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17-03-2013
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Formation

Sylvie Méray, chef de projet énergies renouvelables

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Elle orchestre des projets de parcs éoliens en Poitou-Charentes et Limousin pour la société Juwi. Un travail de terrain et de rencontres.
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Sylvie Méray n’imaginait pas qu’une négociation foncière puisse se solder autour d’un verre de blanc. Cette jeune chef de projet chez Juwi, un groupe européen de développement et d’exploitation des énergies renouvelables, se souvient encore de sa première signature de contrat : seule, à 7 heures du matin, face à trois hommes d’une famille d’agriculteurs du Berry, silencieux comme des tombes pendant qu’elle exposait consciencieusement le projet de parc éolien.

"Je pensais que c’était foutu. Puis ils se sont fait un signe de tête, ont signé, m’ont servi un verre et m’ont soudainement parlé comme si on se connaissait depuis toujours !" Ce jour-là, Sylvie Méray, 22 ans à l’époque, a compris que toutes les études du monde, certes indispensables, ne pourraient concurrencer la relation humaine.

« Faire appel aux bonnes personnes. »

Des humains, elle en croise. Et de toutes sortes. Prospection, dialogue avec les élus et les propriétaires, obtention du permis de construire, étude d’impact environnemental, chantier, mise en service du parc : elle est présente à chaque pas et orchestre la danse entre spécialistes et habitants de la zone concernée.

"Chaque étape est une petite victoire", estime-t-elle. Pas question pour autant de cumuler les compétences d’un ingénieur, d’un juriste, d’un financier et d’un électrotechnicien. "Je suis garante de tout ce qu’il va se passer pendant la durée de vie d’un projet. Mon rôle est de savoir à quel moment faire appel aux bonnes personnes."

Et rien de tel que le terrain pour apprendre. Sa formation de géographe, suivie d’un DESS conception de projets en écodéveloppement, lui avait donné le goût des énergies renouvelables, mais pas le mode d’emploi technique d’une éolienne.

6 à 10 ans avant l’aboutissement d’un projet

Aujourd’hui, la responsable de la zone Poitou-Charentes et Limousin de Juwi assume une vie de vadrouille, connaît les sites sur le bout des doigts et sait anticiper les risques qui peuvent faire capoter un projet. "C’est un travail de longue haleine et une grande prise de risque pour l’entreprise, qui n’est pas sûre de récupérer un jour cet investissement."

Son défi personnel consiste à gérer plusieurs projets en même temps, à différentes phases de réalisation. Après cinq ans et demi de métier, Sylvie Méray a vécu chacune d’elles. Ou presque : dans un secteur où il faut six à dix ans pour que les électrons soient enfin injectés dans le réseau d’électricité, la chef de projet espère bien voir un jour tourner ses éoliennes.

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