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24-05-2012
Mots clés
Développement Durable
Monde
Brésil

Rio + 20 pour les nuls et les distraits

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Rio + 20 pour les nuls et les distraits
(Crédit photo : DR)
 
Non, ce sommet n’est pas qu’un anniversaire. De quoi sera-t-il fait ? « Terra eco » vous remet à la page.
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Article publié dans le magazine
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Ah bon, il y a un sommet ?

Oui. Il se tiendra entre le 16 et le 22 juin à… Rio de Janeiro, au Brésil. C’est un sommet anniversaire, vingt ans après le sommet de la Terre, dans la même ville. Mais au-delà du bilan des engagements – parfois non tenus –, Rio + 20 doit être « un point de départ et regarder en avant », souligne Vaia Tuuhia, déléguée général de l’association 4D, un réseau citoyen créé au lendemain de la première édition.

Ils parlent ? Oui, mais de quoi ?

Deux épais dossiers sont sur la table. Le premier s’intitule « Economie verte dans le cadre du développement durable et de l’éradication de la pauvreté ». En clair, les Etats sont à la recherche d’une recette pour, à la fois, développer l’économie, réduire la pauvreté et protéger l’environnement. Au détour de cette question, beaucoup d’autres : transferts de technologies et de financements vers le Sud, participation du secteur privé, mesure de la croissance (verte) à l’aide de nouveaux indicateurs…

Deuxième dossier, non moins copieux : « Le cadre institutionnel pour un développement durable ». « Tout le monde est d’accord pour constater que les instances internationales du développement durable brillent par leur inefficacité. Il y a un problème de suivi, de cohérence, de passerelle, d’argent mobilisé », assure Vaia Tuuhia. Mais les solutions divisent. Faut-il renforcer le rôle du programme des Nations unies pour l’environnement ? Faut-il créer ex nihilo une Organisation mondiale de l’environnement, comme le préconise l’Union européenne ?

Ça s’écharpe sec

Il y a l’inévitable match Nord/Sud, le second exigeant du premier une aide pour se développer plus proprement. Le fossé, aussi, entre Etats pressés ou non de changer de cap. Au sein des pays développés, « l’Union européenne et le Japon sont des Etats densément peuplés et déjà confrontés à la limite de leurs ressources. A l’inverse, le Canada, les Etats-Unis et l’Australie sont moins pressés », selon Vaia Tuuhia. Preuve de l’âpreté des négos ? Le texte de 30 pages proposé en janvier aux négociateurs est devenu un pensum de 160 pages. « On l’a appelé officieusement “ le texte entre parenthèses ”, tellement il y avait d’amendements. La seule chose sur laquelle tout le monde s’accorde, c’est qu’il faut réduire le nombre de pages », ironise Vaia Tuuhia.

Ce qui en sortira ?

Sans doute une déclaration politique traçant les grandes lignes d’une conduite à tenir. Mais le texte sera, sans nul doute, non contraignant. Un problème ? Pas forcément, pour Emmanuel Guérin, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales. « Une déclaration, ce n’est pas des mots sur lesquels un Etat peut s’asseoir en rentrant chez soi. Mais son application dépendra de la mobilisation de la société civile. »

A côté de cette déclaration, on pourrait aussi retrouver une annexe chargée de recueillir les engagements volontaires de chaque Etat. Enfin Rio + 20 pourrait aussi voir les Etats s’accorder sur le principe d’Objectifs du développement durable… qui seront négociés postérieurement. « Il faut voir cette déclaration comme le centre d’une centrifugeuse, qu’elle renvoie ensuite vers un processus décisionnel », résume Emmanuel Guérin.

Obama, viendra, viendra pas ?

La présidence brésilienne prévoit 50 000 participants et tout est fait pour que les huiles se déplacent. La date du sommet a même été décalée pour qu’elle ne coïncide pas avec le jubilé de la reine Elizabeth II, qui occupera les 54 pays du Commonwealth. Pourtant, on pressent que Barack Obama ne viendra pas, campagne présidentielle américaine oblige. « Les chefs d’Etat n’ont pas grand-chose à gagner car les ambitions du sommet ont été nivelées par le bas et on risque malgré tout de ne pas aboutir à un accord », explique Emmanuel Guérin. Pourtant, leur présence serait une bonne nouvelle : « On a besoin de montrer que la crise écologique n’est pas éclipsée par la crise économique », martèle-t-il. François Hollande a, lui, confirmé sa participation. —

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  • « On a besoin de montrer que la crise écologique n’est pas éclipsée par la crise économique », martèle-t-il. François Hollande a, lui, confirmé sa participation. "
    Comme quoi les politiques, même pétris de "bonnes intentions", mais surtout dotés de leur cohorte d’économistes corrompus, n’arrivent pas classer les priorités : la Terre et la Nature composent le capital de base de toute existence. Alors la gestion géo-politico économique qui multiplie autant de billets que de misères...Raz le bol de me répéter là, si moâ causer chinois, peut-être vous comprendre ?!

    14.06 à 08h52 - Répondre - Alerter
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