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4-05-2006

L’illusion nucléaire

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Le nucléaire est-il l'énergie de l'avenir ? Une chose est sûre : contrairement aux apparences, il ne répond aujourd'hui qu'à une petite partie des besoins en énergie de la planète.
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  • Antoine Batz : L’illusion nucléaire

    On entend ici ou là que le nucléaire sauvera l’humanité de 2 crises majeures : la fin du pétrole et le réchauffement de la planète. Pourquoi ? D’abord parce que le nucléaire constitue une alternative au pétrole. Ensuite, parce qu’il est une énergie « propre », garantie sans émissions de gaz à effet de serre. Tout ceci est parfaitement exact.

    De là à laisser penser qu’il est l’énergie numéro 1 de l’avenir, il y a une marge. Avec 441 réacteurs installés dans seulement 31 pays, le nucléaire fournit environ 6% de l’énergie consommée dans le monde, très loin derrière le pétrole, le gaz et le charbon. Conséquence : 94% de l’énergie dont le monde a aujourd’hui besoin n’est pas d’origine nucléaire. Imaginer que le nucléaire peut se substituer aux énergies fossiles, émettrices de gaz à effet de serre, reviendrait à dire : tapissons la planète de centrales. 20 ans après l’accident de Tchernobyl - et alors qu’ONG et OMS continuent de s’étriper sur le « vrai » bilan humain de la catastrophe - il semble illusoire de penser que la population soit prête à accepter un tel projet. Pire, si un nouvel accident de type Tchernobyl devait se produire dans les années à venir, le nucléaire pourrait tout simplement être décrété socialement inacceptable dans bien des pays.

    Ensuite, l’installation de nouvelles centrales nécessite des moyens financiers considérables. Miser massivement sur le nucléaire, c’est retirer à d’autres secteurs (photovoltaïque, éolien offshore et sous-marin, biomasse etc.) les moyens de se développer. Ces sources d’énergie inépuisables et non émettrices de gaz à effet de serre ont pourtant prouvé leur efficacité (même si elles restent encore chères) et leur capacité à créer autant, sinon plus, d’emplois que la filière nucléaire.

    Les conséquences du changement climatique sont imprévisibles : en pleine canicule 2003, plusieurs réacteurs ont dû être stoppés en France. Les centrales qui les abritent sont construites le long de cours d’eau, dont le débit était devenu insuffisant pour les refroidir. Dans ce cadre, remplacer une dépendance énergétique au pétrole par une dépendance au nucléaire, est un pari osé.

    Rappelons enfin que le nucléaire répond en France à 75% de la consommation en électricité, mais à seulement 17% de la demande d’énergie. Gaz, charbon et pétrole couvrent aujourd’hui 71% des besoins en énergie (électricité, transports, production des usines, etc.) de la France. Au-delà du débat sur l’abandon ou la poursuite du nucléaire, il apparaît évident que cette énergie n’est qu’une parmi d’autres. Certainement pas la première. Peut-être pas celle de l’avenir.

    Voir en ligne : Climat : quand le ciel nous tombera sur la tête

    4.05 à 10h16 - Répondre - Alerter
    • Fred de "Et Maintenant" : L’illusion nucléaire

      J’ai publié sur mon blog un article complémentaire sur les enjeux et coûts réels de l’energie nucléaire

      Voir en ligne : Nucléaire : la solution ?

      4.05 à 11h57 - Répondre - Alerter
    • L’énergie nucléaire est la seule capable de fournir l’énergie nécessaire sans polluer la planète.
      Car la vie a failli disparaître sur terre au moins deux fois, il y a 250 millions d’années et il y a 65 millions d’années. A chaque fois l’effet de serre semble être en cause . C’est donc le vrai ennemi. Ceux qui désinforment et affolent sur le nucléaire sont des irresponsables, ou des gens financés par les pétroliers.

