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28-10-2011
Mots clés
Environnement
Société
France

Mélenchon : « Les Verts ont fait évoluer mon esprit »

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Mélenchon : « Les Verts ont fait évoluer mon esprit »
(Crédit photo : Nicolas Tavernier - Réa)
 
Productivisme, nucléaire, relations avec ses alliés communistes : « Terra eco » a interrogé tous azimuts le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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N° 30 - novembre 2011

Ralentir… vite !

Jean-Luc Mélenchon, vous n’êtes plus socialiste.Vous n’êtes pas communiste. Seriez-vous « mélenchoniste » ?

Quelle horreur ! Je réprouve totalement les délires égotiques auxquels donnent lieu la pipolisation et la présidentialisation de la vie politique. Je suis de gauche comme l’indique le nom de mon parti et celui du Front. Ce n’est pas par manque d’imagination, mais parce que nous avons l’ambition d’être un creuset idéologique permettant aux différentes traditions de la gauche de se revisiter et de s’actualiser.

Vous avez décidé d’accoler au Parti de gauche un sous-titre : « Ecologie - Socialisme - République ». Pourquoi ce ralliement à l’écologie ?

Malgré nos querelles et nos affrontements, Les Verts ont popularisé en France les idées écologistes. Ils ont fait évoluer les esprits et le mien en particulier. J’ai pris conscience de l’impasse dans laquelle se trouvaient les stratégies traditionnelles de gauche pour rendre compte de l’époque et répondre aux défis qui se posaient. Il fallait être aveugle pour ne pas voir que le modèle communiste, comme le modèle social-démocrate, intégrait une dimension productiviste qui est une aberration eu égard aux limites de la planète.

Votre sensibilité écologiste est peu médiatisée…

C’est mon histoire, je ne viens pas de l’écologie politique. Les journalistes m’attendent souvent à une autre porte et je suis aussi plus prolixe sur le partage des richesses que sur le problème de la bifurcation climatique. Mais je ne cesse de travailler sur ce sujet.

Si vous êtes élu, quelle première mesure en faveur de l’écologie prendrez-vous ?

Pour marquer les esprits, je lancerai un référendum sur la sortie du nucléaire. Cela déclenchera un mouvement d’éducation populaire, un débat argumenté. Sur des sujets comme cela, on ne peut pas en rester au péremptoire.

N’est-ce pas une manière de botter en touche sur une question qui divise le Front de gauche ?

C’est vrai que c’était une réelle difficulté entre nous. Personne ne voulait rien céder. Même dans nos partis : une minorité dans le Parti de gauche n’est pas d’accord sur l’urgence de la sortie du nucléaire et une minorité au Parti communiste n’est pas favorable au nucléaire, même sécurisé et public. Pour autant, le référendum n’est pas une solution au rabais. Ce sera une grande première, il n’y a jamais eu de débat public sur le nucléaire en France. J’attends beaucoup de cette pédagogie collective. C’est plus prometteur que d’en rester à des certitudes dogmatiques et d’exiger des autres qu’ils renoncent.

Quand éteignez-vous la lumière dans la dernière centrale ?

Si le référendum le décide, je me cale sur le scénario Négawatt (voir page 14) : 2033 pour l’étape-clé où l’on ferme la dernière centrale et 2050 pour le basculement presque total vers les énergies renouvelables.

Est-ce possible ? Avec quelles sources d’énergie ?

Une fois qu’on a tiré le maximum de la sobriété et de l’efficacité, je n’ai pas de doute sur la possibilité d’accéder à des sources d’énergie renouvelable en quantité suffisante. Mais il faut se mettre au travail. C’est un défi très excitant pour les ingénieurs, les techniciens et les jeunes chercheurs. Il y a au moins deux sources immenses qui sont immédiatement exploitables : la géothermie, dont je suis fan, et l’énergie de la mer.

Et l’énergie éolienne ?

Je trouve ça laid, les éoliennes. Et la beauté a son importance. Un beau paysage, je crois que cela a une fonction humaine.

