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Un sapin de Noël en CDD

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Un sapin de Noël en CDD
(Crédit photo : Cécile Grégoriadès)
 
C’en est fini du dilemme du choix du conifère. A Los Angeles, un paysagiste a trouvé LA solution économique et écologique : le sapin naturel à louer.
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N° 20 - décembre 2010

Homme-femme : qui est le plus écolo ?

Il débarque dans les mains d’un homme dont la tête est ornée de bois de renne. Il est vert, touffu et annonce quelques bonnes heures de pose de boules et de guirlandes. Livré à domicile, à Los Angeles, le sapin de Noël peut désormais être loué pour la durée des fêtes. « Une fois les festivités terminées et les cadeaux rangés, le sapin se retrouve sur le trottoir, c’est un triste tableau », déplore Scott Martin, fondateur de The Living Christmas Company. Tout juste trentenaire, ce paysagiste a eu l’idée, en 2008, de proposer des sapins « vivants » à louer. Objectif : offrir une alternative aux sapins coupés et à ceux en pot, dont on ne sait que faire après les fêtes.

Le principe est simple : les clients choisissent un arbre parmi les cinq variétés proposées, définissent sa taille et indiquent l’adresse et la date de livraison. Deux à trois semaines plus tard, l’équipe récupère le sapin qui va reposer dans une pépinière jusqu’à l’année suivante. Avec un enthousiasme tout californien, Scott Martin explique vouloir « révolutionner la façon dont les gens considèrent Noël. Cette fête est l’antithèse du durable ».

Une friche comme pépinière

Il faut cependant pouvoir y mettre le prix : un sapin coupé coûte environ 45 euros et un en plastique 70, alors que chez Scott, il faut compter de 40 euros pour un pin d’Alep de 90 cm à 130 euros pour un cèdre bleu de 2,50 m. Pas de quoi rebuter Philip, jeune père de famille qui vit dans un quartier plutôt aisé de l’ouest de la ville. « Ça me déprime de voir tous ces sapins jetés sur le bas-côté de la route après Noël. En même temps, je ne voulais pas de plastique, car ça n’est pas pareil. » Scott Martin rappelle d’ailleurs que les modèles artificiels « sont fabriqués avec des énergies fossiles, et surtout, mettent un siècle avant de se désintégrer lorsqu’ils finissent dans une décharge ». Raison pour laquelle son entreprise propose cette année un bon d’achat – subventionné par l’Etat – à tous ceux qui veulent se débarrasser de leur arbre en plastique en échange d’un sapin à louer. Last but not least, les arbres de Scott ont poussé en Californie et n’ont pas été importés du Canada.

Chez The Living Christmas Company, tous les camions roulent au biodiesel et des personnes handicapées ont été embauchées pour entretenir la pépinière. Nichée dans une friche industrielle, celle-ci s’étend sur l’équivalent de trois terrains de football, mais Scott la loue seulement 2 000 euros par an, eau comprise. Cette année, l’entreprise devrait être bénéficiaire. C’est Noël ! —

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