      Maintenant prétendre que l’on règlera tous les problèmes d’énergie avec, est aussi irresponsable. Mais l’hydrogène est une solution pour les transports, cependant il se fabrique à partir de l’eau avec beaucoup d’électricté. Donc le nucléaire est aussi en cause

      Quelques chiffres, nous produisons actuellement 530 Twh en France (Tera= 10 puissance 12), 468 pour nous, le reste à l’exportation, on envisage 650Twh en 2020 (à conditions de poursuivre les économies d’énergie de la dernière décennie au même rythme).
      L’hydraulique plafonne à 80 Twh
      Le thermique, hyper polluant, plafonne à 70 Twh
      La somme de toutes les énergie dites propres (éolien, solaire, biomasse, géothermique...) devraient atteindre dans le cas favorable 35 à 40 Twh.
      Il manquera 460 Twh en 2020. L’électronucléaire n’est pas un choix mais une évidence.
      Ceci ne voulant pas dire qu’il ne faut pas développer les autres énergies, mais leurs possibilités sont hors de proportion avec les besoins, les économies d’énergie ne conduisant qu’à une ralentissement de la croissance.

      L’Allemagne qui s’est faite avoir par ses écolos nous achète de plus en plus son énergie. Tous les pays qui ont cédé à cette mode reviennent au nucléaire.
      Pour qu’une éolienne fonctionne il faut du vent , or par forte chaleur ou froid intense généralement nous sommes sur un extremum de pression donc avec peu de vent. Or la puissance d’une éolienne varie comme le cube de la vitesse du vent, mais par sécurité on les arrête par vent trop fort (vers 80 km/h). Les vents réguliers sont en mer, mais nous sommes sur un plateau continental donc les possibilités d’implantation sont limitées par des profondeurs océaniques vite importantes. Les Danois qui sont environnés de mers peu profondes ont développé l’éolien, mais leur besoin sont sans commune mesure avec les notre ; population 12 fois moins importante et coût de l’électricité 2 fois plus élevé.
      Les pays qui ont stoppé le nucléaire sont les pollueurs de l’Europe. Le Danemark qui n’a pas de nucléaire, pris en exemple par les écolos pour ses éoliennes, produit en réalité 88% de son électricité par le charbon, le pétrole et le gaz. (en France c’est 9% , en Allemagne 62%, en Angleterre 71%)

      N’oublions pas qu’un gramme de plutonium permet de produire autant d’électricité que 20 000 tonnes de pétrole, qui produisent 68 000 tonnes de CO2. Bravo l’effet de serre.
      Les déchets, voilà l’ennemi. C’est une question sérieuse mais il faut aussi la quantifier. Un réacteur de 1000 MégaWatt produit 21 tonnes de combustibles usés dont 96% sera retraité pour resservir de combustible, il restera 750 kg de produits de fission dangereux (soit environ 1 m3), dont un peu moins de 2Kg de déchets lourds transuraniens vraiment très dangereux.
      Que la science ne sache pas encore retraiter ces produits n’est pas une raison pour stopper les recherches ; en les enfouissant, ce n’est pas satisfaisant c’est vrai, mais il y a malgré tout une certaine logique puisque la seule croûte terrestre renferme 160 milliards de tonne d’uranium naturel.

      J’ai signalé que nous produisons 530 Twh et qu’il en faudra 650 dans 15 ans. Imaginons que nous gardions la production actuelle et que le complément soit fait par des éoliennes. Une éolienne de 2 Mw produit par an 4 milliards de Watts, il faudrait donc un alignement de 9000 km avec une éolienne tout les 300 m qui est la distance de non interaction entre elles.
      On voit vite les limites.
      OK pour diversifier les sources, mais les possibilités physiques de chaque système guide vite le choix possible, avec 15 réacteurs nucléaire ( et sans doute beaucoup moins avec le progrès) on règle la question.

      1er.06 à 12h04 - Répondre - Alerter
      • C’est l energie necessaire au transport qui va poser probleme . Les bio carburants resteront d’un appoint marginal .L’Hydrogene est l’avenir sans doute mais pour produire 1 Kw d’H2 utilisable sous forme de gaz en hydrolisant de l’eau il faut 6 Kw d’électricité .
        Seul le nucleaire peut fournir cette demande massive d’electricite
        N’en deplaise aux ecolos .

        13.07 à 12h16 - Répondre - Alerter
      • Et ou ira t’on chercher l’uranium necessaire pour fournir toutes ces centrales ?????Si on considere les besoins actuels il semblerait que la quantite d’uranium disponible ne permette qu’une duree d’utilisation de 80 ans. Valable si on considere que les pays"pauvres"ou en voie de developpement le reste, et qu’il n’y ait pas d’accroissement de population. Or ce n’est pas le cas donc realistiquement la duree du stock d’uranium est plus proche de 40 -50 ans. Ou est la logique du deploiement d’autant d’energie pour developper ce type d’energies voues a mourir aussi rapidement en faisant au passage autant de degat ( extraction d’uranium, fabrication de centrales) et en laissant autant de dechets pour lesquels nous paierons un jour ecologiquement l’enterrement ???????????????

