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5-01-2009

"Tout dépend de la volonté des pouvoirs publics"

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BERNARD JULLIEN, directeur de Gerpisa, groupe de réflexion international sur l’automobile, décortique le potentiel de la voiture électrique.
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Les constructeurs automobiles croient-ils au développement durable ?

Il y a encore deux ou trois ans, le développement durable était perçu comme une menace, une contrainte. Aujourd’hui, il y a deux tendances, à peu près également représentées en France. Il y a d’un côté PSA, qui était déjà très présent sur les petits modèles économes – car la marque bénéficie depuis longtemps d’une clientèle populaire – et qui trouve bien commode que ses ventes soient soutenues par les « bonus écologiques ». Mais chez PSA on ne croit, par exemple, pas du tout à la voiture électrique. Et puis, vous avez Renault qui joue à fond sur le développement durable, parce que la firme y voit une opportunité stratégique, un levier pour son image de marque.

Jusqu’à quel point le marché de la voiture 100 % électrique est-il capable de se développer ?

Aujourd’hui, les batteries offrent une autonomie et des vitesses de plus en plus comparables à celles des moteurs thermiques. Donc, « y a plus qu’à ». C’est un peu une histoire de prophétie autoréalisatrice : tout dépend du bon vouloir des pouvoirs publics pour encourager la mise en place des bornes de recharge, comme Israël ou la Californie commencent à le faire. Mais il ne faut pas rêver. Si on n’atteint pas 20 % des immatriculations en 2015, on n’atteindra pas la masse critique suffisante pour justifier les investissements d’infrastructure nécessaires pour atteindre 10 % du parc automobile électrifié en 2025.

Et dans les économies émergentes ? Le Brésil est à fond sur l’éthanol parce qu’il en est un très gros producteur. Pour l’instant, en Inde, en Chine et en Russie, on vend des véhicules haut de gamme très gourmands en essence à une petite clientèle qui veut entériner son statut social. Mais ça changera à mesure que le marché va s’élargir. Ces pays ont une convergence d’intérêts pour aller vers des véhicules propres : limiter leur facture pétrolière qui croît aujourd’hui très vite, et réduire la pollution urbaine, qui croît non moins rapidement. —

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Chargé de la prospective et du lobbying au Shift Project, think tank de la transition carbone, et blogueur invité du Monde

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