Comment allez-vous garantir un prix de l’énergie abordable pour tous ?

Le coût de l’énergie doit être acquitté dans des conditions socialement justes et écologiquement responsables. Je suis pour des tarifs progressifs avec gratuité des premiers kilowatts. Je pense qu’il y a des biens auxquels il est d’intérêt général que tout le monde puisse accéder gratuitement. Je ne dis pas « autant que de besoin », car ce serait un encouragement à des consommations démesurées. L’accumulation est souvent une sorte de réflexe conditionné. D’ailleurs je suis pour faire payer plus cher les mésusages.

L’EPR, qu’en faites-vous ?

Au Parti de gauche, puisqu’ils veulent sortir du nucléaire, je ne vois pas ce qu’ils feraient de l’EPR. Mais son abandon ne figure pas dans le programme du Front de gauche. Son sort est donc suspendu au référendum.

Faut-il continuer les recherches sur les gaz de schiste ?

Non. La méthode de recherche présente les mêmes inconvénients que l’exploitation elle-même : propulsion énorme d’eau, recours à des produits chimiques. Ce qui menace tout autant les nappes phréatiques.

Vous affirmez vouloir « domestiquer la finance ».Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?

Aujourd’hui, la finance a tout le pouvoir. Ses droits sont supérieurs à ceux des peuples. Il suffit de voir le sort de la Grèce. Il y a des gouvernements qui acceptent, sur la base d’une note donnée par une agence de notation, de démanteler des pans entiers de la vie sociale pour satisfaire aux appétits de la finance.

Il faut priver la finance de tous ses outils de domination et assécher la spéculation contre les Etats. Cela signifie séparer les banques de dépôt des banques d’affaires, interdire l’acquisition de titres d’assurance sur une dette sans qu’on possède soi-même de la dette – les fameux CDS (les « Credit default swap » ont notamment été à l’origine de la crise de 2008, ndlr) –, interdire les produits dérivés, taxer les mouvements de la finance… Et puis, surtout, permettre aux Etats de s’endetter directement auprès de la Banque centrale européenne (BCE) au tarif auquel celle-ci prête aux banques privées au lieu d’obliger les Etats à se financer sur le soi-disant « marché ».

Mais toute seule, la France ne peut rien faire…

L’état du monde a toujours justifié la résignation. Faire la République était absurde quand tout le monde était en monarchie. Certes, nous avons 26 partenaires dans l’Union européenne, mais ce ne sont pas 26 ennemis. Nous pouvons convaincre ! Et puis, la France n’est pas la cinquième roue du carrosse, c’est la deuxième puissance économique de l’Union et le deuxième peuple le plus nombreux. Nous avons notre mot à dire. Si nous sommes mécontents de la manière dont est géré l’euro, c’est notre devoir de le dire.

Ils ne sont pas non plus obligés de nous suivre…

Commençons par voir. Sinon, nous désobéirons. On n’a pas fait l’Europe pour se faire enchaîner.

Vous êtes prêt à sortir de l’Union européenne ?

L’idée d’unification du continent est une bonne chose. Je suis patriote, mais pas nationaliste. J’ai longtemps été fédéraliste. Je ne peux pas dire que j’ai renoncé à l’idée, mais je l’ai mise de côté vu l’usage qui en est fait aujourd’hui. Il ne peut pas y avoir de pouvoir accepté s’il est incarné par un organe qui n’est pas élu par le peuple. La loi supérieure demeure la souveraineté populaire. La Commission européenne n’est pas le cerveau raisonnable de l’Europe.

Cela ne veut pas dire que je sois favorable à la sortie de l’euro. Ce serait une capitulation. Mais on doit parler du statut de la BCE. C’est la seule banque centrale du monde qui a pour unique objectif la stabilité des prix. La banque fédérale américaine a racheté 2 500 milliards de dollars (1 800 milliards d’euros, ndlr) de titres de dette à l’Etat. Et nous, on chipote pour 100 milliards à prêter aux Grecs, soit moins d’1 % du Produit intérieur brut de l’Union.

