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16-07-2015
Mots clés
France
Etats-Unis

L’institution chancelle, place au logiciel !

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L'institution chancelle, place au logiciel !
(Crédit photo : milosdizajn / fotolia.com)
 
Le big data peut sauver le monde, le patron de Bayes Impact en est persuadé. Depuis la Californie, son ONG met ses algorithmes au service de la solidarité et du bien public.

Numérique - Qui a dit que les geeks vivaient hors du temps, reclus derrière leurs écrans à coder une énième appli futile ou à se marrer devant des lolcats ? Pas Paul Duan, créateur de Bayes Impact : « Autour de moi, les gens rêvaient de succès, de créer le prochain Snapchat. Il y a d’autres choses dans la vie, non ? J’avais envie de faire quelque chose d’utile. »

Au chevet de l’hôpital

Bayes Impact crée des logiciels en open source destinés aux entreprises solidaires et aux acteurs du service public. « Mieux que de simples conseils, ce sont des produits opérationnels », assure le génie des maths de 22 ans. Un exemple ? « Lorsqu’un patient est admis à l’hôpital, les médecins n’ont pas toujours le temps de lire son dossier médical et le laissent parfois repartir sans prendre en compte le risque de rechute ou de complications qui entraînent une réadmission dans les trente jours. Ça concerne dix millions de personnes et coûte 40 milliards de dollars par an (36 milliards d’euros) au système de santé américain. On a créé un logiciel pour analyser tout ça. »

Quand le patient entre à l’hosto, son dossier est scanné par le logiciel, qui avertit les médecins d’éventuels risques de réadmission. « Si cela est dû à son obésité, les médecins lui prescrivent un accompagnement à sa sortie. Un programme nutritionnel, par exemple. » Pour concevoir le logiciel, Bayes Impact s’est entourée de médecins et s’est procuré des millions de dossiers médicaux, qui ont fourni une base de décisions d’experts. « Nous ne faisons que répliquer ces décisions en temps réel et à grande échelle », résume Paul Duan.

Vues sur la France

Originaire de Trappes (Yvelines), le jeune homme est passé par Sciences-po et l’université américaine de Berkeley avant d’atterrir dans la Silicon Valley, en Californie, où, à l’âge auquel d’autres finissent leurs études, lui recrute des ingénieurs de Facebook ou de Google. Une success story à l’américaine… sans le profit. Ses logiciels étant gratuits, Bayes Impact est financée par des fondations ou des contrats avec le gouvernement américain.

Parmi ses autres projets : un moyen de « rendre les décisions de justice plus empiriques » pour remédier à la surpopulation des prisons ou un système pour optimiser le trajet des ambulances. L’ONG n’a qu’un an mais se rêve déjà mondiale. Paul Duan a des vues sur la France, pays au « profil parfait », car très centralisé : « On parle à une personne et on a accès aux données de tout le territoire ! » Son but ultime ? Faire de Bayes Impact « une institution capable de comprendre comment travailler efficacement dans les gouvernements ou les services publics ». Et devenir ainsi « l’équivalent technique du Fonds monétaire international ou de la Banque mondiale ».


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