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« Tout dans la société nous pousse à devenir végétalien »

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« Tout dans la société nous pousse à devenir végétalien »
(Crédit photo : ITamar K. - Wikimedia commons)
 
Acceptez-vous que l’on tue des animaux juste pour votre plaisir ? Si vous répondez non, alors la cohérence serait d'arrêter la consommation de tous les produits animaux, estime Thomas Lepeltier, philosophe des sciences.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Thomas Lepeltier est historien et philosophe des sciences. Il a publié La Révolution végétarienne, son premier livre sur l’éthique animale.

Etes-vous vous-même végétarien ou végétalien et depuis quand ?

J’ai commencé à être végétalien à partir de 2008. Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. Tout a commencé avec la lecture d’Un Eternel Treblinka. Des abattoirs aux camps de la mort, de Charles Patterson (Calmann-Lévy, 2008). J’ai été ébranlé par la violence que je découvrais. Je me suis donc mis à réfléchir à la question animale. Or plus je lisais, plus je me rendais compte qu’il n’y avait pas de raisons de ne pas être végétalien et qu’il y avait toutes les raisons de le devenir si je ne voulais plus être complice de cette violence.


A propos de l’élevage et de l’abattage, vous parlez de « catastrophe », « d’abomination »…

Oui, c’est une catastrophe puisque des millions d’animaux vivent dans des conditions abominables et sont massacrés chaque jour dans des conditions tout aussi terribles. Il ne faut jamais oublier que les poules dont on mange les œufs sont enfermées toute leur vie dans des cages où elles ne peuvent pas déployer leurs ailes, que les truies passent également une grande partie de leur vie dans des stalles où elles ne peuvent pas se retourner sur elles-mêmes, que pour obtenir du lait il faut arracher les veaux à leur mère quand ils viennent tout juste de naître. Et là encore je ne parle pas de la façon dont ces animaux sont tués… Il faut arrêter ces actes de torture.


Pourquoi, éthiquement et moralement, faudrait-il être végétalien ?

Il faut simplement répondre à une question : acceptez-vous que l’on fasse souffrir et que l’on tue des animaux juste pour votre plaisir ? Si vous répondez « non », vous devez devenir végétalien pour être cohérent.


Votre livre débute d’ailleurs comme ça « Demain, vous serez tous végétalien ». Pensez-vous que nous y sommes prêts ?

Je ne me place pas en prophète. Cette formule est rhétorique, mais je crois quand même que la situation va changer. Tout dans la société nous pousse en effet à devenir végétalien, même s’il y a encore beaucoup d’aveuglement des gens sur la torture perpétuée contre les animaux.


Comment ça, « tout » ?

Il y a de nos jours une prise en compte croissante de l’« autre » et un rejet de plus en plus fort de la discrimination arbitraire. Par exemple, on n’accepte plus le racisme et le sexisme. Ce n’est pas parce que l’« autre » est différent que l’on peut l’exploiter à notre guise. Il en est de même avec les animaux. D’ailleurs, les mesures en faveur de leur bien-être se multiplient (après cette interview, la commission des lois de l’Assemblée nationale a reconnu aux animaux la qualité « d’être vivants doués de sensibilité », ndlr). D’un côté, vous avez donc une société qui accepte de moins en moins la cruauté arbitraire et, d’un autre côté, vous avez cette même société qui entretient une cruauté effroyable à l’encontre des animaux. Cela ne peut plus durer…


Et pourtant aucun chiffre ne dit qu’il y a une augmentation du nombre de végétariens ?

C’est là un grand et triste paradoxe. Les gens disent de plus en plus avoir le souci du bien-être animal et continuent à aller manger leur steak ! Mais il y a tout de même une production éditoriale croissante sur la question depuis les années 2000 et de plus en plus de manifestations publiques pour exiger l’abolition des abattoirs. Ce n’est pas anodin. Il y a bien une prise de conscience qui augmente.


N’y a-t-il pas de façon éthique de manger de la viande ?

Non. Rappelons déjà que plus de 80% des produits d’origine animale vient de l’élevage industriel. Dans ces conditions, ce serait quoi, manger de la viande de manière éthique ? Aller s’acheter, de temps en temps, un poulet bio ? Les personnes qui font cela, pour la plupart, ne diminuent pas leur consommation de produits d’origine animale et continuent donc à entretenir la filière industrielle. De toute façon, si tout le monde se met à consommer de la viande, du lait et des œufs bios, cette filière se transformera en une industrie aussi abominable que celle qu’elle critique, avec ses camps de concentration et d’extermination des animaux.