Faut-il nationaliser les banques ?

Je ne suis pas un « pavlovien » de la nationalisation. Je vois bien que la nationalisation est souvent l’argument pour la socialisation des pertes. Il ne saurait être question de mettre sur les épaules des Français la totalité des actifs pourris qui se trouvent aujourd’hui dans ces banques. Par rapport au système bancaire en place, je suis pour une mise sous tutelle et je veux créer, à côté, un pôle public financier qui nous donne la garantie absolue que la fonction bancaire sera remplie. On a besoin de banques dans une économie réelle !

Et les entreprises ?

La tâche numéro 1, c’est la définanciarisation. Il n’est pas normal que les financiers et les commerciaux occupent la place des ingénieurs et des productifs. Il n’est pas normal que des entreprises productives fassent plus de bénéfices avec la gestion de leur trésorerie qu’en vendant ce qu’elles produisent. Oui, il faut nationaliser les entreprises dans certains secteurs comme l’énergie, l’eau. Mais nationalisation ne veut pas dire étatisation et centralisation. Ça peut être des coopératives ouvrières, des entreprises dont le capital est détenu par une collectivité locale… Ce que j’appelle de la propriété sociale.

Vous prônez un Smic à 1 700 euros, n’est-ce pas utopique ?

Je vous retourne la question : est-ce qu’il n’est pas utopique de croire que des gens peuvent vivre avec 1 000 euros ? Le Smic fait travailler quelqu’un pour 120 euros de plus que le seuil de pauvreté. Le passage du Smic brut à 1 700 euros, c’est 25 % d’augmentation. Exactement ce qui a été fait en 1981. Cela n’a pas tué l’économie française. Pour un patron, ce qui compte, c’est son carnet de commande. Quand vous augmentez un smicard de 200 euros, je vous assure qu’il a tout dépensé à la fin du mois. Son augmentation, c’est de la relance pour le coiffeur, l’épicier, la salle de spectacle ! —

En dates

19 août 1951 Naissance à Tanger (Maroc)

1977 Adhère au Parti socialiste

1986 Elu sénateur de l’Essonne, réélu en 1995 et 2004

2009 Elu député européen

2000-2002 Ministre de l’Enseignement professionnel de Lionel Jospin

Novembre 2008 Quitte le Parti socialiste suite au congrès de Reims et fonde le Parti de gauche

18 juin 2011 Investi comme candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle de 2012

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21 commentaires
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  • il a au moins le mérite de reconnaitre qu’il y a de bonnes idées à prendre ailleurs...
    et puis il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. N’est-ce pas M. Le Président ?

    28.11 à 18h07 - Répondre - Alerter
  • Je ne comprends pas ces polémiques au sujet des éoliennes...
    Elles défigureraient les paysages !
    Mais sont-elles plus laides que nos lignes à haute tension, centrales nucléaires, cheminées d’usines...et autre horreurs ?
    Et quant aux pollutions...il n’y a pas photo !

    27.11 à 19h19 - Répondre - Alerter
  • Je me permet juste une remarque au sujet de la production d’électricité sans éoliennes... vous semblez penser qu’elles sont absolument indispensables, ce a quoi je vous répond qu’aujourd’hui oui, mais qu’il est bien stipulé dans le programme du front de gauche que la sortie du nucléaire est pour 2033... D’ici la un investissement massif est prévu dans la recherche sur les énergies renouvelables (panneaux solaires plus performants, utilisation de la biomasse comme carburant, éoliennes sous marines,...). Sans compter que Mr Mélanchon parle d’éoliennes terrestres, or la production (éolienne) d’électricité la plus importante se fera en mer là ou les vents sont omniprésents et suffisants au bon fonctionnement des éoliennes... Le paysage ne risque rien et la production électrique française non plus !!!

