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23-08-2010
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Un climat nauséabond

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Un climat nauséabond
(Crédit photo : Flore-Aël Surun - Tendance floue)
 
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"Pub et écologie : comment les marques vous manipulent"

La nouvelle est tombée au creux de l’été. Les Français émettent aujourd’hui au moins autant de CO2 qu’en 1990 : 9 tonnes par habitant et par an (1). Certes, des avancées techniques nous permettent de polluer moins pour chacun de nos actes du quotidien. Mais dans le même temps, ces actes se multiplient : des logements plus grands, davantage de kilomètres en voiture. Notre consommation sans limites réduit à néant les progrès en matière d’efficacité énergétique. Ce constat nous place en contradiction totale avec les engagements que nos élus continuent d’assumer publiquement. Officiellement, personne ne veut d’un réchauffement planétaire supérieur à 2 degrés. Au-delà de cette limite, nous ouvririons la boîte de Pandore d’un monde invivable : conflits pour l’accès à l’eau, aux terres cultivables et aux matières premières trop rares, pénuries alimentaires, explosion du chômage, flux migratoires incontrôlés.

En soi, la sincérité de ces engagements ne fait pourtant aucun doute. Mais concrètement, pour des pays développés comme la France, il n’y a qu’une voie pour y parvenir : réduire nos émissions de CO2 dans des proportions inouïes, de l’ordre de 85 % dans les quarante ans à venir. Cela signifie que ces émissions doivent diminuer d’au moins 4 % par an, dès maintenant.

Quadrature du cercle

Or, l’économiste Tim Jackson, qui a mené un méticuleux décorticage des faits, vient de démontrer brillamment que nous sommes incapables de tenir un tel objectif tant que nous ne dépasserons pas notre obsession de croissance. Même « verte », dit-il, cette dernière est une impasse. Quant à sa sœur ennemie la décroissance, elle n’est pas une solution socialement acceptable. Tim Jackson propose de jeter aux oubliettes la rhétorique croissance/décroissance, héritage intellectuel d’un monde dépassé, pour inventer une nouvelle forme de prospérité, une quadrature du cercle, permettant de répondre à nos besoins quotidiens sans nous vautrer dans une surconsommation sans limites et vide de sens.

A trois mois du sommet sur le climat de Cancún au Mexique, alors que les flammes dévorent la Russie et que les eaux engloutissent le Pakistan, on pourrait attendre des élus de la République qu’ils délaissent les débats artificiels et nauséabonds sur l’immigration et l’insécurité, et qu’ils lancent enfin un vrai, grand, difficile et courageux débat sur notre avenir. Pour repenser de fond en comble notre modèle de civilisation.  —

(1) Chiffres 2007, extraits de «  CO2 et activités économiques de la France  », Commissariat général au développement durable. Études et documents, n°27 (août 2010).

(2) «  Prospérité sans croissance. La transition vers une économie durable  », Tim Jackson, Etopia (2010). Tim Jackson, professeur de développement durable à l’université de Surrey en Grande-Bretagne, est aussi en charge des questions économiques à la Commission du développement durable britannique.

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  • Et si comme le pensent de plus en plus de scientifiques sérieux, nos émissions de CO2 notamment étaient sans ou très peu d’influence sur le climat ?

    Que de temps aurions nous perdu pour nous adapter à ce réchauffement pour lequel nous ne serions pour rien, en ce qui concerne au moins le CO2 !

    Peut-on raisonnablement penser que nos gouvernants ont l’intention de prendre des mesures, dans le cadre notamment du Grenelle de l’environnement, lorsqu’on découvre un peu par hasard que le Ministre ayant en charge le développement durable a donné son accord à la construction de l’aérodrome de Nantes ?

    Personne ne semble s’apercevoir que cet aérodrome entraine la disparition de 47 exploitations agricoles familiales. Non ! pas des exploitations industrielles qui émettent sans doute plus de gaz à effet de serre qu’elles n’en recyclent, mais de ces petites exploitations qui jouent à plein le recyclage du CO2 en produisant avec le minimum d’émissions de la biomasse qui via la photosynthèse recycle le CO2 que produisent d’autres activités.

