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Chroniques du climat : l’oncle Sam allergique à la taxe CO2
jeudi, 22 mars 2007 / Walter Bouvais /

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Bonne nouvelle : enfin un mois de mars qui ressemble à un mois de mars, avec ses giboulées. Faut-il y voir un signe ? Coup sur coup, quelques bonnes nouvelles sont apparues sur le front du changement climatique. L’union européenne, tout d’abord, décide enfin de prendre à bras le corps cet enjeu majeur et de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20% d’ici à 2020 (voir le paragraphe protection du climat). Cette décision ambitieuse prise simultanément par les 27 est non seulement une bonne nouvelle pour l’environnement, mais une bonne nouvelle tout court pour l’Europe : elle montre une fois de plus sa capacité, sur certains sujets, à emmener ses Etats-membres vers de nouveaux territoires plus verts et plus solidaires.

Peut-être l’Union parviendra-t-elle à entraîner les Etats-Unis dans cette course de fond contre le changement climatique. En attendant, c’est l’ancien vice-président Al Gore qui s’y colle, à l’occasion de son premier retour au Congrès depuis 2001 (et sa défaite à l’élection présidentielle). Bien sûr, quelques Républicains continuent d’afficher leur scepticisme et remettent en cause l’idée d’un changement climatique dû aux activités humaines. Mais, le commentaire le plus déroutant est venu d’Hillary Clinton elle-même. La sénateur démocrate de New York et candidate à la présidentielle américaine 2008 a interpellé Al Gore sur l’opportunité de mettre en place soit une taxe carbone, soit un plafond pour les émissions de gaz à effet de serre. A la réponse d’Al Gore, qui a soutenu que les deux mesures étaient indispensables, Hillary Clinton s’est dite « extrêmement intriguée ». Aux Etats-Unis, on n’aime pas la taxe, pas plus chez les Démocrates que ches les Républicains. Qu’il faille, comme l’a soutenu Al Gore, « sauver la planète », n’y change rien. Pour le moment.

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