    23.11 à 18h05 - Répondre - Alerter
  • C’est bien de la part de Monsieur MELENCHON de vouloir "verdir" son discours, mais paradoxal de vouloir un référendum sur le nucléaire et ne pas "aimer" les éoliennes. Quelqu’un pourrait-il expliquer à Monsieur MELENCHON que la géothermie n’a jamais, que je sache, produit de l’électricité. Les panneaux solaires, l’énergie marine, etc, ne suffiront pas à eux seuls à fournir en électricité toute la France ! Les énergies renouvelables, c’est un "pack" de solaire et d’éolien, sinon c’est pas la peine...
    Martine 44

    23.11 à 17h47 - Répondre - Alerter
  • et si au lieu de dire Mélenchon, Mélenchon nous insistions plutôt sur les idées
    qui pour autant que ce soit lui qui les exprime , sont portées par le front de gauche dans son ensemble et peut être au delà ?

    jean luc et les autres ou plutôt les autres et jean luc

    23.11 à 07h17 - Répondre - Alerter
  • Les salaires, voilà nous y sommes. Une question épineuse que j’ai posée lors d’1 université d’automne de la Fase 31 (Fédération pour l’Alternative Sociale et Environnementale dont la composition majoritaire est de la CGT). Malgré 1 profond désir de changement de mentalités, pour + d’équité et de justesse, la plupart rechigne encore à réviser la hiérarchie des salaires. J.L Mélenchon a raison d’affirmer que l’on est jamais réellement sorti de la monarchie (je vous invite à découvrir les raisons pour lesquelles le Texte de la Constitution de 1789, fut mis sous cloche rapidement après la prise de la Bastille et parmi ses co-auteurs, St Just, 1grand humaniste fut également guillotiné. Les Droits universels de l’Homme en sont, par ailleurs, ce qui reste des intentions rarement appliquées...).
    Certes, être à la tête d’1 quelconque gouvernance comporte des responsabilités lourdes de décisions oblige souvent à bosser du 12/15h par jour que d’autres. Mais pourquoi pas au même tarif horaire que l’éboueur ou le paysan sans qui la nation croulerait sous les détritus de son inconscience, et crèverait de faim ? Surtout que tout fonctionnaire dispose d’être logé et nourri aux frais de" la princesse". Au Danemark, les ministres disposent de logements à superficie décente, et se déplacent en vélo ou en transport en commun. Il me semble que la justesse commence par donner l’exemple, avant même de pondre des lois organiques qui n’arrangent que le lobbying. A quand le Ministère du Bonheur Intérieur Brut ?
    Une grande nation, c’est d’abord 1 famille/équipe unie vers 1 joyeux Vivre ensemble. Mais tant qu’on privilégie l’Avoir à l’Etre, ben on n’est pas sorti de l’auberge de l’hypocrisie...

    22.11 à 10h55 - Répondre - Alerter
    • Cela commence dès l’enfance, dès l’apprentissage de la langue. En effet la langue française privilégie l’avoir. Par contre dans la langue bretonne, c’est l’être qui est largement mis en avant. Point de vue complètement différent !
       ;) d’un apprenti bretonnant

      22.11 à 17h20 - Répondre - Alerter
  • c’est quoi la crise chaque jour pour melenchon ??? ces revenus ? député europeen plus de 6000€ par mois plus les avantages , plus quels autres revenus ?
    ce sera quoi sa retraite ? 850€ ? ou 8500€ ? plus ?

    21.11 à 09h37 - Répondre - Alerter
    • Mauvais procès Madame Juliette !
      Si seuls les SMICARDS pouvait proposer des évolutions du SMIC, comme ils ne sont pas députés, il n’y aurait jamais de lois sur le sujet :-(!
      Prenez le temps de lire les ouvrages de M. MELANCHON vous y verrez l’évolution qui l’a conduit à être ce qu’il est aujourd’hui et à ce qu’il propose. Qu’il soit député Européen est plutôt une chance pour ses idées. Alors devrait-il renoncer à son salaire ? Et pourquoi lui seul et pas tous ?
      Ne faut-il pas plutôt considérer l’usage fait de son salaire plutôt que le salaire lui même ?