    Personne ne semble s’apercevoir de la destruction d’une partie du bocage de cette région, bocage qui a progressivement disparu du paysage français du fait d’un remembrement visant à produire de façon de plus en plus industrielle.
    Bocage qui avait la vertu de maintenir un environnement propice lui aussi au recyclage du CO2 et à la conservation d’espèces animales et végétales désormais en voie de disparition.

    Peut-on raisonnablement penser que nos gouvernants ont l’intention de prendre des mesures quand on observe la gaspillage énorme de publicités et d’emballages qui accompagnent entre autres nos produits alimentaires de base.

    Mesure-t-on la proportion entre le produit alimentaire payé à l’agriculteur qui encore une fois recycle du CO2 pour le produire, et l’accompagnement de ce produit en publicité, emballages et transports inutiles qui eux génèrent ce CO2 en abondance ?
    Mesure-t-on le volume incroyable de CO2 émis pour la production et la publicité de ces produits pour chats et pour toutous dont le traitement des déjections sur nos trottoirs est source d’emplois dans un système prétendument bien conçu de croissance économique.

    On critiquera les pets et rots méthaniques de bovins dont la viande nous nourrit, mais on louangera les crottes de chiens tout aussi méthaniques qui favorisent l’emploi !

    Mesure-t-on l’intérêt qu’il pourrait y avoir à revenir à la consigne des emballages en verre au lieu de persister à recycler ce verre ou produire du plastique, le tout avec émission de CO2 au motif que recyclage ou production puis tri dans les ordures par de malheureux fouille-merde, pour qui il serait plus digne d’être des rince-fioles, sont générateurs d’emplois ?

    De grâce arrêtons un peu d’ergoter sur le volume de CO2 que nous émettons annuellement. Si encore une fois ce CO2 a une influence sur les changements climatiques ce dont on peut douter, recherchons efficacement comment améliorer son recyclage, donnons la priorité dans le cadre de la croissance dont on nous dit qu’elle est indispensable à notre survie, aux éléments de l’économie réelle : agriculture, santé éducation, au lieu de privilégier cette économie virtuelle du gaspillage et de l’inutilité qui nous conduit aux crises que l’on sait.

    Et si ce CO2, oxygène des plantes n’était effectivement pour rien dans le réchauffement climatique, puissions-nous nous dépêcher de trouver les moyens de nous adapter à ce changement, pour que cessent de mourir à travers le monde tous ces petits enfants dont vous devriez compter combien ont disparu depuis que vous avez commencé à lire ce commentaire.

    9.09 à 22h31 - Répondre - Alerter
  • ce que le collectif n’est pas capable de faire par la raison et la maîtrise des actes (un peu comme un individu incohérent et non latéralisé), la réalité physique le fera comme l’histoire sait le mettre en évidence et l’expliquer à postériori.

    pas facile de faire des prévisions sur "la résultante" de la somme des différentes forces en présence pour dire ce que va devenir l’univers, la terre, notre civilisation, la France, notre région, notre famille, nous mêmes.

    la croissance est-elle une loi naturelle au sens de durable ? évidemment : non, à l’échelle globale de la terre.on ne peut maintenir un équilibre ou en mouvement continu et stable que sous l’effet de forces contradictoires elles mêmes stables.

    considérer qu’on peut "tirer un peu plus d’un côté" sans "tendre" les autres côtés, tous les autres côtés, même ceux qui sont moins visibles, est stupide.

    alors, ne rien faire ?
    peut-être...
    ou prendre plus de temps.

    oui mais le temps nous est compté ! on n’en a pas beaucoup, surtout avec tout ce que l’on veut faire ! avec tout ce dont on veut profiter !!!
    la vie est courte mon bon monsieur !! et en plus on a les moyens ; financiers, techniques, politiques, médiatiques, comment régir tout ça ?

