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Innovation politique

La surélévation des immeubles est une idée réaliste

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  • Un exemple de projet en surélévation à Paris, sur la page Facebook de l’Agence Parisienne du Climat, http://www.apc-paris.com/

    http://www.facebook.com/pages/APC-A...

    9.12 à 21h32 - Répondre - Alerter
  • Avant de surélever des immeubles, il me semble que plusieurs points doivent au préalable être évalués.

    Premièrement, la densification sans fin est-elle la solution ? La cause en est souvent la centralisation des entreprises dans des "bassins de production" spécialisés, qui imposent aux employés de migrer vers ceux-ci et provoquent in fine un besoin en densification de l’habitat. Or, comme le prouve le problème actuel du quasi arrêt de la production de disques durs, presque tous fabriqués en Thaïlande, pays frappé par des inondations exceptionnelles, la centralisation n’est rien d’autre que mettre tous ses œufs dans le même panier, ce que le bon sens populaire réprouve logiquement. Ne serait-il pas plus intelligent de disséminer nos PME/PMI sur tout le territoire, donnant du travail en toute région et minimisant tout risque majeur ?

    Ensuite, si pour quelle que raison que ce soit, il est nécessaire de densifier un habitat, cela ne devrait se faire que lorsque les problèmes suivants ont été résolus : accès à un réseau de transport public performant (minimum 2 circulations par heure et par sens en semaine, minimum 1 par heure le week-end, et cela toute l’année, entre 5h et 23 h) dans un rayon de 300m ; disponibilité de services et commerces locaux pour éviter les "transhumances" automobiles vers des centres commerciaux délocalisés dans des zones situées loin de tout et destructeurs du commerce local ; etc.

    Enfin, que cette densification de l’habitat se fasse dans le respect des constructions existantes, afin d’éviter l’érection de furoncles et autres délires d’architectes dans des habitats ayant un style et un art de vie. La photo illustrant cet article est l’exemple à ne pas suivre, cette réhausse sautant aux yeux, impossible d’être vue comme faisant partie naturellement de l’édifice d’origine. Un raté architectural et une insulte au métier d’architecte, assurément.

    12.12 à 10h20 - Répondre - Alerter
  • Idée intéressante, sur le principe, même s’il y a deux limites au moins :
    - les habitations sur le toit neuves, écologiques, performante énergétiquement, disposant souvent d’une belle terrasse (végétalisée ou non) risquent d’être accessible uniquement à une minorité riche de la population, à l’achat comme la location ... et ne résoudra pas le problème du manque de logements.

    - dans les régions soumises à risque sismique (une bonne partie de la région PACA par exemple), tous les édifices datant d’avant la loi parasismique de 1992 risquent d’être inadaptés.

    12.12 à 15h41 - Répondre - Alerter
  • Au nom de quoi, faut-il que les surélévations "fassent partie naturellement de l’édifice d’origine" ? Cela sous-entend t’ il de recréer un seul et unique édifice sans que l’histoire de sa construction ne soit visible ? En tant qu’architecte je m’étonne toujours de cette peur de la juxtaposition et ce souci obsessionnel d’homogénéité. La ville s’écrit pourtant par une stratification des styles architecturaux et des courants d’urbanismes. Que ça plaise ou non, le centre Pompidou fait aujourd’hui pleinement partie de Paris et nos descendants porteront sur cet édifice le même regard bienveillant que nous portons sur la tour Eiffel, pourtant décriée à sa construction.

    Le développement de villes terminées et établies comme Paris risque de se faire par ce processus de surélévation, sans mensonge sur la chronologie des constructions et sans concession sur la qualité architecturale, je l’espère. Le juxtaposition intelligente des styles fera la richesse urbaine, touristique et écologique de demain (le restaurant de l’opéra Garnier est un exemple formidable de juxtaposition des styles). Aujourd’hui quand on regarde Paris d’en haut, tout est gris zinc. J’espère que des pixels de verdure vont venir contaminer tout ça...

    Par ailleurs, il existe aujourd’hui des institutions de contrôle pour limiter les dérives architecturales ( mairie, Architectes des bâtiment de France, pompiers etc..), et même si je me heurte souvent à elles, je sais leur reconnaître un certain regard sur ces questions de qualité. Tout n’est pas si mal foutu en France !

    En appui des points intelligemment abordés dans cet article et pour conclure avec mon oeil d’architecte enthousiaste, les surélévations constituent une source inédite de développement urbain et architectural qu’il faut encourager dans la lente et inexorable transformation des villes. Resteront les problèmes connexes de transports et flux et le problème social de l’accès à ce type de projet. Mais cela appartient au débat d’une autre échelle sur la densification de la ville que ce soit par surélévation, destruction - reconstruction de quartier, ou sous-élévation ...

    PS : ci-joint un exemple de nos réflexions sur les surélévations, en cours de chantier :
    http://janand-delahousse.com/projet...

    13.12 à 19h03 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,
    merci pour ces intéressants commentaires qui viennent nourrir le débat. Je voudrais revenir sur quelques interrogations ou inquiétudes qui sucitent cette idée de surélévation.
    1-La densification est-elle la solution ? La France est un des pays occidentaux où la périurbanisation et l’étalement ont pris des proportions importantes. Or, nous allons devoir construire plus d’un million de logements supplémentaires dans les 20 ans à venir. Dans les dix dernières années, l’artificalisation des terres agricoles représente la surface d’un département français. Voulons-nous continuer ce phénomène ? Dans les grandes agglomérations particulièrement, la densification est la seule solution pour diminuer la pression immobilière.

    2-Il est évident que densifier en continuant de fonctionner avec notre système de voiture individuelle serait une hérésie. Il faut, au contraire, mener en parallèle l’élaboration d’un réseau de transports collectifs de qualité. Voir les articles de mon blog consacrés à cette question dans la thématique mobilité.

    3-Il est évident que les appartements situés en hauteur seront plus convoités et chers. c’est pour limiter cette inégalité que je propose de végétaliser les toits et d’en faire une terrasse communautaire ainsi que des jardins personnels.

    14.12 à 14h16 - Répondre - Alerter
  • La surélévation des copropriétés permet au syndicat des copropriétaires d’encaisser un prix de vente des nouveaux lots créés qui va permettre la rénovation totale de l’immeuble.

    Il est important que cette rénovation soit énergétique car elle fera baisser les charges de copropriété et donnera une nouvelle valeur vénale verte à l’immeuble,la fameuse "valeur verte".
    L’association PLANETE COPROPRIETE (SURELEVATION) y travaille.

    Au surplus,la décision d’AG sera prise avec une majorité de 51% si le bouquet de travaux énergétiques prévus par la Loi est respecté.

    Reste la question de l’accord du ou des propiétaires du dernier étage qui est obligatoire mais il est possible de lui (leur) accorder un droit de préemption sur la vente des nouveaux appartements construits en surélévation..
    www.ecocopro.com

    14.02 à 11h39 - Répondre - Alerter
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