      22.11 à 08h48 - Répondre - Alerter
      • les revenus des politiques ! bonne question tournée en dérission par leurs apotres qui profitent d’avantages et d’emplois brasse vent !
        pendant ce temps nous payons encore et encore, tjs plus et on en grève ! pdt ce temps les politiques remplissent les beaux resto, hotels 5étoiles et les magasins de luxe j’oubliais les voitures avec chauffeurs qui pourrais servir par exemples aux soldats blèssés vraiment au service de la france, aux pompiers bléssés...

        les députés europeen, comme les autres, ne pouraient-ils pas travailler aussi bien en gagnant bqc moins ? le besoin de l’hirarchie, d’idolatrie...

        tant mieux pour vous mr Cartus qui tout va bien pour vous.

        22.11 à 17h36 - Répondre - Alerter
  • Etrangement, j’associe Mélenchon tant à Arlette Laguiller (pour la spontanéité et l’honnêteté) qu’à Georges Marchais (pour la formule et le côté pugnace)

    Mélenchon a su élargir la palette de thèmes du Front de Gauche : l’écologie y est en bonne place.
    Il a aussi le sens de la formule !

    Le Front qu’il représente peut être perçu comme un bon coup à jouer pour le peuple de Gauche.
    En tout cas, on comprend ce que dit Mélenchon, et le Front de Gauche n’est pas cacophonique ! C’est bien, non ?

    15.11 à 22h41 - Répondre - Alerter
  • On aurait quand même pu lui demander pourquoi il avait une stratégie de division vis a vis des verts qu’il veut couper en deux etant donné qu’il y a des deputés verts telle que Michelle Rivasi qui ont rejoint le front de gauche tandis que le groupe le plus important dans EELV se range derrière Eva Joly ?

    11.11 à 21h16 - Répondre - Alerter
    • @ meleze

      La réponse à votre question est simple, le Parti de Gauche est écologiste, il a fait sien le diagnostic sur l’urgence à agir face aux enjeux environnementaux et affirme la nécessité d’une bifurcation radicale du mode de production, en cela, il est en effet très proche des Verts, ce sont deux partis anti-productivistes.

      Leur divergence principale concerne la question européenne. Les verts sont des fédéralistes européens, ce qui en théorie, est la perspective historique et naturelle du processus européen engagé par les pères fondateurs. En ce sens, ils sont proches du P.S, car pensant avec sincérité sans doute que l’U.E actuelle est toujours porteuse de ce cet idéal. Leur combat politique est dès lors de pousser l’intégration politique et sociale au même niveau que l’intégration économique et financière.

      J.L Mélenchon a longtemps milité au sein du P.S pour cette Europe sociale. Il a considéré lors de la campagne sur le TCE en 2005 que cette idée était morte, que nous étions dans une nouvelle période où les institutions européennes avaient changé la nature du processus européen, ce changement de nature étant désormais institutionnalisé dans les textes, c’est le traité de Lisbonne. Hors, le Traité de Lisbonne interdit toute harmonisation sociale et fiscale en europe.

      18.11 à 23h01 - Répondre - Alerter
    • l’eurodéputée Michèle Rivasi au Front de Gauche !?
      depuis quand ?

      22.11 à 22h56 - Répondre - Alerter
    • Je crois que vous faites erreur, Michelle Rivasi est toujours à EELV, je suis abonné à ses tweets.
      D’ailleurs son site est http://www.michele-rivasi.eu/

      14.04 à 12h25 - Répondre - Alerter
  • 1700 euros brut, n’est ce pas plutôt un moyen d’acheter le vote des Smicars ? Et c’est un marché de dupes, ce que le salarié touche, c’est le smic NET ! En plus, pour les entreprises, c’est une nouvelle charge et plus de faillites, donc plus de chômage... Le cercle vicieux que nous propose la vielle gauche en manque d’imagination !
    Il vaudrait mieux fiscaliser les charges sociales, sur des parts à la fois patronales et salariales, ce qui permettrait aux salaires net d’augmenter tout en donnant une bouffée d’oxygène aux entreprises qui ont une grande masse salariales.
    Noter que cela concerne aussi les administrations au sens large, , "l’Education" ou "la Santé publique" pourrait embaucher à budget constant.

