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Société

Marc Dufumier : « Sortir les agriculteurs de la logique des subventions »

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Les agriculteurs sont dans la rue. Comme un air de déjà vu. Le système des subventions est à bout de souffle. Et si on les rémunérait autrement nos agriculteurs, sur la base des services rendus à l’environnement par exemple. Question posée à l’agronome Marc Dufumier.

5 commentaires
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  • Ronuick : Du bon sens !

    Je suis entièrement d’accord avec M. Dufumier : nos agriculteurs ont été dupés depuis l’après-guerre certes pour des raisons qui apparaissaient louables (nourrir une population au sortir d’une guerre terrible) mais dont les objectifs ont été dévoyés par des politiques qui ne connaissaient pas le terrain et le "bon sens". Ajoutez à cela la technologie idolatrée, les crédits, le machinisme, la "revolution des engrais". Bref... On produit beaucoup, mais pas forcément de bonne qualité. Forcément les agriculteurs ne vont pas bien ! Ils n’arrivent pas à vivre et ils ont le sentiment de brader leur savoir faire !

    28.04 à 08h30 - Répondre - Alerter
  • Alexis : En phase

    Je sors du contexte politique pour encourager quiconque, de droite ou de gauche à débattre sur ces bases.
    L’intérêt réside dans les questions posées et les échanges possibles autour de ces questions.

    Je suis en phase avec beaucoup de points notamment sur la rémunération équitable de productions relocalisées.
    Je suis plus dubitatif sur la partie rémunération de l’entretien du paysage, certainement parce que je veux encore croire qu’un paysan qui gagne sa vie entretien naturellement le paysage et le dessine.
    Alexis
    www.lepanierpaysan.com
    acteur local

    28.04 à 10h00 - Répondre - Alerter
  • panpan : Céréales

    J’entendais hier soir un céréalier expliquer que les Etats-Unis faisaient des céréales OGM, ce qui leur permettait de gagner beaucoup plus d’argent...
    En gros qu’on laisse les céréaliers français nous faire des OGM et tout ira mieux...
    Donc après trente ans de pesticides empoisonnants, les céréaliers nous proposent les OGM comme solution.
    On y va, on y va...

    28.04 à 10h18 - Répondre - Alerter
  • Ça fait 8 ans que j’habite en Nouvelle-Zélande dont une partie passée a côtoyer les fermiers locaux et je constate que les fermiers français devraient enlever leur nez de leur derrière. Ici, comme dans beaucoup de pays, les fermiers N’ont PAS de subventions (leurs produits non plus, pas comme aux US). Et pourtant, ils sont compétitifs et certains ne s’en sortent pas mal du tout. Et ils ne passent pas leur temps à manifester (ils n’ont pas le temps pour ça). Certes, c’est pas facile, mais comme a dit un héro local (Ernest Rutherford) : “We haven’t got the money, so we’ve got to think !”.
    C’est comme avec les artistes, seulement eux, ils ont l’air de réaliser un petit peu plus leur chance, peut-être parce qu’ils voyagent plus. Récemment, pendant un festival international ici, j’ai entendu des acteurs de théâtre français qui admettaient devant d’autres artistes non-français qu’ils étaient très privilégiés. Rafraichissant.
    Ça pourrait toujours être mieux, c’est sûr, mais si ca ne va vraiment pas, faites comme moi, partez de la France !

    29.04 à 09h35 - Répondre - Alerter
  • Finalement ce que propose Marc Dufumier existe déjà :
    - subventionner les paysans, on le pratique depuis 50 ans, on voit où cela nous a mené.
    et puis en ces temps de déficits, les subventions
    - limiter les excédents, idem, en plus vieux, l’économie planifiée, non merci
    Ces vieilles recettes, M Dufumier propose de les utiliser pour des nobles raisons mais il s’agit de méthodes inefficaces

    Il faudrait être innovant et trouver autre chose.
    Par exemple, en :
    - en mettant en place une contribution incitative sur l’agriculture intensive. Adossée à la TVA, très modeste au début (de l’ordre de 0,01%), elle ne pourra pas être contestée par les lobby. Mais amenée à croître de manière planifié, elle deviendra progressivement significative. Son produit sera utilisé exclusivement pour permettre aux agriculteurs de changer de modèle d’exploitation. C’est en effet, le principal obstacle au changement : les agriculteurs sur-endettés, dépendant de la vente d’une mono-production sont pieds et poings liées et ne peuvent changer de stratégie.
    Il faut absolument leur redonner les moyens financiers de passer à une agriculture diversifiée, respectueuse des paysages et produisant des aliments de qualité. Comme toutes les autres contributions incitatives, celle-ci servira à investir dans une économie verte : l’agriculture biologique.
    - en mettant en place une contribution incitative au bénéfice des productions locales.

    http://www.fiscalite-environnementa...

    1er.05 à 20h19 - Répondre - Alerter
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