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écologie-économie verte

Par marthamar
23-03-2015

Le marché du vivant : nouvelle cible de la finance américaine

Les espèces naturelles peuvent depuis un certain temps être cotées en bourse. Ce n’est pas une blague ni un poisson d’avril. Aujourd’hui, les marchés de l’environnement existent bel et bien, ce qui a mené à l’apparition d’un nouveau genre d’établissements comme les biobanques.

L’ère de la marchandisation de la nature

Lutter contre les problèmes environnementaux comme le réchauffement climatique, la disparition des espèces et la raréfaction des ressources naturelles en se tournant vers les marchés financiers. Cette idée a fait son apparition il y a une cinquantaine d’année déjà. Mais c’est aux Etats-Unis qu’elle a pu être mise en application pendant le mandat du président Reagan. Le président Bush s’y intéressa également de très près.

Cette mesure a permis aux grosses pointures américaines de l’industrie de compenser les dégâts qu’elles causent à l’environnement en achetant des certificats de biodiversité. Une façon de se soulager la conscience en participant aux efforts de protection et de sauvegarde des espèces menacées ? Pas si sûr !

Selon certains, ces certificats font plutôt office de permis de destruction massive contre la nature. Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’un marché juteux convoité par les poids lourds de la finance américaine, notamment.

Comment ce marché fonctionne-t-il ?

Les biobanques, spécialisées dans le vivant, élaborent des produits financiers spécifiques. Des actions « Orang-outan », « ours polaire », « lamantin » etc. Les premiers établissements bancaires spéculant sur le déclin des espèces proposèrent leurs premiers services en 1991 en vendant leurs actions à des entreprises américaines aux activités nuisibles pour l’environnement.

Ces biobanques ont en quelque sorte pris en otage le destin des espèces menacées, dans l’unique but de générer des profits atteignant des centaines de millions de dollars par an.

Le cynisme de la finance américaine est sans frontière. Elle n’a pas l’air d’avoir tiré les leçons de la crise financière qu’elle a créé en 2008 et dont les dégâts sont encore perceptibles jusqu’à nos jours. Désormais, elle s’attaque de pleins crocs à l’environnement pour en tirer le plus grand profit possible. Les conséquences ne peuvent qu’être désastreuses !

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