Et alors que pensez-vous de l’élevage « traditionnel », non industriel ?

Il n’est pas plus défendable, d’un point de vue éthique. Certes, « l’animal a bien vécu, en plein champ… » comme on l’entend souvent, mais au final il est tué, souvent dans des conditions abominables. Il faut bien comprendre qu’il n’y a pas d’abattoir bio : tous les animaux se retrouvent dans les mêmes abattoirs pour mourir… Les gens mettent toujours en avant des scènes où l’animal ne souffre pas (les vaches que l’on aperçoit dans les champs, par exemple), mais il faut juger la cruauté sur l’intégralité de la vie de l’animal.

De toute façon, le simple fait de trancher la gorge d’un veau, d’un cochon ou d’une poule, qu’il ait ou non bien vécu, pose un problème éthique. On ne peut pas justifier rationnellement de tuer pour son plaisir un animal qui aime profiter de la vie. On ne peut pas justifier la cruauté par le plaisir. Sinon, vous pourriez justifier le viol ! D’ailleurs, la plupart des individus ne pourraient pas tuer eux-mêmes les animaux qu’ils mangent, parce qu’ils ressentent bien que c’est un acte cruel. Or, payer quelqu’un d’autre pour le faire ne supprime pas la cruauté et votre responsabilité.


Alors comment éveiller les gens à cette « catastrophe » ?

C’est un des plus grands dénis de notre société. Il faut donc convaincre ceux qui consomment des produits d’origine animale qu’ils sont complices d’une abomination. On peut espérer qu’un jour certains s’en rendent compte, et qu’on soit un nombre suffisant pour pouvoir peser sur le politique. Si déjà 10% - 15% des Français pensaient comme cela, et acceptaient de présenter le végétalisme comme une position politique et non comme un « régime », la situation commencerait à changer.


Dans votre livre, vous comparez l’élevage à l’esclavage. Cela peut choquer…

Je ne dis pas que c’est la même chose, mais qu’il y a des éléments de similitude. Les deux sont des discriminations arbitraires à l’encontre d’êtres sensibles. Nous disposons de leur vie pour notre plaisir. On a aboli l’esclavage, puis la discrimination à l’encontre des femmes… Dans le même esprit, il y a de nos jours un mouvement de libération des animaux… L’objectif est de mettre un terme à leur exploitation. Nous n’avons pas à les emprisonner, à les torturer et à les tuer pour notre plaisir. C’est une question de justice.

D’ailleurs, la morale de notre société n’accepte pas que l’on fasse du mal à un chat pour s’amuser, comme on l’a vu récemment avec la condamnation à un an de prison ferme de Farid de La Morlette. Or, pour prendre un exemple parmi tant d’autres, tous les ans des milliers de porcelets se font fracasser le crâne sur le sol des élevages parce qu’ils ne grandissent pas assez vite. Si les gens étaient cohérents avec leur perception de la justice, ils condamneraient ces actes et donc deviendraient végétaliens.


Que répondez-vous à l’argument qui dit que l’élevage façonne le paysage ?

Qu’il faut supprimer l’élevage ayant une finalité alimentaire. Oui, ça va modifier le paysage, et alors ? Veut-on nous faire croire qu’on pratique l’élevage pour entretenir le paysage ? Et en quoi ce serait vital que le paysage reste comme il est ? Cet argument est absurde.


En France, l’argument éthique au végétalisme est relégué au second plan, après l’argument écologique… Qu’en pensez-vous ?

Effectivement, c’est souvent l’argument écologique qui passe en premier. C’est triste. J’entends par exemple parfois dire que, en Bretagne, se pose le problème des algues vertes à cause de l’élevage intensif et qu’il faut donc remettre en cause cet élevage. Dans ce cas, on ne se soucie absolument pas du sort des animaux, mais on dit que ce mode d’élevage n’est pas durable à cause de la pollution qu’il génère. Or imaginez un instant que l’on dise qu’il faut stopper un massacre d’êtres humains se produisant dans une partie du monde parce qu’il risque de polluer les nappes phréatiques de ce lieu… Cet argument serait choquant. Si vous réfléchissez bien, il en est de même quand on met l’argument écologique avant l’argument éthique vis-à-vis du massacre des animaux.


Mais n’est-ce pas dans la nature de l’homme que de manger les autres maillons de la chaîne (le lion aussi tue d’autres animaux pour se nourrir…) ? Peut-on parler de massacre alors qu’il est perpétué à l’échelle du monde entier ?

