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Guillaume Collet, acousticien
dimanche, 24 mars 2013 / La rédaction de Terra eco

En quoi consiste le métier d’acousticien ?

On apporte à des entreprises une expertise sur du confort acoustique. Le plus souvent, il s’agit d’effectuer une batterie de mesures qui nous permettent de recommander à nos clients l’utilisation de matériaux adaptés à leur projet.

En amont de gros chantiers, on effectue des mesures sur le terrain constructible, pour comprendre s’il est, ou non, rendu bruyant par les bâtiments qui l’entourent. Cela détermine l’épaisseur du matériau qu’il faut utiliser pour la construction.

Il peut s’agir aussi de mesures d’acoustique interne. On calcule alors ce que l’on appelle un temps de réverbération, qui doit être approprié à chaque lieu. Dans un studio d’enregistrement, par exemple, il doit être très court ; long, au contraire, dans une salle de concerts de musique classique. Selon la configuration, on préconisera l’utilisation d’un matériau plus ou moins absorbant. Dans tous les cas, un seul objectif : le confort.

Quelle est la dernière mission qui vous a été confiée ?

Je suis amené à travailler sur plusieurs projets à la fois, souvent en équipe, mais aussi en collaboration avec tous les corps de métier : des architectes, des maîtres d’oeuvre, des électriciens…

Récemment, nous sommes intervenus sur le chantier d’un nouveau centre culturel en banlieue parisienne, pour vérifier que les préconisations faites au départ du projet étaient bonnes.

Mais il peut s’agir aussi de missions ponctuelles, comme le cas d’un voisin qui se plaint du bruit provenant du cinéma mitoyen de sa maison. Nous vérifions alors que tout est aux normes. Un autre exemple ? Celui du sous-sol d’un commerce de pompes funèbres, où les vibrations au passage du métro tout proche étaient ressenties de façon problématique.

Cette diversité de missions et les déplacements qu’elles impliquent rendent ce métier passionnant.

Est-ce une profession d’avenir ?

C’est un domaine d’activité qui continue de se développer, et dans lequel les débouchés sont importants. D’ailleurs, à la sortie de ma licence professionnelle ingénierie, acoustique et vibratoire, 80 % de ma promotion a trouvé du travail, notamment dans l’industrie, où la demande progresse fortement.

Le secteur des transports et les bureaux d’études sont également demandeurs. Personnellement, j’espère évoluer vers un poste d’ingénieur, tout en privilégiant des projets de nature culturelle.