publicité
Accueil du site > Actu > Conso > Le dilemme eau du robinet-eau en bouteille
Article Abonné
29-06-2009
Mots clés
Santé
Consommation
Alimentation
Eau
France

Le dilemme eau du robinet-eau en bouteille

Taille texte
 
Entre les deux liquides, la hache de guerre est déterrée. C’est à qui sera meilleur pour la santé. Mais le combat se joue aussi sur d’autres terrains.
SUR LE MÊME SUJET

CONSOMMATION

Robinet : La consommation d’eau potable atteint en France 6 milliards de m3 par an. La consommation domestique moyenne s’élève, elle, à 137 litres par jour et par habitant. 1 % seulement de ce volume est bu, soit 500 litres par an et par Français.

Bouteille : 7,3 millions de m3 ont été consommés en 2007, soit 0,3 litre par jour et par habitant, dont 42 % d’eau de source, issue de nappes souterraines profondes, et 58 % de minérale, dont la composition permet des usages particuliers.

TRANSPORT

Robinet : Pour arriver jusque chez vous, l’eau emprunte quelques-uns des 900 000 km de canalisations. Ensuite, elle repart direction l’assainissement en rejoignant un réseau de 160 000 km de long.

Bouteille : L’eau, une fois embouteillée, est livrée au distributeur, puis au consommateur. Au Syndicat des eaux de sources, on annonce une moyenne de 130 km parcourus par bouteille. En 2006, la Société suisse de l’industrie du gaz et des eaux (SSIGE) a réalisé le seul écobilan comparatif entre l’eau du robinet et l’embouteillée. Conclusion : le transport constitue l’un des facteurs lourds de l’eau embouteillée, avec l’emballage. D’après ses calculs, l’eau minérale non réfrigérée, plate, affiche un impact environnemental 90 à plus de 1 000 fois supérieur à celui de l’eau du robinet.

QUALITÉ

Robinet : 67 % de l’eau potable provient de captages souterrains. Les 33 % restants sont constitués d’eaux de surface et sont systématiquement traités. Selon la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E), plus de 4 millions d’analyses sont effectuées chaque année.

Bouteille : Eaux minérales et de source sont saines microbiologiquement et commercialisées sans traitement de désinfection. D’après la Chambre syndicale des eaux minérales naturelles, les embouteilleurs effectuent jusqu’à plusieurs centaines de contrôles journaliers.

DÉCHETS

Robinet : La carafe récupérée chez mamie Jacqueline aura une fin, c’est sûr, mais pas tout de suite.

Bouteille : D’après Eco-emballages, les eaux embouteillées représentaient, en 2006, 253 000 tonnes d’emballages – dont 33 480 de verre – même si le poids de la bouteille plastique de 1,5 litre est passé de 38,8 g en 1997 à 35,2 g en 2006. Une grande majorité du plastique utilisé est du PET. Mais seule la moitié des bouteilles sont recyclées. Ce qui permet d’économiser près de 252 000 tonnes équivalent CO2 par an.

PRIX

Robinet : Quelque 3 euros le m3 d’eau, soit 0,003 euro le litre, en moyenne nationale. Dans ce prix, 37 % reviennent au service des eaux usées et 18 % partent en taxes. Mais de grandes disparités existent entre les zones géographiques. Bouteille : Au supermarché, la Cristaline affiche 0,13 euro le litre, la Volvic à 0,37, l’Evian à 0,56 et l’Hépar à 0,70. Un éventail de 44 à 234 fois plus cher que l’eau du robinet. 

  • BILAN POUR ÉTANCHER SA SOIF

Eau du robinet : Un transport par canalisations, zéro déchets, moins chère que l’embouteillée… Choisir cette eau, ça coule de source.

Eau en bouteille : Une comparaison parlante, calculée par les Suisses : l’énergie dépensée pour produire, amener, traiter 2 litres d’eau minérale par jour et par personne pendant un an correspond à 2 000 km parcourus en voiture. Contre 2 km pour 2 litres du robinet !

Photo Ktsdesign et Mikko Pitkänen - fotolia.com

12 commentaires
TOUS LES COMMENTAIRES
COMMENTAIRES SÉLECTIONNÉS
RÉPONSES DE LA RÉDACTION
Trier par : Plus récents | Plus anciens
Affichage : Voir tout | Réduire les discussions
  • Si vous vous intéressez d’un peu plus près à l’eau et surtout à tout ce qu’on y rejette depuis plusieurs dizaine d’années vous vous rendrez compte à quel point ça va devenir compliqué de boire sain : sels d’aluminium, médicaments,nitrates,pesticides,et même radio activité à certains endroits voilà ce qu’on peut trouver facilement dans l’eau .. dans TOUTE l’eau .. bouteille ou pas l’eau pure n’EXISTE PLUS en FRANCE !! sur les bouteilles vous ne trouverez rien :comme toujours en biologie on ne trouve QUE CE QUE l’ON CHERCHE vous ne trouverez pas mention faite de traces ou de dosage de tels ou tels substances pas parcequ’il n’y en a pas mais parcequ’on ne les a pas recherchées donc .. on n’en fait pas mention .. quant à l’eau du robinet eh bien .. au moins bactériologiquement parlant elle est potable donc .. elle ne vous tueras pas .. tout de suite !

    20.05 à 12h12 - Répondre - Alerter
  • Anonyme : réalité

    Après cette émission sur france3, l’article resservit est le même qu’il y a quelques mois sur Terra Eco ..., et pourtant l’approche de Sophie Legall à au moins le mérite de nous faire prendre conscience du fait des "pollutions" observées dans l’eau du robinet.

    Il semble important de souligner néanmoins que le lien entre ces "polluants" et les "maladies" ne sont pas établis dans tous les cas, y aurait-il donc d’autres facteurs qui entreraient en ligne de compte ?

