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28-09-2009
Mots clés
Politique
Société
Immigration
Monde

Réfugiés climatiques : « On réagit plus qu’on anticipe »

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En 2050, le changement climatique aura peut-être poussé 250 millions de personnes hors de chez elles. Rencontre avec François Gemenne, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), qui depuis 2004 sur la question des migrations liées aux dégradations de l’environnement.
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Terra Eco. Qu’est-ce qu’un réfugié climatique ?

François Gemenne. Il n’existe aucune définition universelle. Mais on peut dire qu’un réfugié climatique est un individu qui est contraint de quitter sa résidence en raison de l’environnement qui lui-même dysfonctionne ou bien est dégradé par le changement climatique. Une fois que nous disons ça, nous n’avons rien dit. L’ouragan Katrina était-il lié au changement climatique ? Souvent, les réponses sont complexes. Ce qui est certain, c’est qu’il n’existe aujourd’hui aucun statut juridique qui encadre ou protège le réfugié climatique.

Combien sont-ils aujourd’hui ? Quelles sont les estimations pour 2050 ?

Là encore, difficile de répondre. Leur importance va dépendre des politiques de lutte et d’adaptation aux changements climatiques, du niveau d’émissions des gaz à effet de serre... Aujourd’hui nous savons que les populations capables de quitter leur lieu d’habitation lors d’un problème climatique sont les populations aisées. Les moins fortunées restent sur place. Mais pour répondre à votre question, la Croix-Rouge internationale en dénombre aujourd’hui 25 millions qui résident à 90% dans les pays du Sud. Pour 2050, certaines études prévoient plus de 250 millions de réfugiés climatiques.

Avez-vous le sentiment que la prise de conscience gagne du terrain sur ce sujet ?

Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) a été contraint par les événements à intégrer cette nouvelle donne. En 2004, au moment du tsunami dans l’océan Indien – 285 000 victimes, selon le bilan officiel –, il a pris le problème en pleine face. Il s’est retrouvé avec, à gauche, une file de réfugiés déplacés par la guerre civile et, à droite, une autre par la catastrophe environnementale. Le HCR n’a pas eu le choix. Aujourd’hui, un coordonnateur spécial a même été nommé en son sein. Donc oui, la prise de conscience progresse, même s’il faut bien admettre que, sur ce problème, on réagit davantage qu’on anticipe. Vous savez, l’environnement est un facteur de migration de population comme l’économie ou la politique.

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