    tout simplement en "surveillant la jauge"... celle qui décompte les réserves d’énergie fossiles et de matières premières non transformées à l’échelle de l’humanité, un peu comme on surveillerait la falaise qui se creuse sous notre maison pour pouvoir profiter encore un peu de la vue dégagée...

    tous les progrès techniques sont individuellement et virtuellement utiles pour l’humanité, confrontés au "no limit" des individus et du collectifs, au légitime devoir moral de solidarité ils accélèrent tous la déstabilisation de l’équilibre réel.

    il est plus facile de maintenir un équilibre lorsqu’on n’a pas les moyens et qu’il n’y a rien à acquérir. lorsqu’on croit avoir ces moyens et qu’une forme d’abondance nous est proposée, il est plus difficile de résister si on "ne surveille pas la jauge".

    avec moins d’énergie et moins de matières premières bon marché, une redistribution des pouvoirs se fera sans doute avec une remise à l’honneur de l’habileté, de la force musculaire, de l’adresse physique et manuelle et une remise en question de la beauté et de l’intelligence, du droit et de la justice, bref un triomphe de la nature (avec sa distribution aléatoire de pouvoirs), un discrédit de la solidarité universelle... un début de ce que la société industrialisée appelle la barbarie et dont elle fait le lit sans savoir s’y opposer et la combattre là où elle sévit.

    archaïsme et barbarie contre éducation et intelligence, le combat mérite mieux que ceux qui nous distraient trop souvent.

    et dieu dans tout ça ? et la philosophie ?
    et mon nombril aussi ?

    peut-on "financer" notre confort, nos frustrations consuméristes, notre paix sociales, sur une dette environnementale irréversible que nous laisseront à nos descendants ?

    que deviennent la dette financière et la retraite dans tout ça ?

    pas facile de "sentir" sans vouloir se l’avouer, un peu comme pour le temps qui passe et la vieillesse qui nous gagne, que des limites réelles, physiques sont atteintes et qu’une forme de pente descendante dans certains domaines a débuté.

    c’est cela l’inévitable décroissance qui nous guète.
    peut-on réellement penser qu’on ne deviendra pas vieux, si la vie continue ?

    seule une forme de solidarité issue de l’empathie, de la religion, de la morale ou de la réflexion peut probablement aider les "nécessiteux" et adoucir la culpabilité de la responsabilité et/ou du privilège de la chance d’être naît du bon côté, au bon moment pour profiter de la clémence de la réalité.

    on peut rêver, espérer, lutter pour un monde meilleur sans injustices, sans souffrances et avec bonheur et profusion de tout pour l’humanité, l’indécence serait néanmoins de laisser penser que les limites potentielles de la terre et les injustices réelles, liées aux lieux et aux temps, pourront partout et toujours, être supprimées.

    rien d’amoral dans tout ça, juste du réalisme avec lequel chaque individu, chaque société est obligé de se confronter.

    pour l’aider utilement, un valide ne peut pas prendre l’handicap de l’unijambiste, il peut juste le soutenir s’il le souhaite, ne pas le bousculer, ne pas le provoquer, ne pas le tenter ou le narguer...
    la différence avec la vieillesse est que la jeunesse a été vécue, l’unijambiste peut n’avoir été jamais totalement valide.

    ne pas imaginer l’irrémédiable décroissance qui a débuté est humain et semblable à la difficulté d’imaginer sa propre fin, de ne pas avoir le courage d’organiser sa vie face à la réalité de la mort.

    et ce n’est pas la fuite en avant (activisme, consumérisme, "bougisme", progrès scientifiques, solutions technologiques, croissance, etc...) qui permettra d’échapper à cette réalité.

    9.09 à 11h26 - Répondre - Alerter
  • Une chronique invitant Paul Ariès ce matin sur France Inter évoque la décroissance : il est possible d’écouter l’émission sur leur site : http://sites.radiofrance.fr/francei...
    Intéressante réflexion pour mieux comprendre ce mouvement de pensée.