    Peut-on passer outre l’influence de l’homme, lui même, sur son milieu ?

    Cette considération peut donner suite à l’ouverture sur les découvertes des chercheurs comme Emoto ou Benvenniste, qui, au-delà des leurs interprétations, on prouvés de manière scientifique l’influence de l’homme par la pensée, dans le sens de l’intention, ou par son état, sur cet élément qu’est l’eau.

    Loïc Sallet - chercheur indépendant, conférencier
    loic@essenc-iel.fr
    www.essenc-iel.fr

    20.05 à 10h24 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,
    très bon article qui va à l’essentiel
    Pourriez faire le même pour la bière ?

    Comment consommer de la bière "durablement" !!
    (mais aussi en faisant attention à sa santé)

    Bill

    6.08 à 18h05 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,
    Je voulais revenir aussi sur les 33% de l’eau potable qui sont traités. Un de vos confrères ce mois-ci (Biocontact) nous apprend que "les usines de traitement des eaux ne captent pas les produits de dégradation des substances et médicaments ayant des effets oestrogeniques ou antiandrogeniques, à commencer par les pillules anticonceptionnelles".
    Que boire l’eau du robinet soit un avantage pour l’environnement est indéniable, mais la question de son innocuité me semble un sujet tout aussi sinon plus important.

    Voir en ligne : Menace sur la fertilité masculine

    12.07 à 15h30 - Répondre - Alerter
    • Et qui vous dit que l’eau en bouteille ne contient pas de traces de médicaments et autres hormones ? Ces polluants s’infiltrent dans les nappes phréatiques et pouvent tout autant contaminer les eaux de sources utilisées dans les bouteilles...
      Je préfère nettement l’eau du robinet, surtout qu’elle n’a pas traîné pendant des mois au magasin, dans le frigo, voir en plein soleil ! Il faut juste penser à la laisser reposer 5 min pour que le chlore s’évapore, vous aurez ainsi de l’eau meilleure au goût !
      Voir l’émission suisse des consommateurs ABE : http://www.tsr.ch/tsr/index.html?si...

      7.08 à 11h38 - Répondre - Alerter
  • Je suis consommatrice presque exclusive d’eau du robinet. Mais je trouve votre article très partial.
    Vous ne parlez pas du tout des produits pour purifier l’eau du robinet, de la présence de nitrates dans certaines régions.
    Vous ne parlez pas non plus des polémiques (sans doute infondées mais encore faut-il les mentionner et les contredire) sur l’effet néfaste de l’eau du robinet sur la santé.

    Caroline

    30.06 à 11h04 - Répondre - Alerter
    • Je suis d’accord pour la partialité de l’article qui nous montre l’aspect eau du robinet comme étant une solution écol’eau. Oui, certainement plus que les bouteilles, sur le plan des calculs énergétiques.
      Sur le plan de la santé, il est évident qu’il en est tout autrement pour la majeure partie de l’eau distribuée dans les villes au robinet. Il est d’ailleurs indiqué dans l’article que les 33% des eaux prises en surface sont traitées, avec quoi ? ... chlore, fluor ... et ces traitements annulent-ils les résidus médicamenteux et autres ... ? Et leurs mémoires énergétiques (démontré par J. Benneveniste et validé par Montagnier px Nobel de médecine) ?
      L’aspect filtration et vitalisation de l’eau sont à prendre en compte.
      Loïc Sallet

      Voir en ligne : L’eau, la médiatrice.

      1er.07 à 10h22 - Répondre - Alerter
      • Bonjour,
        56 centimes pour 1 litre de Cristaline ? Je crois que vous vous êtes tromper... c’est plus au alentour des 15 centimes.
        Je trouve aussi qu’il serait important de parler des systèmes de filtration (brita,...) qu’ils existent ! Moi je trouve mon eau du robinet quasiment imbuvable sans filtration !

        Cordialement.

        2.07 à 08h30 - Répondre - Alerter
      • Pfff, les fumisteries de Beneviste et de la "mémoire énergétique" de l’eau !!!

        Ca me fait penser à un type que j’ai entendu récemment vanter les mérites des aimant : tous les soirs, il met un verre d’eau sur un aimant et, durant la nuit l’aimant purifie l’eau en retenant les mauvais éléments avec ses petits doigts crochus et fait épanouir les bons éléments (c’est qu’il est intelligent, notre aimant et sait faire la différence !).

        5.07 à 15h04 - Répondre - Alerter
        • Après Jacques Benvéniste, décédé, qui avait effectivement "prouvé" scientifiquement l’existence de la mémoire de l’eau, Masaru Emoto a mis en évidence le même phénomène, expériences de l’influence des mots sur la cristallisation de l’eau raconté dans "L’eau et le devenir de la Terre", etc.

          Vous pouvez consulter l’article sur Wikipedia qui émet aussi des critiques (absence de double aveugle).

          Le mot idiot dans toutes les langues du monde produit les mêmes cristaux peu harmonieux !

          Pour la mémorisation d’une information par des molécules d’eau dynamisées, la preuve est faite avec l’homéopathie qui fonctionne sur les plantes et les animaux qui ne peuvent être soupçonnés d’effet placebo (qui lui-même fait partie intégrante de toutes thérapie qu’elle soit allopathique ou autre).
          Voir aussi la communication instantanée des nouveaux apprentissages chez les animaux se trouvant à des centaines de kilomètres de distance qui remet en question beaucoup de nos "petites" certitudes.

          Voir en ligne : la mémoire de l’eau

          24.08 à 09h55 - Répondre - Alerter
PUBLIER UN COMMENTAIRE

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

  • Se connecter
  • Créer un compte

publicité
publicité
publicité
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
publicité