    La fiscalisation à bien sûr un coût, qui devrait être financer par la lutte contre le gaspillage et l’hyper consommation : Taxe carbone, hausse de la TVA majoré et passage de certains produits et services (pas seulement les restaurateurs) de la TVA minorées 5,5% à la TVA majoré. Pour info, les pays nordiques (Danemark, Suède), les plus égalitaires, ont une TVA majorée à 25%.
    Noter au passage que les principaux perdants seraient les rentiers, et les importateurs qui sont aujourd’hui les grands (et seuls ?) gagnants de la mondialisation...

    Quand à la dette, rappelons que Monsieur Mélanchon a fait parti du gouvernement Jospin, qui a baissé les impôts en l’an 2000 en spéculant sur la bulle internet.
    Moralité : la chance historique d’avoir un budget à l’équilibre n’a pas été saisie, et avec l’éclatement de la bulle internet, on a vu ce que cela a donné....
    Faire des dettes, c’est donner du pouvoir aux marchés financiers, Mr. Mélanchon est donc très mal placé pour donner des leçons ...

    PS pour Terraeco : comment se fait il que l’on soit de temps en temps "anonyme".

    5.11 à 10h23 - Répondre - Alerter
    • Pour répondre à votre PS : on n’est pas "de temps en temps anonymes", on le devient à chaque fois que l’on s’identifie comme "abonné"... c’est aussi le cas pour moi, car les cadres pour indiquer son adresse mail et son pseudo ne s’affichent plus dès que l’on s’est auparavant identifié en haut et à droite de l’article. Par contre, si on veut faire un commentaire et pouvoir être identifié sur le commentaire, il ne faut pas auparavant s’être identifié en haut, et à droite de l’article, et à ce moment là les cadres d’identification apparaissent sous le texte du message. J’espère avoir été assez claire. Pour ma part je l’ai déjà signalé à TERRA ECO, sans réponse jusqu’à présent...
      Martine 44

      22.11 à 09h35 - Répondre - Alerter
    • Vous prenez un élément sorti de son contexte !
      Les 1700 euros ne sont pas proposés tout seuls. Vous devez les intégrer dans un ensemble de propositions proposées par le Front De Gauche et consultables sur le site placeaupeuple2012.fr.
      D’autre part les dettes sont créatrices de richesses, sauf dans les mains de banques privées qui cherchent uniquement leurs profits.
      Pour finir Mr Mélenchon ne donne pas de leçons mais fait des propositions qui ne peuvent être discutées que sur des arguments solides hors de tout apriori politicien.
      L’humain d’abord !

      22.11 à 15h51 - Répondre - Alerter
      • La dette peut être créatrice de richesse à court terme dans les périodes de croissance, sinon elle devient créatrice de ruine.... à long terme.
        Donc derrière le pseudo-écologiste se cache le matérialiste...
        Et l’embobineur qui veut des kw/h gratuits, mais pas d’éoliennes, et qui nous donne en pâture des boucs émissaires alors que la première cause de la crise est la politique de recherche de la croissance à tous prix (avec des dettes) menée depuis les années 70.
        Sa priorité reste au pouvoir d’achat individuel, c’est le fric plutôt que l’humain, l’avoir sur l’être !
        Il nous envoie droit dans le mur comme les autres, de droite ou de gauche, avec une politique de la demande complètement dépassée au moment où il faut une politique d’investissements massifs dans la transition écologique, seule créatrice d’emplois durables.
        En ces temps de crise, la lecture et la compréhension du livre de Tim Jackson, "Prospérité sans croissance", est d’autant plus d’actualité pour tous candidats responsables.
        La crise actuelle, dites des "subprimes", n’est que le fusible de la crise écologique majeure qui a débuté en 2008, crée par la rareté des matières premières (émeutes de la faim, barril du pétrole à 150 dollars, ...).

        22.11 à 20h23 - Répondre - Alerter
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