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28-05-2014
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Le rêve du fair-play

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Le rêve du fair-play
(Crédit photo : flore-aël surun - tendance floue)
 
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N° 58 - juin 2014

Football : je t’aime… moi non plus

Que nous soyons « footeux » ou non, l’éclat de rire d’un bambin qui tape dans sa toute première balle, sur un terrain vague de New Dehli, de Ouagadougou ou de Saint-Etienne, a quelque chose d’irrésistible, sans doute d’universel. Que nous lxa fréquentions assidûment ou non, la tribune, au creux de laquelle se serrent des centaines de personnes, porteuses d’autant de destins, haletant d’une seule et même respiration pour soutenir « leur » équipe dans l’adversité, a quelque chose de transcendant. Que nous soyons patriotes ou pas, une nation qui s’engouffre tout entière dans les rues de ses villes pour célébrer « ses » héros d’un soir – un jour, peut-on espérer, ses héroïnes ? – a quelque chose d’électrisant.

La part de magie que recèle le foot, et au-delà de lui le sport, est à l’image de notre société civile : l’on y croise des individualités fortes, capables de rassembler autour de leur talent et de leur force de conviction un collectif pour porter son destin au-delà des rêves les plus fous. Ou, tout simplement, le plaisir de construire quelque chose ensemble. Voilà pour la lumière.

Que la société civile retrouve voix au chapitre

Malheureusement, les forces contraires que l’on y rencontre semblent avoir, au moins momentanément, pris le dessus. Que les instances « suprêmes » du football commencent à outrepasser leur statut, et tout déraille. C’est Michel Platini, le président de l’UEFA (l’instance dirigeante du football en Europe), l’idole d’une génération, qui se fend d’un oukase à l’adresse de la population brésilienne : interdiction de défendre ses droits pendant le Mondial de football. C’est l’incroyable décision de la Fifa (l’association des fédérations nationales) de prévoir l’organisation d’une compétition sportive lors d’une saison où le pays hôte sera accablé de fournaise, au Qatar, en 2022. C’est cette même organisation, en théorie dépositaire d’une parcelle de l’esprit du sport, qui laisse des dizaines d’ouvriers perdre la vie dans la construction des stades. Ce sont, enfin, ces joueurs, pour les uns croulant sous des montagnes d’euros, tandis que d’autres ballottent au gré des contrats de leurs clubs, criblés de dettes et asservis à la surenchère des droits télévisuels.

Rien n’interdit de penser que le fair-play finira pas l’emporter. Pour ce faire, sans doute faudra-t-il que la société civile se mobilise pour retrouver voix au chapitre face à des instances déboussolées et parfois peu créatives. Ce qui est vrai du football ou de tout autre sport l’est aussi de notre société face aux défis citoyens que le XXIe siècle lui propose de relever. —

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