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30-08-2012
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Une planète sans limite... pour notre imagination

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Une planète sans limite... pour notre imagination
(Crédit photo : flore-aël surun - tendance floue)
 
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N°39 - septembre 2012

J’ai rêvé d’une France 100% renouvelable

Juillet 1969. Une partie de l’humanité assiste à la concrétisation d’un grand rêve. La mission Apollo 11 offre à Neil Armstong le premier pas d’un homme sur la lune. Août 2012, la réalisation d’un rêve encore plus fou s’esquisse avec l’exploration de la planète Mars, lourde mission confiée au robot Curiosity. Qu’allons-nous faire sur Mars ? Avec un brin de cynisme, on pourrait mettre sur pied un scénario digne du talentueux Philip K. Dick. La mission de Curiosity consisterait à préparer le terrain à une colonisation de la planète rouge. La vie sur Terre, devenue impossible en raison de la raréfaction des ressources naturelles, aurait conduit l’humanité à s’exiler vers des horizons plus prometteurs.

Quitte à y reproduire le « modèle » terrien de civilisation : puiser sans limite dans le capital naturel, jusqu’à menacer l’espèce « humaine-martienne » d’une nouvelle extinction. Ce qui est vrai de la conquête spatiale l’est de toutes nos inventions. Elles peuvent nous inquiéter si l’on songe aux mille façons de les dévoyer. Malgré tout, elles nous subjuguent en ce qu’elles illustrent le potentiel sans limite de l’intelligence collective. « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait », écrivait Mark Twain.

Transition énergétique, bombe économique

Redescendons sur Terre, en notre bonne vieille France engluée dans la crise économique et sociale. Cinq ans après le Grenelle de l’environnement, s’ouvre la (première) conférence gouvernementale de la présidence Hollande. Deux gros dossiers au menu : la biodiversité et la transition énergétique. Nous pouvons voir grand et rêver, par exemple, à une énergie maîtrisée, non polluante et produite « localement ». Vue de notre fenêtre, cette idée paraît encore utopique. C’est la sérénade que chanteront les tenants d’une forme d’ordre établi. Car rebattre les cartes de la production et de la distribution de l’énergie, ce n’est pas seulement un défi humain et technique. C’est aussi une bombe économique à fragmentation.

Il y a bien la perspective de créer des milliers d’entreprises et emplois nouveaux et non délocalisables. Mais cette transition énergétique constitue aussi une menace pour des pans entiers de l’économie, qui défendront logiquement leur vision des choses, y compris à l’encontre de l’intérêt collectif des générations présentes et futures. Il est peut-être plus facile d’explorer le système solaire que de produire une énergie propre. —

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  • Bien sûr, nous n’émigrerons jamais sur Mars ni ailleurs. Comme le dit Manso les conditions physiques d’accès et de vie sont absolument hors de portée de tous nos moyens techniques. Le seraient-ils d’ailleurs que cela ne serait pas une solution car nous reproduirions les mêmes problèmes. La surpopulation elle-même n’y trouverait aucune solution. Par exemple Mars qui possède une surface d’environ le quart de celle de la Terre serait peuplée avec une densité équivalente à celle de notre planète en 20 ans seulement si la Terre devait y exporter ses seuls exédents de population (avec 1,2 % de croissance par an nous gagnons 25 % soit 1/4 de population en 20 ans à peu près).
    Gardons l’exploration de Mars pour la science et le bonheur de comprendre et de découvrir, mais n’envisageons rien là-bas, ni ailleurs. Dans les 100 ans qui viennent l’équilibre écologique de notre planète est menacé d’être réduit néant (et cela a déja bien commencé). Il y a urgence de ce côté et bien évidemment il faut commencer par réduire notre fécondité car sur une planète surpeuplé tous nos autres efforts seront réduits à néant

    13.09 à 09h42 - Répondre - Alerter
  • Il est clair que l’espèce humaine n’émigrera pas sur Mars, ni sur toute autre planète d’ailleurs (distances, habitabilité,...), et quand bien même y parviendrions nous, à moins d’avoir empêché "ici bas" la catastrophe écologique, nous ne ferions que la reproduire ailleurs...
    Que ce soit pour la Terre, ou pour notre modeste pays, la question fondamentale est celle des effectifs : comme ne cesse de le répéter Démographie Responsable, on ne peut croître indéfiniment dans un monde fini.

    13.09 à 07h20 - Répondre - Alerter
  • Ben Walter, que dire alors que tout est analysé ? A part, ne plus laisser les goinfres s’occuper de notre destin ? Comme si la Terre va continuer à se laisser souiller impunément !

    7.09 à 17h25 - Répondre - Alerter
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