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Opinion

Comment le lobby routier obtient-il toujours plus d’avantages ?

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Les revirements liés à la mise en place de l’écotaxe poids lourds montrent une fois de plus que les routiers obtiennent des avantages au détriment des autres modes de transport, estime la Fédération nationale des associations d’usagers des transports.

11 commentaires
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  • On peut rajouter que la baisse actuelle des prix du pétrole, se traduit par un litre de gazole aujourd’hui à 1,25 Euros en moyenne, contre 1,34 début janvier, et 1,46 lors du maximum en avril 2012.
    Le simple maintient des prix depuis 2012 sur tous les carburants (peut être dans une moindre mesure sur l’essence qui est "relativement surtaxé") aurait permis à l’état d’engranger les milliards qui lui manquent.
    Et une légère augmentation résoudrait ses problèmes de non financement de la transition énergétique !
    De plus, cette relative augmentation des coûts des transports favoriserait le développement des circuits couts au détriment des importations, un effet positif pour la diminution du chômage.
    Mais le gouvernement préfère favoriser les pétro-dictatures et leurs amis, à l’aide de concept fallacieux "d’écologie punitive" !

    22.10 à 20h42 - Répondre - Alerter
  • Quelle malhonnêteté intellectuelle !
    Le transport routier, qui fait 80% de la mobilité des biens ou des personnes rapporte 20 milliards d’euro nets aux finances publiques alors que le transport ferroviaire qui assure 10% de la mobilité coûte tous les ans, et depuis plus de 30 ans, environ 10 milliards d’euro par an. 70% des investissements de l’AFITF se font vers les autres modes que la route alors que 100% des recettes viennent de la route. En cumulant la dette du système ferroviaire sur 30 ans, cela représente 20 ou 25% de la dette de la France. C’est ça la réalité.
    D’autre part, le coût réel des transports collectifs est caché dans des financements variés (versement transport des entreprises, impôts locaux, ...) et les citoyens sont induits en erreur et ne savent pas que le prix du billet ne couvre que 20% des dépenses.
    On ferait mieux de financer l’immobilier de proximité pour limiter les déplacements plutôt que de financer des transports en communs sur le dos de ceux qui ne peuvent faire autrement que d’utiliser la route.
    Soit le vice-président ne connait pas ses dossiers soit il est de mauvaise foi.

    23.10 à 09h36 - Répondre - Alerter
    • En fait, le transport routier doit participer au financement des infrastructures routières, car il les utilise, au même titre que les particuliers d’ailleurs, toutes proportions gardées bien entendu. Mais, à des taux différents. Là-dessus, tout le monde est d’accord je pense. Il est tout à fait normal que tout le monde contribue à l’entretien d’une part des infrastructures, et, d’autre part, à la baisse des GES (transporteurs et particuliers, qui, pour ces derniers, en cumulé, émettent plus que les transporteurs il est vrai).
      On ne peut que déplorer ce que vous dites sur l’AFITF, et sur les investissements et choix politiques des précédents gouvernements par rapport au ferroviaire. Et c’est bien cela qui doit changer impérativement et rapidement.
      Nous avons donc en somme, deux constats à faire : les transporteurs doivent contribuer à l’entretien des infrastructures routières car ils sont utilisateurs, tout comme les particuliers, ainsi qu’à la baisse des GES ou autres particules polluantes, et l’état doit revoir sa politique en faveur du financement du ferroviaire et du transport de voyageurs. Bref, une vraie politique en matière de transports bien plus ambitieuse et adaptée.
      L’erreur serait de ne choisir que l’un, ou l’autre des deux choix.

      23.10 à 12h27 - Répondre - Alerter
    • Ce qui est malhonnête Larys c’est de considérer la "dette" du ferroviaire qui est dû à la construction de lignes ferroviaires. En fait de l’aménagement du territoire. Si on avait demandé aux transporteurs routiers il y a un siècle de construire les routes puis les autoroutes comme on a demandé à la SNCF de financer le réseau ferroviaire on roulerait sûrement encore sur des chemins de terre dans toute la France ... Comme quoi il suffit d’avoir le bon angle de comparaison pour voir qui abuse du système depuis des décennies.

      24.10 à 11h48 - Répondre - Alerter
      • Tous les ans, le transport routier ramène 36 milliards d’Euro au budget de l’Etat (cf comptes des transports de la nation) et l’Etat investit 16 milliards d’Euro dans les infrastructures routières (Etat + collectivités locales) soit un bilan nette pour les comptes publics de 20 milliards d’Euro.
        En contrepartie, le système ferroviaire présente un bilan négatif de 10 milliards d’Euro (incluant les retraites des salariés du ferroviaire pour presque un tiers de mémoire).
        Les routes ont été largement payées par les "utilisateurs" des routes mais il est vrai que, les recettes de l’Etat n’étant pas fléchées, il n’est pas facile de savoir d’où vient l’argent et où il est utilisé.
        En ne considérant que les taxes sur le carburant (TIPP, TVA + TVA sur TIPP), cela doit représenter environ 70 centimes par litre, soit avec une voiture qui consomme 6 litres/100, environ 4 centimes d’Euro perçu par l’Etat à chaque km parcouru. Pour un camion qui consomme environ 30 litres/100 (soit environ 1 litre par tonne transportée sur 100 km : le jour où les voitures seront aussi performantes, on pourra en reparler !) ce sont 12 centimes par km qui sont versés dans les caisses de l’Etat (le transport professionnel récupère la TVA).
        Je vous conseille de lire le "faits et chiffres" de l’URF, c’est très instructif.

        29.10 à 09h48 - Répondre - Alerter
  • J’aime bien cet article. Sauf qu’une question est posée : Comment le lobby routier obtient-il toujours plus d’avantages ? Et la réponse ... n’est pas donnée. l’avez vous ? Le lobbying des routiers est très puissant, très influent... encore faut-il le savoir. C un réseau, dont les tentacules vont bien au-delà des seules organisations professionnelles... et cela marche ! Mais vous l’ignorez ?

    23.10 à 09h39 - Répondre - Alerter
  • La réponse est simple : rapport de force et pouvoir de nuisance !
    Tant que les politiques ne se sentirons pas suffisamment supportés/poussés par l’opinion publique, ils capitulerons devant les blocages de routes et autres actions parfois violentes des routiers, autant dire que ce n’est pas pour demain...

    24.10 à 00h01 - Répondre - Alerter
  • Est-ce qu’il ne serait pas finalement plus simple d’agir sur la TVA, son taux et sa non-récupération afin que ce soit celui qui organise le transport et en profite (grandes distribution, éloignement des lieux de production des lieux où se trouvent les matières premières...) qui acquitte un surcoût ? La main invisible du marché régulerait sans doute ensuite en donnant un avantage concurrentiel à celui qui s’exposerait le moins à cette TVA sur les transports en faisant d’autres choix d’organisation, de production, de distribution.

    24.10 à 11h30 - Répondre - Alerter
  • Au Testet au lieu des discours demain le 25/10/14...

    24.10 à 18h11 - Répondre - Alerter
    • bonjour,
      Je roule souvent la nuit, et je m’aperçois que beaucoup de camion étranger utilisent nos nationales pour éviter les péages et avoir un coup de revient moins important.
      Que les portiques soient utilisé pour taxer ces camions qui ruinent nos routes ne serait pas inutile, et sauverait les emplois d’Ecomouv, sans parler de la facture pour le contribuable.

      26.10 à 18h15 - Répondre - Alerter
  • Excellent article et complet !

    30.06 à 15h35 - Répondre - Alerter
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