnées par les ONG, qui sont les plus efficaces en la matière. Les petites n’ont pas les moyens de se payer un audit. Les collectivités s’y mettent, au titre de l’exemplarité des services de l’Etat. Dans tous les cas, il s’agit de faire changer les mentalités et ça prend du temps. C’est aussi un travail de communicant !"