publicité
Accueil du site > Actu > Ils changent le monde > Congo : la radio des maux de la forêt et des Pygmées
Ils changent le monde

Congo : la radio des maux de la forêt et des Pygmées

<-  Retour à l'article

La radio Biso Na Biso a bouleversé les liens entre communautés nomades, villageois et exploitants forestiers. Bilan : un meilleur respect du poumon vert qui les abrite.

1 commentaire
TOUS LES COMMENTAIRES
COMMENTAIRES SÉLECTIONNÉS
RÉPONSES DE LA RÉDACTION
Trier par : Plus récents | Plus anciens
Affichage : Voir tout | Réduire les discussions
  • Anonyme : Radio +, CIB -

    L’information est précieuse, comme les bois rouges tropicaux. Elle circule facilement avec la radio, d’autant plus que le message est transmis dans les langues locales.

    Cependant subsiste le contraste entre les avancées environnementales du programme FSC et les injustices humaines qu’il laisse perdurer.

    "Avant", les pygmées pouvaient chasser toute la viande qu’ils voulaient, sans compromettre l’équilibre naturel local. La chasse était pratiquée à la force du poignet et du mollet, sans l’aide de sources d’énergie autres que le soleil qui fait pousser la nourriture de ces semi-nomades. La faune trouvait refuge dans un habitat dense et vaste. La faible densité de population et la frugalité de leurs mœurs limitaient la prédation humaine.

    "Depuis", l’occidental est venu avec le fusil, l’automobile sous toutes ses formes et encore toutes sortes d’outils. Les bois précieux qui avaient de tout temps attisé la convoitise des marchands trans-sahariens puis des caboteurs européens, sont alors exploités à un rythme plus soutenu. La forêt se morcelle. L’abattage des arbres les plus précieux laisse des plaies durables dans la forêt. La faune souffre du délabrement de la forêt. Elle n’y trouve plus sa nourriture ou bien ses refuges, ce qui conduit à sa raréfaction, voire sa disparition.

    "Enfin", le programme FSC apparaît, frêle îlot d’espoir dans cet océan de destructions. Mais il ne peut empêcher que l’homme fortuné (d’occident ou d’orient, aujourd’hui) peut continuer à imposer sa loi aux habitants de ces forêts, en les privant du droit de chasse, alors qu’un peu de viande, de temps en temps, leur apporterait joie et santé, ceci afin que l’homme fortuné puisse continuer à jouir de son droit de jouir du contact de bois tropicaux précieux, tout en continuant de manger son steak biquotidien.
    Les rôles sont inversés ! Le FSC ne représente que les prémices d’une amélioration de la situation catastrophique apportée par la surexploitation, aux profits des économies occidentales. Au rythme où vont les négociations internationales et la prise de conscience environnementale dans nos sociétés fortunées, cette amélioration aura tôt fait d’être annulée par un effet rebond du genre : "Ah ben si c’est moins critiquable d’acheter du bois tropical FSC, je peux en prendre un peu plus alors !"
    L’idéal serait une limitation drastique de l’exportation des bois tropicaux, par l’abandon des concessions aux non-autochtones, par l’imposition de la transformation locale des bois, par un renchérissement significatif des tarifs douaniers et des coûts de transport. Naturellement, une moralisation de la vie locale est absolument nécessaire.

    L’homme fortuné peut trouver suffisamment de bois nobles près de chez lui !
    Le commerce des bois tropicaux ne sert qu’à flatter l’orgueil de certains qui se croient valorisés par le luxe. Ils en établissent les standards, basés sur l’exotisme et la domination. Ils vivent dans ce luxe qui n’ajoute toutefois aucune once de valeur à leur personnes. La publicité étend la contagion de cette vanité au grand public, ce qui démultiplie la demande en bois tropicaux.
    Et les populations locales font les frais de ces excès. Elles doivent adapter leur mode de vie aux standards édictés par l’OMC.

    Alors oui à une radio locale, en langues locales. Que ces peuples apprennent la vraie valeur de leurs vies, de leurs cultures et de leur environnement et qu’ils se les approprient de nouveau. Puissent-ils apprendre que le modèle de vie qu’ils entr’aperçoivent, au travers de l’organisation et des équipements de la Congolaise industrielle du bois (CIB) ou lors de leurs visites à la ville, que ce modèle de vie est en grave crise. A commencer que la CIB a licencié 665 agents, juste avant Noël 2009, sur un total de moins de 2000, rentabilité et crise économique mondiale obligent ! Qu’ils sachent se protéger de la contagion de l’illusion des bénéfices qui leurs sont promis par la mondialisation des échanges économiques. Qu’ils se réconcilient entre eux et avec leur forêt.

    7.04 à 00h21 - Répondre - Alerter
PUBLIER UN COMMENTAIRE

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

  • Se connecter
  • Créer un compte

publicité
publicité
publicité
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
publicité