        26.07 à 08h19 - Répondre - Alerter
        • Olivier, Nantes : L’illusion nucléaire

          Je crois ma Chère Delph, qu’il faut réviser vos sources ... vous semblez confondre l’uranium et le pétrole ... les mines exploitées à ce jour d’uranium, si je ne m’abbuse, permettent d’assurer l’approvisionnement des centrales pour plus de 500 ans ... par ailleurs, d’autres gisements sont connus mais non exploités ... de plus, il y a de l’uranium sous vos pieds où que vous soyez ! c’est un minerais, pas un fossile (contrairement au pétrole au charbon ou au gaz) !

          Par ailleurs, des recherches sont menées en Inde pour utiliser d’autres minerais fissiles qui pourraient remplacer l’Uranium naturel.

          Enfin, les technologies du recyclage de l’Uranium développées et utilisées d’une façon industrielle en France depuis 25 ans, permettent à la filière nucléaire de s’assurer son approvisionnement pour plusieurs milliers d’années ...

          N’en déplaisent aux anti-nucléaires !

          4.08 à 14h23 - Répondre - Alerter
        • Michel CUNEY : L’illusion nucléaire

          Les ressources mondiales en uranium estimées actuellement, de l’ordre de 5 millions de tonnes U métal, sont celles déterminées il y a plus de 15 ans, car l’exploration de l’uranium dans le monde avait été presque arrêtée ces denières 15 années du fait des chutes des cours de ce métal (de 45 à 7 $/livre U3O8 entre 1980 et 2002) résultant en grande partie des prix extêmement bas du pétrole pendant cette période. L’exploration ne reprend que depuis 2 ans seulement et toutes les équipes d’exploration sont à reconstruire, les spécialistes du domaine étant devenus très rares. De plus ces ressources ne prennent pas en compte l’uranium a faible teneur comme celui présent dans les phosphates qui représente des ressources de plusieurs millions de tonnes. L’uranium des phosphates est actuellement rejeté pro parte dans les résidus de l’exploitation des phosphates et pro parte est répandu dans les champs sous forme d’engrais phosphatés (30 à 300 g/t U).

          Par ailleurs, le prix de l’uranium extrait peut croître de manière importante car il ne rentre que pour quelques pour cents dans le coût de production de l’électricité contrairement au pétrole ou la proportion est de l’ordre de 80%. Le coût de l’electricité nucléaire est surtout celui de la matière grise qui est dedans (haute technologie et personnel en nombre et hautement qualifié) contrairement à une centrale fonctionnant aux énergies fossiles. Enfin la durée d’utilisation que vous donnez est celui d’une utilisation de l’uranium dans les centrales actuelles qui ne brûlent que l’uranium 235 (0,7 % de l’U naturel). Si l’on prend en compte les centrales de 4ème génération qui pourront brûler également l’uranium 238 (99,3 % de l’uranium naturel) cette durée d’utilisation passe à l’échelle de plusieurs siècles, largement le temps d’assurer le développement d’une nouvelle source d’énergie. De plus les réacteurs de 4ème génération devraient pouvoir brûler leur déchets.

          D’un point de vue plus fondamental, l’énergie nucléaire est celle qui fait fonctionner notre univers : la chaleur de la terre est maintenue grâce à la désintégration radioactive naturelle de l’uranium, du thorium et du potassium présents dans toutes les roches de quelques mg à quelques dizaines de grammes par tonne, le soleil chauffe notre atmosphère gâce à la fusion thermonucléaire qui se produit en son sein ...
          Par contre il est complètement irresponsable que qu’une petite moitié de l’humanité brûle en un siècle toutes les ressources en combustibles fossiles de la planète, en les gaspillant (1 personne /voiture dans des bouchons interminables dans les grandes agglomérations par exemple ...), en endommageant gravement l’environnement (des dizaines de millions de morts sur les routes depuis 1 siècle dans le monde, des centaines de millions d’estropiés à vie, sans compter les morts ou malades du fait de la pollution des villes, la pollution sonore, pneumatiques et carcasses usagées qui égayent nos campagnes ...), leur combustion produit du gaz carbonique qui va contribuer à l’effet de serre, dont la conséquence ultime sera une réduction notable de la population sur terre si l’on ne change pas radicalement de politique énergétique rapidement à l’échelle de la planète. Ces ressources fossiles sont des molécules carbonées complexes à partir desquelles il est possible de produire des molécules utiles à l’homme (médicaments, plastiques ...), on les brûle simplement pour contribuer à l’effet de serre !

