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27-03-2008

Les artistes font corps

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En ces temps de disette budgétaire, le monde culturel redécouvre les vertus des coopératives et des pépinières.
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Les artistes ne bataillent pas que sur les planches de théâtre, les scènes de salles de concert ou les plateaux de cinéma. Captiver un public est une chose. Séduire une banque, une fondation, une entreprise ou une collectivité locale pour obtenir des financements en est une autre. Fin février, ils étaient plusieurs milliers à manifester dans toute la France à l’appel d’une vingtaine d’organisations syndicales. Autour du slogan « Diversité artistique et culturelle en danger », ils dénonçaient une baisse globale de leur budget : entre 4 % et 6 % de gel de crédits pour les compagnies (1). « Face aux nouvelles règles de l’intermittence mises en place en 2003 et aux restrictions budgétaires, les artistes et leurs administrateurs ont dû chercher des solutions inventives pour préserver la création culturelle », analyse Emmanuel Wallon, professeur de sociologie politique à Paris XNanterre (2). Ces solutions inventives ressemblent plutôt à un retour aux sources. Celui de l’époque des coopératives. « Puissant dans le domaine agricole comme dans la santé, le mutualisme intéresse désormais le monde du spectacle vivant. Un signe que l’individualisme affiché durant les vingt dernières années commence à atteindre ses limites », poursuit Emmanuel Wallon.

Recherche de fonds et buzz sur le Net

Plus fort que les coopératives, les pépinières artistiques se multiplient. « Le secteur culturel se professionnalise. Les artistes doivent désormais savoir monter un dossier, rechercher des fonds publics et privés, savoir communiquer, maîtriser le buzz sur Internet… », raconte Vincent Prioux, responsable de Trempolino, plateforme spécialisée dans les musiques actuelles en Pays de la Loire. Ces pépinières sont un paradis pour artistes : elles offrent à la fois un fonds de garantie pour obtenir des prêts, des tarifs préférentiels pour les achats, des espaces de travail, des actions de formation, des accompagnements. Trempolino accueille actuellement 16 structures représentant un chiffre d’affaires de 1,8 million d’euros et 25 emplois directs. « Nous sommes dans une micro-économie qui s’en sort grâce à l’échange de compétences. De l’économie sociale et solidaire en résumé. »
Sources de cet article

- La pépinière Trempolino

- Le Syndicat national des arts vivants

- L’association Opale (Organisation pour projets alternatifs d’entreprises)

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