Dans la nature, les lions, quand ils deviennent les mâles dominants dans une horde, dévorent les lionceaux qui ne sont pas d’eux. Voulez-vous que l’on prenne modèle sur le comportement des lions pour notre vie en société ? Bien sûr que non. Pourquoi alors s’appuyer sur le fait que les lions mangent des gazelles pour considérer qu’il est légitime de manger de la viande ? Il faut juste essayer d’avoir un comportement éthique. Ensuite, je vous ferais remarquer qu’il n’y a pas vraiment de massacre dans la nature, au sens où il n’y a pas de meurtres à la chaîne comme dans l’industrie de la viande. Seuls les êtres humains ont inventé les abattoirs et l’élevage industriel ! Certes, il y a de la cruauté dans la nature. Mais est-ce parce qu’il y a déjà de la cruauté qu’on n’aurait pas à se soucier des actes de cruauté que l’on commet ? Est-ce parce qu’un lion peut dévorer un lionceau que j’aurais le droit de tuer un enfant ? Non, bien sûr. Alors, pourquoi s’autoriser à tuer un veau, qui est lui aussi un enfant ?


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  • Je pense qu’une chose essentielle est passée sous silence dans cet article, c’est que la nourriture ne sert pas seulement à nourrir notre ventre et à apporter les éléments indispensables à notre organisme pour bien fonctionner. L’alimentation n’est pas qu’un processus d’ingestion et de digestion mais il y a tout un pan culturel et de socialisation autour d’un bon repas.
    J’imagine difficilement ce que pourrait être un repas faisant abstraction de laitage, de beurre, de fromage, d’oeuf, ... enfin de tout ces ingrédients qui donnent aux mets toutes leurs saveurs. Je vais prendre quelques exemples basiques pouvez vous me dire ce que serait une omelette aux champignon sans oeufs, un flan de courgette au curcuma sans oeuf et sans crème, des crèpes bretonne sans oeufs, des patisseries sans oeuf ni crème, un bon repas sans fromage ou sans viande.
    L’être humain est un omnivore et non un végétarien ou un végétalien donc il a besoin de certains éléments qui ne se trouvent que dans la viande. Mais bien sûr que l’on peut se passer de lait, de beurre, de fromage, de viande dans son alimentation (attention toutefois aux risques de carence en Oméga 3, en acide aminée comme la taurine contenu uniquement dans la viande et dont la carence accélère le vieillissement, la créatine importante pour la mémoire ), etc....Franchement la vie doit être bien fade si tout les repas son ainsi calibrés. Si un repas ne doit être vu que comme un apport de vitamine, protèïne, glucide, lipide, oligo élément... dans des quantités juste nécessaires au bon fonctionnement de votre corps alors effectivement je comprend qu’un végétalien ou un végétarien puissent se nourrir exclusivement de légumes cuisinés avec des huiles végétales, c’est leur choix, je leur conseillerait d’ailleur d’aller au bout de leur démarche et de ne consommer que des comprimés qui leur apporteraient tout ces éléments essentiels. Mais pour moi la vie d’un être humain c’est autre chose, c’est justement entre autre de pouvoir gouter aux bons moments et bonnes choses et en tirer bien être. A quoi cela sert il de vivre vieux si c’est pour profiter de rien et pour moi un bon repas, autour d’une bonne table avec des gens que j’aime fait parti de la vie et doit être considéré comme l’un des objectifs d’une bonne vie saine pour l’esprit comme pour le corps. Je ne suis pas un Epicurien comme certains seraient enclin à le penser mais pour moi l’alimentation ne doit pas être confondu avec le nourrissage.

