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25-05-2011
Mots clés
Politique
Energies
France

« Notre énergie » : le débat est lancé

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« Notre énergie » : le débat est lancé
 
La première rencontre de cette initiative lancée par « Terra eco » a eu lieu le 18 mai dernier. Voici les premières contributions et une tendance claire : il va falloir payer l’énergie plus cher. Rejoignez-nous pour contribuer !
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Article publié dans le

N° 26 - juin 2011

Immigrés : ce qu’ils rapportent à la France

« Sortir du nucléaire : à quel prix ? »

Par ALAIN GRANDJEAN, économiste, auteur et directeur associé du cabinet Carbone 4

« Notre comportement en matière énergétique est (…) celui d’un passager clandestin qui souhaite profiter du voyage sans en payer le prix. Thomas Edison eut l’idée de sortir les lampes à suif polluantes et malodorantes des maisons pour les remplacer par des ampoules propres. La pollution disparut comme par enchantement… du regard et du nez des habitants, pas de la planète. Il fallait bien produire l’électricité, et les centrales à charbon n’ont jamais été un modèle de propreté.

Depuis, nous demandons tous de pouvoir consommer toujours plus d’électricité et d’énergie. Mais luttons pour ne pas payer l’addition : rien ne doit se faire à côté de chez nous. (…) Et nous voulons qu’elle ne nous coûte rien ou pas grand-chose. L’homme politique qui ne promet pas de tout faire pour éviter les hausses prend un risque face à ses électeurs. En un mot, nous rêvons d’une énergie propre et gratuite qui n’existe que dans les contes pour enfants. (…) Dans ce contexte, il est prudent, si l’on veut vraiment sortir du nucléaire de bien en peser les enjeux. Qui va payer quoi ? Et qui va gagner quoi ? »

« Eduquer les Français »

Par MARC GIRELLI, lecteur, spécialiste en énergie et bâtiment

« Nos sociétés sont basées sur l’énergie bon marché et si nous savons que le premier levier est la modération, elles ne se “ désintoxiqueront ” pas sans y être contraintes. Je ne pense pas qu’une majorité de Français ou de Terriens demanderont un jour à leurs politiques de limiter leurs consommations. Le levier principal reste donc l’argent, soit sous la forme du marché soit sous celle des incitations. (…) Nous pouvons instaurer une taxe carbone à nos frontières, isoler les bâtiments, limiter la consommation d’électricité et d’essence… Pour cela, il faut le vouloir et communiquer les bons chiffres, éduquer les gens. Quel est le coût réel du kWh nucléaire, combien coûte réellement la Politique agricole commune, etc. »

« Augmenter significativement le prix de l’énergie »

Par GUILLAUME PORCHER, ingénieur, conseil en mobilité durable

« Ma position est claire : pas d’autre issue possible qu’une augmentation significative du prix de l’énergie pour stopper l’appétit des sociétés dites développées (…). Une mesure par nature impopulaire, critiquée par les travailleurs sociaux (…) qui s’inquiètent des conséquences déjà observables suite aux augmentations subies ces dernières années. Pourtant, en élaborant de nouvelles règles – comme un prix du kWh qui croît au fur et à mesure de la consommation – on montre les retombées positives que cela aurait sur l’économie et sur l’environnement. » —

«  Terra eco  » fait appel à tous ses lecteurs pour participer à ce débat :

Si vous êtes très motivé(e) et avez un peu de temps, vous pouvez participer à nos débats et nous aider à les organiser.

Si vous avez peu de temps, vous pouvez témoigner de votre soutien en devenant fan de la page « Notre Energie » sur Facebook et en faisant connaître l’initiative à vos amis. Dans tous les cas, vous pouvez bien sûr nous adresser un message sur le site.

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  • "Ce qui est rare est cher" Cela sera applicable à l’énergie avec la fin des combustibles fossiles et surtout la menace de l’effet de serre. Les ENR sont très coûteux et surtout rares et alléatoires. La seule solution est le nucléaire, quasiment renouvelable(à l’échelle d’un siècle) avec les surgénérateurs. C’est LA solution de l’énergie pour les transports.