          Les énergies nouvelles doivent être développées massivement, mais elles ne peuvent pas assurer à elles seules le développement de l’humanité, leur association avec le nucléaire et des économies drastiques d’énergie pourra difficilement compenser la chute inexorable des énergies fossiles dans les quelques dizaines d’années à venir, mais est indispensable pour minimiser le développement de l’effet de serre. Ne tuons pas une ressource vitale au maintien des conditions de vie de l’homme à un niveau raisonnable.

          8.08 à 11h13 - Répondre - Alerter
          • - Moins de 4.000 tonnes d’uranium pourraient être extraites des phosphates chaque année dans le monde, à comparer à une consommation d’uranium de 65.000 tonnes en 2005.
            C’est ici : L’uranium des phosphates

            - Avec un prix à 10$/lb, l’uranium comptait pour 5% du coût de production de l’électricité nucléaire. Avec un prix à 100$/lb, cela devient 34% et le coût du kWh nucléaire augmente de 45%.
            Lire : Le prix de l’électricité nucléaire devrait bientôt doubler

            - En cherchant sur la page énergie ou sur la page électricité de ce site, on s’aperçoit que la France importe plus d’électricité d’Allemagne quelle ne lui en exporte, que l’Allemagne est un exportateur net d’électricité, que la production d’uranium va diminuer dans le monde à partir de 2025, qu’une pénurie grave va précéder ce "peak uranium"

            24.12 à 15h55 - Répondre - Alerter
      • L’énergie nucléaire est sans contestation possible une source d’énergie fort utile. Mais posons nous la question de savoir si elle est indispensable...
        En matière d’énergie, l’Homme est face à une réalité qui se traduit par une escalade technologique, qui de toute l’histoire de l’humanité n’a jamais vraiment résolu de problème en ce qui concerne les ressources énergétiques. Pas de soucis, on a besoin d’énergie ? On va en produire, comme ça nous pourrons tous laisser la télé allumée et le frigo ouvert !
        - On nous a promis des voitures propres. On les a eu ! Oui mais on a aussi fait explosé le parc automobile !
        - Aujourd’hui on nous dit même que les nouvelles motorisation des avions et leur capacités toujours plus importantes limiteront leur impact. C’est sans compter sur nos besions toujours croissants de mobilité et le nombre d’apareils en service...
        - On a trop chaud l’été, trop froid l’hiver ? Plutot que d’isoler les batiments et les fenetres, achetons des clim’ bien puissantes, et des chauffages radiants !

        Tous nos usages énergétiques ne sont et ne seront pas couverts par le nucléaire !
        Et de toutes façons, il va faloir apprendre à économiser, que ce soit le pétrole (c’est pour demain) ou le nucléaire (bientôt plus de place pour enfouir)...

        Une synthèse fort à propos : "le nucléaire ne sauvera pas le climat, en 50 points". http://verts-europe-sinople.net/IMG/pdf/Nucleaire-climat-Bonduelle-mai-juil2006.pdf

        Bonne lecture

        23.08 à 12h52 - Répondre - Alerter
      • La déforestation produit autant de CO2 que tous les combustibles fossiles utilisés pour la production d’électricité dans le monde, de 17 à 18% des gaz à effet de serre.

        Doubler en 20 ou 30 ans le nombre de réacteurs nucléaires est non seulement impossible mais n’aurait pas d’influence réelle sur les émissions de gaz à effet de serre.

        Lire : Electricité, nucléaire et CO2

        Remplacer tous les réacteurs nucléaires par des centrales électriques à gaz augmenterait très peu les gaz à effet de serre, sept fois moins que la déforestation.

        24.12 à 15h34 - Répondre - Alerter
    • C’est très bien de promouvoir "le photovoltaïque, l’éolien off shore et sous-marin (?), la biomasse ..." mais à ce jour je n’ai trouvé aucune appréciation QUANTIFIEE de leur apport possible.
      Pour me faire une opinion et vous suivre, j’aimerais trouver une telle étude

      16.07 à 11h22 - Répondre - Alerter
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