    23.08 à 23h53 - Répondre - Alerter
  • Quid de l’utilisation du cuir ? Les chaussures à base de pétrole, ce ne serait pas plus respectueux pour la biosphère....et fini les coussins et les couettes en plumes.
    L’homme à force de se déconnecter de la nature, arrive à un moment où il ne sait plus qui il est : est-ce dans sa nature animale de se nourrir d’animaux (qui nécessite vu son développement depuis 2 siècles, une organisation bien loin de la chasse des débuts de son histoire, ou de l’élevage vivrier d’il y a seulement quelques dizaines d’années) ou doit-il simplement en finir pour n’élever que quelques moutons et chèvres angora pour un peu d’entretien du paysage et quelques pulls de créateurs ?
    L’argument du lion et des petits tués est hors sujet pour moi ; la question est de savoir où s’arrête "la nature" ? Cela nous parait immoral qu’un lion tue ses petits, mais cette question de la moralité n’a rien à faire dans la nature ; c’est la question de "l’utilité" qui fonctionne. Et l’homme fait bien pire que toute la cruauté des animaux réunis, justement parce qu’il est capable d’actes "hors nature". La question n’est pas de faire ou ne pas faire comme les animaux, mais de ne pas nier son "être" animal, doué de conscience.
    Évidemment, peu sont ceux qui se sentent capables de tuer un animal d’élevage, quel argument !...c’est à présent un métier. De même qu’il est quasi inconcevable pour la plupart de donner la vie en restant chez soi et sans anti-douleur...n’est-ce pas au fond toujours cette question de la relation à la nature ? En tout cas, dans notre société occidentale ! Et jusqu’où va-t-on ? Ne pas donner la mort à un animal qui souffre ?
    Cette interview est bien trop superficielle pour répondre à cette question, ce n’est vraiment pas convaincant si on n’est pas déjà "dans la croyance". On mélange problématiques liées aux modes de consommation (dont certains il est vrai sont écœurants), à l’élevage (et en effet elles sont nombreuses, et il n’y a pas qu’un seul cas de figure) et la question qui se joue à un autre niveau ; l’homme fait-il le choix d’être omnivore ou végétarien ? Cette question doit-elle être résolue pour tous ou est-ce une question de choix individuel ? Je serai curieuse de voir une discussion de ce philosophe avec un éleveur traditionnel de rennes...
    Cette utilisation du terme "éthique" est même déplacée, moralisatrice. Ou comment imposer un point de vue peu étayé avec des mots qui forcent le respect.
    Dans la balance, n’y a-t-il pas finalement : D’un côté, une vie d’animal d’élevage qui avec le progrès des valeurs humaines sera respectée et même émouvante dans sa relation à l’éleveur (lire André Pochon) avec une mort qui devrait "progresser" (beaucoup moins et mieux). Et de l’autre, il y a simplement le vide, ni vie ni mort ? L’"éthique" de ce philosophe choisit donc le vide ?
    J’aurais voulu être convaincue mais c’est très décevant.Je veux le voir ce monde sans élevage ; plutôt que de chercher à brandir le drapeau de la morale et de l’éthique, montrez nous ce monde !

    23.05 à 17h46 - Répondre - Alerter
  • j’ai ajouté au titre proposé, la mention "d’un extrême à l’autre"..

    Il est exact que les abominations décrites dans cet article sont bien réelles. Mais ceci est le reflet d’une activité intensive, principalement aux USA, qui gère les animaux comme des objets, motivée par le seul but pécuniaire... comme on en voit trop souvent : bovins et porcs élevés sans herbe, qui marchent sur leurs déjections, élevages de poules en batteries, etc.
    Cette vision orientée oublie que des éleveurs, européens pour la plupart, veulent élever différemment leur animaux, produire moins, mais de meilleure qualité. Les pâturages normands en sont un exemple. D’autres font la même chose avec les poules et autres animaux que l’on ne mange pas directement !
    Cet article condamne une production intensive destinée à satisfaire les besoins d’une consommation excessive de viande et autres produits issus des animaux, pour nous proposer de ne manger que des salades, sans fromage ni œuf... peut être agrémentée d’insectes grillés pour les plus assidus à la variété !
    Cet article oublie aussi la règlementation qui impose (frileusement il est vrai) une reconnaissance de la sensibilité animale et interdit les comportements tels que ceux décrits.
    d’un extrême à l’autre serait un titre plus exact pour cet article !

    La réponse est entre les mains du consommateur, qui doit réduire sa consommation de viande, et choisir ce qu’il souhaite privilégier par ses achats. Cette tâche promet d’être plus difficile encore lorsque le traité transatlantique sera opérationnel

    21.05 à 15h58 - Répondre - Alerter
  • Devrait-on juger et condamner les lions parce qu’ils ont un comportement non éthique ?
    Les végétariens ne veulent pas qu’on mange des animaux. Mais est-ce qu’on peut manger des insectes ? Est-ce qu’on peut manger des végétaux ? Où place-t-on la limite ? Pourquoi aurait-on plus le droit de manger des végétaux que des animaux ? Si on poursuit le raisonnement jusqu’au bout, ne mangeons plus aucun être vivant ! Est-ce que ce genre d’idée poussée à l’extrême ne nous conduit pas au suicide par refus de se nourrir ? Les questions soulevées par le respect du bien-être animal sont intéressantes, mais les réponses me paraissent bien moins évidentes que ne le laisse penser l’auteur, dont la pensée semble extrêmement superficielle, et dont on peut se demander s’il n’est pas plus militant que philosophe. Dommage, car le sujet est pourtant passionnant.