    1er.09 à 08h02 - Répondre - Alerter
  • En matière d’énergie, et particulièrement en matière d’electricité, des réformes s’imposent.
    Nos gouvernants n’hésitent pas à réformer régulièrement les retraites ou d’autres choses, contre l’avis populaire s’il le faut.
    Par contre, aucun n’a jamais décidé d’agir à l’encontre d’un immense gaspillage d’énergie, et d’electricité.
    Nous avons, certes, entendu, au pic de la consommation electrique pendant l’hiver 2010-2011, que les Français étaient invités à "réduire leur consommation" d’electricité.
    Mais les écrans publicitaires rétro-éclairés,qui se multiplient un peu partout, et consomment chacun comme 4 à 6 Français, n’ont jamais été éteints, même au pic de la consommation.
    Aucune loi ne limite leur installation, leur prolifération, à une époque où ils devraient tout simplement être interdits.
    Nous produisons de l’électricté nucléaire pour un but de plus en plus secondaire, superflu.
    Les modems (box) internet ne devraient pas être laissés en permanance allumés (cela représente 1% de la consommation éléctrique totale, pour un bénéfice nul lorsque les gens dorment ou sont sur leur lieu de travail).
    Des lois devraient obliger les fabricants à installer un système détectant la présence ou non d’un appareil allumé relié à la boite, et décidant de son arrêt. Bien sûr, cela poserait problème avec le téléphone associé.
    Les téléphones portables devraient être éteints la nuit, au lieu d’être laissés à décharger, ce qui nécessite leur recharge sur le secteur, etc.
    Les radiateurs electriques à bas rendement ne devraient plus être autorisés.
    Pour l’énergie non électrique, pourquoi tant de gens se chauffent-il au fioul, une énergie chère et polluante ? A cause des chaudières au fioul, de tranquilles villages de campagne se retrouvent parfois avec un air aussi pollué qu’en ville, chargé en particules...
    Des chaudières à bois ont un meilleur rendement, pour une moindre pollution.
    S’il est obligatoire pour une agence immobilière d’indiquer une cotation énergétique pour un logement, ne devrait-on pas obliger les propriétaires à corriger ce qui aboutit à un D pour certains logements ?
    Pourquoi tant de boutiques de vêtements, parfois surchauffées à 25°C en plein hiver, ont -elles si souvent leurs portes ouvertes sur l’extérieur -froid- ?
    Pourquoi les boutiques climatisées l’été ont-elles si souvent leurs portes ouvertes sur l’extérieur brûlant ?
    Pourquoi les chauffages individuels permettent -il à certaines personnes de chauffer jusqu’à 25°C chez elle, alors qu’elles sont en T-shirt, et que maintenir une telle température intérieure est extrêment nocif pour l’ "environnement" et nocif pour la santé aussi (risque d’infections augmenté).
    Ne devrait-il pas y avoir des systèmes intégrés aux chaudières, bloquant la température à 21°C maximum (en matière de santé, 18°C sont recommandés pour le nourrisson, 19°C pour l’enfant et l’adulte) ?
    Dans certaines copropriétés, le chauffage est payé collectivement, et chacun chauffe au maximum pour ne pas "risquer" de "payer pour le chauffage des autres", comme dans certains immeubles de Nice.
    Je suis médecin, et, lors de mes visites à domicile, je constate, ainsi de grosses incohérences. Je raccourcis parfois la durée de certaines visites à domicile tellement je suffoque. Les gens qui le remarquent, au lieu d’éteindre leur chaudière, ouvrent leurs fenêtres...
    Avant qu’il soit question de réélles économies, les gaspillages "sans compter" doivent être attaqués de front, et sérieusement : STOP aux écrans publicitaires, STOP à la perception de loyers pour logements aux huisseries vétustes et aux propriétaires radins, STOP aux portes ouvertes des boutiques chauffées et climatisées, STOP au surchauffage des maisons individuelles mais aussi des lieux publics, STOP à la multiplication des gadgets electriques et electroniques, sans "garde-fou" permettant de contrer les surconsommations inutiles.
    Des systèmes bloquant le surchauffage doivent être mis en place. Des PV devraient être donnés aux gérants de boutiques laissées les portes ouvertes en plein été ou en plein hiver.
    Lorsque fumer a été interdit dans les lieux publics, certains gérants de bar ont fait de la resistance et laissé les gens fumer à l’intérieur...Cela n’a pas duré,grâce aux PV. Désormais, fumer dans un lieu public parait inconcevable, et les non-fumeurs se demandent comment oms ont pu vivre une époque où c’était possible. Il peut en être aussi ainsi en matière d’énergie et de gaspillages.

    16.06 à 12h59 - Répondre - Alerter
  • Ne perdons jamais de vue la menace climatique ! Les défis associés justifient nos efforts à tous (urgence, importance des enjeux, coûts élevés, engagements individuels et collectifs, mobilisation des politiques,...).

    Bien entendu, le prix de l’énergie doit supporter les coûts réels (incluant les démentellements des installations en fin de vie), augmentés des coûts croissants d’une nécessaire « taxe carbone » incitative aux économies d’énergie, et permettant les financements de transition (aides requises pour compenser les situations des plus démunis, les reconversions inévitables (pêches etc...), les R&D pour les nouvelles énergies, les efforts de formation associés, les incitations fiscales aux investissements d’économie d’énergie, la participation aux investissements correspondants des pays en développement...).

    Toute énergie doit être soumise à ces dispositions, gage de l’efficacité finale.
    Sans ces dispositions, à compléter ou à prendre d’urgence, ceci à des niveaux significatifs, à promouvoir pour l’ensemble du « monde occidental », de manière à éviter de trop fortes distorsions dans les rouages de l’économie, la menace climatique n’aurait plus jamais de chance d’être écartée.

    Nos bulletins de vote doivent confirmer ces exigences en priorité, pour l’avenir de nos enfants et petits enfants !

    7.06 à 16h54 - Répondre - Alerter
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