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2-03-2011
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Notre dette écologique expliquée en trois cartes

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Notre dette écologique expliquée en trois cartes
 
Si nous sommes tous concernés par le changement climatique, nous ne sommes pas tous égaux devant les émissions de CO2. Quelques infographies pour mieux saisir la fracture écologique entre le Nord et le Sud.
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Toute la difficulté des négociations internationales sur le climat repose en partie sur la façon dont on regarde l’impact de chaque pays sur le changement climatique mondial. Mais au-delà du climat se pose aussi la question de la raréfaction des ressources naturelles et de la capacité de chaque pays à assurer ses propres besoins. Autant de paramètres qui rendent difficile la compréhension globale du dérèglement planétaire. Heureusement, certaines cartes et infographies nous aident à mieux nous y retrouver.

L’impact de chaque pays sur le changement climatique

Le site internet Miller-McCune a réalisé une jolie infographie comparant les émissions totales de CO2 par pays avec les émissions de CO2 par habitant de chaque pays (cliquez sur l’image pour l’agrandir.)

Deux remarques peuvent être faites : afin que les niveaux de gaz à effet de serre se stabilisent, il est indispensable que les plus gros émetteurs de CO2 au monde (Chine, Etats-Unis, Inde, Japon, Russie, Union Européenne) réduisent leurs émissions (cf. le pied gauche). Mais il est évident que d’autres nations dont le taux d’émissions par tête est élevé doivent aussi apporter leur pierre à un édifice qui nous concerne tous(cf. empreinte de droite). Intéressant de voir que Libye et Suède ont le même impact CO2 par habitant par exemple, ou de relativiser l’impact des Chinois par rapport au Danemark… Vous ne trouvez pas ?

La dette écologique : biocapacité – empreinte écologique <0

Si on élargit le spectre d’analyse se pose la question de la dette écologique des pays (une notion plus souvent valorisée dans le monde anglo-saxon qu’en France, où les approches restent très CO2 centrées.) L’humanité utilise actuellement l’équivalent d’une planète et demie pour répondre à nos besoins : dit plus simplement, cela signifie que la Planète a besoin de 17 mois pour régénérer ce que nous utilisons en un an (chiffres du Global Footprint Network 2010).

Pour calculer la dette écologique, on compare la biocapacité d’un pays (sa capacité à générer une offre continue en ressources renouvelables et à absorber les déchets découlant de leur consommation, compte tenu des technologies et de la gestion des ressources en vigueur) avec son empreinte écologique (mesure des surfaces biologiquement productives de terre et d’eau nécessaires pour produire les ressources qu’un individu, une population ou une activité consomme et pour absorber les déchets générés, compte tenu des technologies et de la gestion des ressources en vigueur).

Les deux cartes interactives ci-dessous peuvent vous aider à comprendre quelle est la situation de chaque pays dans le monde en terme de dette écologique.

La première a été créée par ChartsBin. En cliquant ci-dessous, vous accéderez à une version interactive qui vous permet, en survolant chaque contrée avec votre souris, de voir quelle est la situation par ressource renouvelable

La seconde a été réalisée par Jacob Houtman et présente les mêmes données avec un système de cercles. Vous pouvez sur celle-ci vous amuser à comparer les dettes de deux pays (cliquez sur la carte pour accéder à la version interactive.)

Alors, n’est-il pas plus facile de comprendre certains enjeux de cette manière ?

A noter : le site GoodPlanet.info, en France, propose des cartes interactives fort bien réalisées pour comprendre l’évolution des différentes composantes environnementales dans le monde.

A lire aussi sur Terra eco :
- CO2 : le Nord criblé de dettes

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  • Je vois déjà les Américains monter au créneau : "vous voyez, c’est pas de notre faute, c’est Gibraltar et les Iles Vierges les gros pollueurs ! nous on est tout vertueux, youpi !"

    N’oublions pas l’effet de levier des grosses populations. 10% de réduction par capita aux US aura un impact global BEAUCOUP plus important que 100% de réduction à Gibraltar.

    Cela dit, c’est vrai que c’est intéressant de souligner que les îles ont une telle empreinte à cause de leurs importations. Cela pose la double question de la dépendance de ces états envers leurs fournisseurs, et des "besoins" des populations de ces états. De quoi sont faites ces importations ? Est-ce que c’est des denrées alimentaires et des médicaments, ou est-ce que c’est des jeans et des baskets ? Est-ce qu’il faut importer un nouveau parc de télés ou de voitures tous les 3 ans à cause de l’obsolescence programmée des produits ?

    Posons les bonnes questions, on trouvera alors peut-être des débuts de bonnes réponses...

    11.03 à 11h17 - Répondre - Alerter
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