    9.05 à 23h10 - Répondre - Alerter
  • Dommage qu’il y ait une carence au niveau de l’argumentaire sur l’impact du paysage. Puisque oui aujourd’hui c’est grâce à l’élevage, que notre paysage est composé de prairies de pâturage et de fauche. Pour moi c’est la seule question à creuser pour remettre en question l’élevage. Le paysage a besoin de sa diversité, les prairies hébergent un cortège d’espèce inféodées qu’il faut préserver. Il est surement possible de préserver cette biodiversité avec une agriculture plus éthique.

    Sinon le reste de l’interview est très clair et bien argumentée, bravo !

    7.05 à 06h55 - Répondre - Alerter
  • J’ai connu des végétariens, ils ne sont pas en parfaite santé, ils ont des carences alimentaires et sont obligés de recommencer à manger des produits d’origine animal.
    Je vous recommande la lecture du livre "Le mythe végétarien" écrit par une ancienne végan :
    http://civilisation2.org/le-mythe-v...
    Autre chose, personne ne se demande pourquoi on nous pousse à devenir végétarien. Que nous offre t-on en échange de la viande, du tofu fait à base de soja, soja qui demande beaucoup d’eau. Où se situe les plus grandes entreprises de soja ?
    http://julienmichelle.wordpress.com...

    Ca dérange, mais ça donne à réfléchir. Certes, il faut changer notre modèle de consommer, consommer moins, consommer autrement.

    3.05 à 00h07 - Répondre - Alerter
  • Norbert Lamiraud : Etendons un peu le débat

    Exploiter les animaux c’est pas éthique, mais exploiter les hommes ? Vous arrêtez d’utiliser les produits produits par les salariés exploités, les enfants... et les abeilles qui sont exploitées pour polliniser les cultures (industriellement s’entend mais vous ne le savez même pas quand vous achetez un produits, par contre ce doit être le cas pour quasiment toutes les tomates sous serre avec les bourdons), et les bactéries utilisées pour produire la vitamine B12 que vous ne trouvez pas dans les plantes. Et enfin, en quoi est-ce éthique de tuer les plantes ? Elles sont inférieures ? Comme les chinois ? Allez redescendez un peu sur terre, la vie est un peu trop complexe pour quelques arguments au ras des paquerettes et quelques bons sentiments. Ce qui à la limite est rassurant c’est le peu de commentaires que suscite cet article.

    30.04 à 22h58 - Répondre - Alerter
  • Merci pour cette interview intéressante.

    Manger végétal est un choix éthique, écologique mais aussi sanitaire.

    Le film "La santé dans l’assiette" montre comment ce choix est meilleur pour la santé.

    http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/10/15/la-sante-dans-l-assiette-adieu-burgers-lait-fromages_3495624_3246.html

    29.04 à 23h28 - Répondre - Alerter
  • C’est pas con comme raisonnement : faudrait arrêter de manger des vaches et manger des panthères des neiges.

    Comme elles ont presque disparu, ça relancerait la population.

    Les animaux d’élevage ont été « créés » par l’humain pour ses besoins donc s’ils disparaissent, c’est pas réellement un problème (surtout au vu des milliers d’espèces qui ont déjà été massacrées et ont disparues)

    Quant à l’éthique, c’est vrai que tuer pour le plaisir ça dépend du point de vue : y’en a qui trouvent ça normal.

    29.04 à 11h19 - Répondre - Alerter
  • Un excellent argumentaire auquel je souscris totalement, ce quoiqu’en écrivent les lamiraud habituels, internauticules habitués à noyer les contributions innovantes sous le flot des poncifs les plus éculés ...

    28.04 à 23h28 - Répondre - Alerter
  • Plus de consommation de viande (ou autres produits animaux) = plus d’élevage =plus d’animaux. Le problème est avant tout celui du capitalisme : il faut tirer le maximum de tout, des animaux ici mais aussi de la terre. S’ils n’y a plus d’intérêt économique à élever des animaux (et je ne vois pas un très grand avenir à la vache comme animal de compagnie), on ne les élèvera plus et ils disparaîtront. Tout dans la société capitaliste nous y poussera ! Quant au côté éthique, ce n’est qu’un point de vue personnel de l’auteur.

    28.04 à 22h12 - Répondre - Alerter
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