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26-01-2012
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Développement
Monde

Les géants du brut cherchent leur salut

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Les géants du brut cherchent leur salut
(Crédit photo : Sarahee - flickr)
 
Gaz de schiste ou Arctique ? Les pétroliers ont besoin de nouvelles pistes. Une seule certitude : le doute règne.
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"8 millions de pauvres, à qui le tour ?"

La planète du brut joue à se faire peur. La facture pétrolière de l’Europe a pratiquement doublé l’an dernier, atteignant 314 milliards d’euros, soit presque le montant de la dette publique grecque. Malgré le ralentissement global de l’économie, les prix du baril se maintiennent au plus haut, au-dessus du seuil des 100 dollars (78 euros). La menace agitée par l’Iran de fermer le détroit d’Ormuz – par lequel transite un cinquième de la production mondiale de brut – ne favorise pas l’accalmie. Mais cette menace ne joue qu’un rôle marginal. Les majors peinent à renouveler leurs réserves épuisées. Le numéro 1 occidental, ExxonMobil, n’a reconstitué que 95% du pétrole pompé depuis l’an 2000, selon son dernier rapport annuel. La société voit sa production de pétrole décliner lentement mais sûrement depuis 2007 ; Total et Shell depuis 2004, d’après l’analyse publiée début janvier par l’expert britannique John Busby.

Un champ trop dangereux

Pour compenser, espoirs et investissement se concentrent de plus en plus sur les gaz de schiste nord-américains, l’un des rares points du globe où la production d’hydrocarbures semble pouvoir encore être accrue de façon significative. Le français Total vient d’annoncer son intention d’y investir 1,8 milliard d’euros. Mais le gaz n’est pas le pétrole… Au Kazakhstan, d’éminents analystes jugent que le champ de pétrole de Kachagan, en mer Caspienne – la plus grande découverte de pétrole depuis trente ans –, risque de ne jamais être viable pour Total et les autres compagnies : trop complexe, trop dangereux. Pour les pétroliers, l’Arctique reste l’ultime espoir, grâce à la fonte de la banquise. Le norvégien Statoil vient d’y faire une découverte présentée comme « importante », équivalente à… trois jours de conso mondiale. Pendant ce temps, le prix de la tonne de CO2 sur le marché européen des quotas d’émissions s’effondre : il y a trop de quotas, et Bruxelles ne veut pas d’un prix plancher. Jusqu’ici tout va bien… 

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Chargé de la prospective et du lobbying au Shift Project, think tank de la transition carbone, et blogueur invité du Monde

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