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Vos cinq piliers pour un poisson durable
jeudi, 31 janvier 2013 / David Solon /

Président de l’association des Amis de Terra eco Ancien directeur de la rédaction de Terra eco

, / Cécile Cazenave

Et « Terra » dit à ses disciples : « Voici les tables de la loi du consommateur responsable au rayon poissonnerie. »

- 1/ Les saisons tu respecteras

Quoi, des saisons pour les poissons ? Comme pour les melons ? Eh bien oui, môssieur ! Et il serait temps de les respecter. Notamment celle de la reproduction. Alors pour éviter de flinguer des espèces en faisant ses courses n’importe comment, tentez d’éviter les filets de sole ou la brandade de morue de février à avril (par exemple). Pour acheter de saison et local, c’est ici : Le site de Mr Goodfish.

- 2/ De la réglette tu useras

Après le chariot, le marmot qui braille et la liste des courses illisible, il va falloir vous munir d’un nouvel instrument pour faire vos courses : la réglette à mesurer les poissons. Objectif : ne pas consommer de spécimens trop petits. Il est par exemple interdit de commercialiser un bar de moins de 36 cm pêché dans le golfe de Gascogne ou une sardine de Méditerranée de moins de 11 cm. Pour la liste des espèces par région, c’est ici.

- 3/ La diversité tu célébreras

Pourquoi se limiter à une ou deux espèces quand l’océan s’offre à vous ? Le guide de Greenpeace « Et ta mer, t’y penses ? » incite à éviter les espèces en voie d’extinction, ainsi que les bâtonnets de poisson, dont la matière première peut « provenir de flottes de pêche industrielles pirates ». L’ONG invite aussi chacun à découvrir des espèces oubliées (chinchard) ou méprisées (maquereau ou tacaud) pour alléger la pression sur leurs collègues plus populaires. Pour le guide, c’est ici.

- 4/ Ta santé, ainsi, tu préserveras

Le poisson est un aliment riche en protéines, en acides gras oméga-3 et en vitamine D naturelle. Souvent pauvre en cholestérol et en gras saturé, il est utile contre les maladies cardiovasculaires. A condition d’éviter les espèces contaminées, les poissons sont donc nos amis pour la vie.

- 5/ Entre sauvage et élevage tu oscilleras

Selon Greenpeace, il faut « 4 kg de farine de poissons sauvages pour un seul kilo de bar, de daurade ou de saumon et 15 ou 20 kg pour 1 kg de thon rouge d’élevage ». Pour quelques euros de plus préférez la version bio et/ou le Label rouge. L’idéal consiste à varier les plaisirs et les goûts en passant de l’élevage au sauvage, et vice versa. —


Bibliographie

Plus un poisson d’ici 30 ans, Stéphan Beaucher (Les Petits matins, 2011)

Surpêche, Charles Clover (Demopolis, 2008)

Requiem pour un thon, Romain Chabrol (Les Petits matins, 2010)

The End of the Line, Rupert Murray (1 DVD Lug Cinéma)

Planète Océan, Yann Arthus-Bertrand et Michael Pitiot (1 DVD Universal Vidéo)

- Le site du mouvement « Slow Fish »

- Le site de l’association Bloom

- Le site de l’ONG Oceana

- Le site de l’Amap poisson lorientaise

- Le site de l’expédition Tara

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