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28-05-2014
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Sports
France

Les femmes ne restent plus sur la touche

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Les femmes ne restent plus sur la touche
(Crédit photo : Eric Baledent - Lemousticproduction - Maxppp)
 
Plus joueur et moins vicié par l’argent, le football féminin se fait une place au soleil… côté amateur.
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N° 58 - juin 2014

Football : je t’aime… moi non plus

« Je ne discute pas de football avec les femmes. (…) Qu’elles s’occupent de leurs casseroles. » Le 25 mars 2013, Bernard Lacombe, dirigeant de l’Olympique lyonnais, faisait dans le sexisme le plus rance. Venant d’un ponte du club le plus titré en France chez les filles, la sortie en disait long. Pourtant, la cote du ballon rond côté femmes est en hausse. Selon Sébastien Duret, fondateur du site de référence Footofeminin.fr, « c’est notamment lié aux soucis qu’a connus l’équipe de France masculine ».

Les frasques des garçons lors de la Coupe du monde 2010 associées aux bons résultats des filles – les Bleues ont terminé 3es du dernier Mondial en 2011, et Lyon a gagné deux Ligues des Champions en 2011 et 2012 – ont boosté l’audience du site. Mais si les télés et les sponsors se rendent compte que « les joueuses sont aptes à produire du spectacle », Sébastien Duret regrette que, lorsque des clubs mettent de l’argent sur la table – comme Lyon ou le PSG –, ce soit pour une question d’image. Et quand le président du Clermont Foot (Ligue 2) annonce que son entraîneur l’an prochain sera une femme – une première dans le foot pro en France –, il reconnaît aussi le « coup de com »…

« Moins tricheur »

Alors pour (re)trouver l’esprit du jeu, il faut se pencher sur le monde amateur. Car, comme le souligne amèrement Stéphanie Guyon, sociologue qui a enquêté sur les supporters ultras d’Auxerre entre 2001 et 2006, « quand les enjeux sont faibles, c’est plus facile pour les femmes. C’est vrai dans le foot comme dans la politique ». Marie Ballaven, 23 ans, est une footballeuse heureuse. « Epanouie » dans ce foot féminin réputé plus convivial et moins « tricheur » que sa version masculine, elle assure qu’elle n’a jamais eu à subir de remarques moqueuses sur sa pratique. Capitaine de son équipe à Plonévez-du-Faou (Finistère), elle a peu de souvenirs de machisme éhonté. « A l’entraînement, on joue sur un demi-terrain et les garçons sur l’autre. Au début, ils pensaient qu’on passerait pas l’hiver, mais comme on s’est accrochées… » Elle n’a qu’un seul regret : « L’équipe existe depuis 2003, mais s’appelle toujours “ Les Gars de Plonévez ”. Ça, ça n’a pas changé. » —
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