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Ce que vous devez savoir sur le « nouveau » gaz à effet de serre

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Ce que vous devez savoir sur le « nouveau » gaz à effet de serre
(Brume au-dessus de Toronto. Crédit photo : Danielle Scott - flickr)
 
Le PFTBA a été détecté dans l'atmosphère par des chercheurs de l'université de Toronto. D'où vient-il ? Pourquoi est-il si dangereux ? Explications.
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Il s’appelle perfluorotributylamine – ou PFTBA pour les intimes. C’est à la fois le plus récent et le plus dangereux des gaz à effet de serre jamais découvert, selon une étude publiée ce mardi par des chercheurs de l’université de Toronto. D’où vient-il et pourquoi est-il si nocif ? Terra eco répond à vos questions.

Pourquoi vient-on seulement de « découvrir » ce gaz ?

Parce que ce gaz n’est pas comme les autres. « Il a des propriétés chimiques uniques qui font qu’il est indétectable avec les méthodes utilisées habituellement pour les autres gaz à effet de serre », résume par mail la chercheuse Cora Young, co-auteure de l’étude. L’équipe a donc installé un système de détection spécifique de ce gaz à Toronto (Canada). Ce qui suffit pour connaître sa concentration dans l’atmosphère entière : « La concentration est la même partout puisqu’il s’y répartit de manière homogène », indique Cora Young. Elle est pour l’instant très faible, mais les chercheurs craignent les conséquences du augmentation de sa concentration dans l’atmosphère.

En quoi est-il dangereux ?

D’abord parce qu’il est hautement radiatif, c’est-à-dire qu’il contribue énormément au changement climatique. Une seule molécule de PFTBA dans l’atmosphère a autant d’impact sur le climat que 7100 molécules de dioxyde de carbone. Ensuite parce qu’il a une durée de vie très longue, d’au moins cinq cents ans. Et que, contrairement au CO2 par exemple qui est « capturé » naturellement par les sols, les forêts et les océans, il n’existe aucun « puits » naturel de PFTBA.

D’où vient-il ?

Ce gaz caloporteur est utilisé depuis le milieu du siècle dernier, notamment dans les condensateurs, les semi-conducteurs ou les transistors. Mais il est impossible de savoir dans quelles proportions il est consommé à l’heure actuelle selon Cora Young : « L’Agence américaine de protection de l’environnement (Environmental Protection Agency, ndlr) estime que les volumes de production sont importants mais on ne connaît pas les proportions exactes. » « Le PFTBA n’est qu’un exemple parmi d’autres de produits industriels dont la réglementation ne tient pas compte de l’impact climatique de sa production, de son utilisation, ni des émissions qu’il engendre », déplore ainsi Angela Hong, co-auteure de l’étude interrogée par le Guardian.

De son côté, Marc Noblet, directeur du marché électronique de la société 3M qui commercialise en France – entre autres – des produits contenant du PFTBA avance, lui, que d’autres gaz peuvent remplacer ce dernier, quasi sans effet de serre cette fois. Il assure d’ailleurs proposer des alternatives dans « quasiment toute la gamme » de ses produits et que « seuls quelques clients continuent à commander des produits qui contiennent du perfluorotributylamine ».

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