publicité
Accueil du site > Actu > Mobilités > Weldom inaugure le vélo de fonction
6-05-2010
Mots clés
Transports
France
Ils Changent Le Monde

Weldom inaugure le vélo de fonction

Taille texte
Weldom inaugure le vélo de fonction
(Crédit photo : Abdallahh/Flickr)
 
L’enseigne de bricolage offre une bicyclette à ses employés. En échange d’un engagement de tours de pédale et d’une modeste participation.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
SUR LE MÊME SUJET
Article publié dans le

N° 19 - novembre 2010

Comment Sarkozy a failli être écolo

« Ça a commencé par une blague », se souvient Jean-Baptiste Degandt, directeur des ressources humaines chez Weldom. Jusque là, dans cette enseigne de bricolage, on faisait comme tout le monde. Pour se déplacer depuis la centrale d’achat de l’Oise, les cadres disposaient de voitures de fonction et tout marchait comme sur des roulettes. Sauf que chaque année, la direction optait pour un parc automobile plus petit et des véhicules moins puissants. « Si ça continue comme ça, on aura des vélos de fonction », ironisaient les cadres. Jean-Baptiste Degandt les a pris au mot. « Je me suis dit : "pourquoi pas ?" Ça ne coûte pas cher, l’initiative fait sourire et ça encourage la pratique sportive. »

Une grande première ? Presque. Certes, des initiatives existent déjà ailleurs. Mais dans la plupart des cas, il s’agit d’entreprises qui prêtent des vélos à leurs salariés pour se rendre à un rendez-vous. « Ça demande un entretien assez coûteux du parc, estime Jean-Baptiste Degandt. Et puis, les employés ne peuvent pas garder leur vélo le soir. Moi je voulais qu’ils l’utilisent pour faire leur trajet domicile-travail. » C’est décidé : Weldom ne prêtera pas mais donnera ses bicyclettes. Contre une contribution du salarié à hauteur de 15% (40% pour un vélo à assistance électrique) et l’engagement d’enfourcher la selle « environ un jour sur deux d’avril à octobre, sauf intempéries », le salarié dispose d’un vélo, nuits, vacances et week-ends compris… A condition d’en assurer – à ses frais – l’entretien. Au bout de deux ans, le voilà devenu propriétaire à part entière de la bécane. En clair, si le salarié part avant les deux ans, il rend le vélo. S’il reste au moins deux ans, il le garde.

Le 28 avril, c’est le grand jour. 13 vélos sont remis aux employés de la centrale de l’Oise. Les premiers cobayes ? Des volontaires qui logent de 2 à 5 kilomètres du boulot et venaient jusqu’ici en voiture, faute de transport en commun adéquat. 3 autres bicyclettes sont remises aux salariés d’un magasin dirigé par le groupe. Mais quid des 262 boutiques franchisées de l’enseigne ? « C’est en train de prendre, assure Jean-Baptiste Degandt. Il y a des commandes en Savoie, en Corse, dans les DOM-TOM, la Loire-Atlantique… Pour les encourager, je leur explique que c’est comme s’ils augmentaient leurs employés de 4 euros par mois pendant deux ans. C’est un coût très marginal »

Mais pas de vélo sans infrastructures. A la centrale d’achat, il y a bien un parking avec un système « pince-roues ». Mais l’installation est accusée de voiler les roues. Weldom promet très vite un parking d’arceaux. Et dans les magasins ? « Il faut qu’on installe des parkings pour les salariés et les clients. Il faut qu’on devienne la référence dans le domaine », insiste Jean-Baptiste Degandt. D’ailleurs, à chaque remise de vélo, les magasins sont invités à organiser un pot, à inviter le maire et la presse locale. Histoire d’inciter les autorités locales à mettre en place des pistes cyclables. Weldom entend bien, avec son vélo de fonction, faire tache d’huile.

Sources de cet article
Faites réagir vos proches, diffusez l'info !
Vous aimez Terra eco ? Abonnez-vous à la Newsletter

Rédactrice en chef à « Terra eco ».

6 commentaires
TOUS LES COMMENTAIRES
COMMENTAIRES SÉLECTIONNÉS
RÉPONSES DE LA RÉDACTION
Trier par : Plus récents | Plus anciens
Affichage : Voir tout | Réduire les discussions
  • carmen.boucher@ssss.gouv.qc.ca : Weldom inaugure le vélo de fonction

    Bonne idée ! au Québec même sous la neige les courageux vont au travail en vélo...
    Carmen

    25.02 à 15h54 - Répondre - Alerter
  • On n’a pas attendu Jean-Baptiste Degandt pour aller au travail à vélo... et un vélo autour de 110€ (4€ par mois pendant 24 mois = 96€ + les 15% payés par l’employé ça fait environ 110€) ça doit être un vélo bien pourri. Je lui aurais bien dit de se le mettre où je pense son bicloune, et à la place de donne l’augmentation que les syndicats demandaient.

    13.05 à 16h58 - Répondre - Alerter
  • Belle initiative à faire connaître. Dommage qu’il faille pédaler sur le bitume et dans les gaz d’échappement.
    Gégé

    7.05 à 13h58 - Répondre - Alerter
  • Bravo Weldom, c’est bon pour la planète et ça fait faire de l’exercice physique à ceux qui jouent le jeu.
    Espérons que ce ne soit pas seulement une question d’économie financière et/ou une tactique marketing pour faire parler d’eux et qu’ils mèneront d’autres actions dans ce sens !

    7.05 à 12h53 - Répondre - Alerter
  • les salariés de Weldom faisaient grève 11 jours pour obtenir une augmentation de salaire, on leur proposait guère mieux que les 4 euros du vélo : 0,5% sur un salaire de 1000 ou 1200 euros…

    vous pouvez lire la suite de l’interview d’une gréviste sur http://www.npa2009.org/content/weld...

    Aline Tranvouez est déléguée CFDT du magasin Weldom situé près de Mazargues, dans le 9e arrondissement de Marseille. Elle a participé à une grève de onze jours pour une augmentation des salaires.
    À l’issue de la grève, le patron de Weldom n’a rien cédé sur les salaires. Mais il s’est engagé à augmenter le budget des œuvres sociales du comité d’entreprise afin de prendre en charge une partie de la mutuelle et mettre en place des tickets-restaurants. Les grévistes ont décidé, alors, de reprendre le travail.

    Quelles ont été les raisons de la grève  ?
    L’ambiance était tendue depuis quelques mois au magasin car avec le changement d’enseigne (anciennement Mr Bricolage), la surcharge de travail avait augmenté. De plus, l’augmentation de salaire octroyée en début d’année était misérable (0, 5 %) et beaucoup de salariés furent déçus. Ils s’attendaient aussi à des augmentations individuelles. Le ras-le-bol général a continué à grandir. (…)

    7.05 à 09h39 - Répondre - Alerter
PUBLIER UN COMMENTAIRE

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

  • Se connecter
  • Créer un compte

publicité
publicité
publicité
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
publicité