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COP21

La climatologie est un sport de combat

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Climatologue et professeur à l’université de Stanford en Californie, Stephen Schneider vient de publier « Science as a Contact Sport : Inside the Battle to save Earth’s climate ». Pour « Terra eco », il explique pourquoi il est impossible de prédire l’adoption d’une loi sur le climat aux États-Unis, profère quelques conseils pour neutraliser les climato-sceptiques et tacle au passage Claude Allègre.

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  • Bonjour,
    Cet article me dérange profondément, notamment le passage suivant :

    Les dénigreurs du réchauffement anthropique "ont un impact sur l’opinion publique même si les gens qui croient ces accusations sont ignorants et que ceux qui les propagent sont des menteurs. Dans mon livre, je pose la question de savoir si la démocratie peut survivre à la complexité : le public ne comprend pas des problèmes complexes majeurs tels que le réchauffement climatique et c’est l’une des choses qui m’inquiètent le plus."

    La vision d’un monde partagé entre savants et ignorants est sincèrement rétrograde. Elle tend à soutenir l’idée que ceux qui pratiquent les sciences désignées comme expertes développent des savoirs auxquels on doit faire une confiance aveugle et dévoué car nous ne comprenons rien à la complexité du monde. La conséquence grave est que ceux qui détiennent ces savoirs sont donc les seuls qui légitimement peuvent aider le pouvoir à prendre des décisions rationnelles (idéologie de la compétence, Roqueplo, 1974).

    En tant qu’éducateur scientifique, Je ne partage absolument pas cette vision car je constate que "le public", au contraire, demande à comprendre la complexité, le fonctionnement et les limites de l’expertise, accepte les incertitudes mais souhaite qu’on réponde à la question : "que faire face aux risques ?".

    Si je peux me permettre, et parce que je n’ai pas de compétence en sciences du climat, vous devriez plutôt militer pour plus de transparence sociale dans vos travaux scientifiques et un partage de vos questionnements avec ceux des citoyens. Vous risquez sinon, à terme, de perdre leur confiance, notamment si vous continuez à communiquer sur le registre du consensus scientifique, de l’incompétence, voire de la malhonnêteté des dénigreurs.

    Pourquoi pour ne choisissez vous pas d’ouvrir votre expertise plutôt que de développer tant d’énergie à marginaliser les dénigreurs et à demander des sanctions politiques à leur égard ? Parce qu’ils contribueraient à semer le doute dans la tête des ignorants que nous sommes ? Ou parce qu’ils contribueraient à une re-négociation de pouvoirs et à une ré-interrogation des relations entre sciences et société ?

    Au plaisir de lire vos réactions,
    Benoit URGELLI.

    30.03 à 12h29 - Répondre - Alerter
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