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16-07-2015
Mots clés
Agriculture
Economie

Microfermes pour maxi-emplois

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Microfermes pour maxi-emplois
(Crédit photo : milosdizajn / fotolia.com)
 
Révolutionner l’agriculture française, rien que ça. C’est l’ambition de Maxime de Rostolan et de l’asso Fermes d’avenir. L’ingénieur devenu paysan a bien l’intention d’être imité !

Economie de proximité - L’ampleur du projet donne le vertige. Créer 60 000 microfermes en vingt ans, avec à la clé 200 000 emplois et des circuits alimentaires raccourcis. Le tout grâce à la permaculture, « le biomimétisme appliqué à l’agriculture », selon le touche-à-tout Maxime de Rostolan, ingénieur, fondateur de la plate-forme de crowdfunding dédiée à l’agroécologie Blue Bees et désormais à la tête de l’association Fermes d’avenir, qui expérimente la microagriculture bio et rentable.

« La forêt produit 600 fois plus de biomasse qu’un champ de blé, et ce sans intrants, sans pétrole, sans pesticides et sans déchets. On serait bien inspirés de regarder comment ça se passe là-dedans et essayer de faire la même chose. » Aussitôt dit, aussitôt testé.

Mine d’or et révolution

Située sur les terres du « prince jardinier » Louis-Albert de Broglie, la ferme de la Bourdaisière, à Montlouis-sur-Loire (Indre-et-Loire), sous ses airs de gros potager, est un labo. Un « comité scientifique » évalue « les services écosystémiques rendus par cette agriculture » puis met ces données à disposition de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et des futurs imitateurs, via le site de Fermes d’avenir.

Côté finances, la microferme devrait remplir ses objectifs : les 10 000 euros de recettes prévus pour la première année ont été atteints. « Et les arbres fruitiers ne donnent pas encore ! », souligne Maxime de Rostolan. Dans trois ans, la Bourdaisière devrait parvenir à l’équilibre, estimé à 100 000 euros annuels de recettes, les trois quarts finançant les salaires de trois maraîchers.

L’équilibre pour dans trois ans

A terme, l’asso se muera en label : « On a commencé à travailler sur cinq fermes. Un ingénieur de l’équipe conseille les propriétaires fonciers sur leur design juridique, technique et économique. Et puis il y a le concours », organisé avec La Ruche qui dit oui. A l’issue de la procédure, treize fermes d’avenir bénéficieront d’un coup de pouce financier pour mener à bien leurs projets écoresponsables. « Nous avons reçu 205 candidatures : une vraie mine d’or, s’enthousiasme Maxime de Rostolan. On a sous les yeux toute la révolution agricole en marche. »

Et pour que cette révolution tienne la route, l’homme a pensé à tout : « Pendant ma formation en maraîchage, je me suis rendu compte qu’une partie non négligeable du métier était administrative. Si on arrivait à mutualiser la commercialisation, les achats, les outils et confier ces tâches à des créateurs-managers de fermes indépendants que j’appelle “ payculteurs ”, on irait vers plus d’efficacité. » C’est la raison pour laquelle l’ingénieur-agriculteur-entrepreneur entend ouvrir en 2016 la formation intitulée « 1 001 fermes ». Un projet global vertigineux, on vous dit.


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200 000 emplois à la clé

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