    28.08 à 09h01 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,

    je m’étonne qu’un magazine comme TerraEco, à priori intelligent, s’arrête à ce point à l’énoncé d’un mot dans sa plus restreinte définition - "décroissance" - sans même y observer la traînée de débats, de réflexions et d’intelligence qu’il amène avec lui.
    Comme le fait remarquer Paul Ariès, la "décroissance" c’est un mot "obus", qui sert à réveiller les consciences, mais ce n’est en rien un programme pour une croissance inversée. Le fait d’utiliser l’ancien logiciel nous le fait justement comprendre en ce sens. Pourtant, il est plus logique de parler "d’acroissance" ou de "simplicité volontaire", peut-être moins explosifs mais plus précis.

    Il serait idiot de croire qu’un mouvement n’existerait que pour et par le refus d’une croissance économique. Ce mouvement de pensée référé comme "décroissance" est simplement l’arbre de la forêt nouvelle que vous évoquez dans votre article, celle d’où émergent questions simples : comment vivre mieux en intégrant tous les paramètres aujourd’hui oubliés par l’économie classique (temps de loisirs, pollution ...) ? quel modèle de société alternatif peut-il émerger ? etc ...

    Cordialement,

    26.08 à 08h54 - Répondre - Alerter
    • Bonjour,

      Merci tout d’abord pour vos encouragements et votre bienveillance sur notre travail.

      Sur la question de la décroissance : comme je le précise plus bas à "Damienorway", l’objet de cet édito n’est pas de synthétiser un débat sur le thème croissance/décroissance. Il a pour ambition de mettre en avant la pensée novatrice d’un économiste dont, je pense, vous allez beaucoup entendre parler dans les semaines et mois à venir. Ces propos ne reflètent donc pas seulement la ligne éditoriale de Terra eco, mais aussi (et surtout) la pensée de Tim Jackson. A fortiori, dans un format aussi restreint (2500 signes maximum si je veux éviter l’ire de notre chef d’édition Karen Bastien), on ne peut qu’effleurer le sujet. Prenez cet édito, précisément, comme une invitation à débattre.

      Précision tout de même : Tim Jackson n’analyse pas la décroissance en tant que mouvement de société aux multiples facettes. Il prend le parti de décortiquer la décroissance économique (au sens de la contraction volontaire du PIB).

      Encore une fois, je ne peux que vous inviter à lire Tim Jackson. Sa pensée est stimulante, ce qui ne l’éxonère en aucun cas d’être soumise au débat.

      Walter Bouvais

      26.08 à 09h39 - Répondre - Alerter
      • Adrien Lasserre : Merci pour votre réponse

        Merci pour cette réponse rapide, élaborée, détaillée et circonstanciée (j’aime bien les adjectifs en "ée") !

        Je lirai si j’en ai le temps les écrits de Tim Jackson, promis !

        Bonne continuation dans votre travail de qualité,

        27.08 à 09h48 - Répondre - Alerter
  • damienorway : Argument ?

    Bonjour,

    J’ai posté un commentaire hier mais il n’apparait pas...
    A-t-il été modéré ?
    Va-t-il apparaitre ?

    Merci et bonne journée,
    Damien

    25.08 à 09h18 - Répondre - Alerter
  • tout est dit dans le titre , regardez les animaux , ils n’ont pas cette obsession de l’argent et du profit . Si la terre n’avait à sa surface que la nature sans l’homme il n’y aurait pas une telle hausse du CO2 et donc pas de déreglement climatique .
    Messieurs les politiciens et industriels de tous poils , arretez de nous bassiner avec votre croissance à la noix , c’est un systeme qui va droit dans le mur ,mais bon comme c’est votre fond de commerce ça m’ étonnerait que vous allez vous remettre en question .
    Le "grenelle de l’environnement " et autres gesticulations médiatiques ne sont qu’une vaste supercherie , quand on sait qu’il se construit chaque semaine deux centrales à charbon rien qu’en Chine ....

    24.08 à 22h21 - Répondre - Alerter
  • Le bouquin de Tim Jackson devrait être distribué gratuitement à tous les élus de la République, aux journalistes, à la sortie du métro...

    24.08 à 13h47 - Répondre - Alerter
  • Ol11 : Utopie

    [...] qu’ils délaissent les débats artificiels et nauséabonds sur l’immigration et l’insécurité, et qu’ils lancent enfin un vrai, grand, difficile et courageux débat sur notre avenir. Entièrement d’accord, mais il y a un sacré boulot à faire alors !

    24.08 à 13h13 - Répondre - Alerter
  • Damienorway : Argument ?

    Bonjour,

    Vous dîtes "Quant à sa sœur ennemie la décroissance, elle n’est pas une solution socialement acceptable.".
    Pourquoi dites-vous ça ? C’est un peu facile sans arguments non ? J’ai cru comprendre que le mouvement des objecteurs de croissance est foncièrement humaniste et que la question sociale est une priorité pour eux. Ils répètent assez souvent que la première des décroissances serait d’ailleurs la décroissance des inégalités.

    Alors peut-on en savoir plus ?

    24.08 à 09h54 - Répondre - Alerter
    • Pour préciser les termes de l’article, je rapporte, en une phrase forcément limitative, les propos de Tim Jackson sur la décroissance (en tant que "croissance négative" du PIB). Je vous invite à lire Tim Jackson : vous noterez que son livre évite, précisément, ce que vous appelez la facilité sans arguments.

      Walter Bouvais

      26.08 à 09h26 - Répondre - Alerter
      • "...décroissance (en tant que "croissance négative" du PIB)"
        C’est donc un procès d’intention dont vous êtes parfaitement conscient.
        Pour vous avoir vu en conférence, vous savez pertinemment que le mouvement de la décroissance ne se résume pas à une croissance négative du PIB partout, pour tout.
        Or via cette courte phrase, c’est le message que vous faîtes passer aux lecteurs qui ne connaissent pas forcément le mouvement des objecteurs de croissance. C’est dommage que la décroissance soit une nouvelle fois déformée.

        Sinon, je vais aller me procurer ce livre de Tim Jackson.

        Damien Coppéré

        2.09 à 10h04 - Répondre - Alerter
        • Walter Bouvais : Procès d’intention ?

          Bonjour,

          Cher Damien, je vous serais reconnaissant de ne pas déformer mes propos, et de ne pas brandir l’argument du "procès d’intention" à mon égard.

          Comme je vous l’ai dit et comme je l’explique plus haut dans ce forum, cet édito n’est pas un commentaire sur le mouvement de la décroissance (mouvement que je respecte bien évidemment, car je suis un démocrate). Ce n’est pas le sujet ici et j’espère qu’il est encore possible de prononcer le terme "décroissance" - et de débattre de son sens et de ses enjeux économiques - sans que les militants de ce mouvement ne réclament des royalties ou ne crient à la manipulation des lecteurs.

          Par ailleurs, ni Tim Jackson ni moi ne réduisons ici la décroissance à la question de la croissance négative du PIB partout, pour tout, pour reprendre vos termes. Cet édito relaie un extrait de la pensée de Tim Jackson sur le volet économique du débat croissance/décroissance.

          Encore une fois, je vous invite à lire Tim Jackson pour vous faire votre opinion.

          Terra eco est un titre indépendant, écrit par des journalistes et non des militants. La ligne éditoriale de Terra eco est claire sur ce point : notre travail est avant tout journalistique et, autant que faire se peut, nous ne livrons pas un prêt-à-penser mais tentons de fournir aux lecteurs des analyses et des clés de lecture de l’actualité, leur permettant de se forger leur propre opinion.

          Merci de votre compréhension

          3.09 à 01h58 - Répondre - Alerter
  • Des logements plus grands ... où avez-vous vu cela ????
    Vous rêvez la taille se réduit par le coût et certains doivent se contenter de vivre empilés ....

    24.08 à 08h53 - Répondre - Alerter
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